La dentisterie holistique par Estelle Vereeck
Par Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents
Nouveau danger lié à l'emploi du téléphone portable
Alors que la nocivité des ondes émises par le téléphone portable continue de faire débat, une nouvelle étude met en évidence son impact sur la sécrétion salivaire, salive qui conditionne pour une grande part la bonne santé des dents.
Glande salivaire située derrière l'oreille, la parotide se trouve dans
le champ d'irradiation émis par un téléphone portable lors de son utilisation. Des recherches, menées en Israël selon un protocole établi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ont mis en
évidence un lien entre l'apparition de tumeur de cette glande et l'utilisation pendant plusieurs années de téléphone portable.Se basant sur ces travaux, les auteurs d'une étude parue en septembre 2009* ont cherché à mettre en évidence les modifications physiologiques induites sur la glande parotide par l'emploi d'un portable. Pour ce faire, ils ont prélevé, chez 50 volontaires en bonne santé, la salive produite par les deux glandes parotides, une seule étant soumise au champ magnétique d'un téléphone portable en utilisation.
Le téléphone portable menace-t-il la santé dentaire ?
C'est la question qu'on peut se poser au vu des résultats de l'étude. En effet, en comparant la salive produite par la glande non exposée à celle produite par la glande exposée, les chercheurs ont constaté une augmentation du débit salivaire du côté exposé. De plus, la salive produite par la glande soumise aux radiations d'un téléphone portable présente une altération de sa composition avec une nette diminution des protéines.
Altération du rôle protecteur de la salive
Les conséquences de cette altération de la salive sont d'autant plus importantes qu'elle contient de nombreuses substances qui ont un effet antibactérien assurant la protection des muqueuses et des dents. Les protéines salivaires jouent un rôle particulièrement important dans ce système de défense. Par exemple, une glycoprotéine, la mucine, empêche les bactéries d'adhérer à la surface des dents. Une autre protéine, le lysozyme, détruit les parois des bactéries susceptibles de s'attaquer aussi bien aux gencives et tissus de soutient des dents (maladie parodontale) qu'aux dents (carie).
Impact réel des ondes du téléphone portable
Cette étude est donc révélatrice à plus d'un titre. D'une part elle confirme que les ondes émises par les téléphones portables représentent bien un stress cellulaire infligé aux organes de proximité (s'il y a un tel impact sur la glande parotide, quel impact sur le cerveau ?). D'autre part, cette étude montre que l'impact du portable sur le système dentaire est potentiellement dangereux dans la mesure où, en altérant la salive, c'est l'immunité et l'équilibre de la flore buccale qui sont menacés avec des conséquences directes sur la santé dentaire (carie et maladie parodontale ou déchaussement).
D'autant plus qu'une étude antérieure a montré que les ondes émises par les portables majorent la libération du mercure contenu dans les amalgames dentaires, avec pour conséquence une intoxication accrue aux métaux lourds et une fragilisation des dents saines dans la mesure où les métaux lourds se substituent au calcium des dents.
Attention : risques majorés chez l'enfant en croissance dont l'émail, immature car plus poreux, se renforce avec le temps grâce à la salive.
Si les auteurs formulent le souhait que les résultats de cette nouvelle étude soit largement révélés au public, cela risque de demeurer un vœux pieux dans la mesure où d'autres intérêts président à la diffusion de l'information concernant les portables, objets des enjeux financiers que l'on sait.
Plus de détails sur le rôle protecteur de la salive : le Pratikadent
Bibliographie
* Goldwein O, Aframian DJ. The influence of handheld mobile phones on human parotid gland secretion. Salivary Gland Clinic, Saliva Diagnostic Laboratory, Department of Oral Medicine, Faculty of Dental Medicine, Hebrew University-Hadassah School of Dental Medicine, Jerusalem, Israel.
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Son cancer s'est déclaré un an après. Je suis très inquiète pour ma fille...
Comme souvent, le jour où en prendra conscience, un grand nombre de personnes en auront été victimes. J'espère que votre fille s'en sortira bien.
des faits, des faits...
Nous sommes bien d'accord, une étude reste une étude avec ses limites et ses biais. Celle-ci appelle tout de même à réfléchir.
Quant aux faits, ils sont là. Il n'y a que les aveugles qui ne veulent pas les voir.
Cordialement
Pour votre information :
Le 23 mars 2011, lors de la conférence sur les risques des ondes électromagnétiques organisée à la Faculté de Droit de Montpellier par l’OMESC et Robins des toits, Francis Glemet, docteur en
pharmacie et Président de la coordination Nationale Médicale Santé et environnement a fait le point concernant la santé.
Les résultats de l’étude « Interphone » , travail de recherche scientifique conduit par treize équipes de chercheurs issus de différents pays, sur les effets sur la santé du téléphone mobile, ont
été rendus publics le mardi 18 Mai 2010 après plusieurs années d’attente.
Confirmant des travaux antérieurs, notamment ceux de l’Université d’Orebro en Suède, de plusieurs universités américaines ou du Rapport BioInitiative, cette étude montre des risques de cancer du
cerveau accrus (+40 % pour le gliome et +15% pour le méningiome) chez les utilisateurs d’un téléphone mobile pendant une durée de 10 ans à raison d’une demi-heure d’utilisation par jour. Le
cancer se développe préférentiellement du côté de la tête correspondant à l’usage dominant du téléphone.
Le Pr. Lennart Hardell, de l’Université d’Orebro, et M.Michael Kundi, directeur de l’Institut de Santé Environnementale de Vienne, soulignent que, pour la plupart des cancérigènes, la période de
latence s’approche plutôt de 15-30 ans. Le risque pourrait donc être encore plus grand. De même, le Pr Hardell attire l’attention sur le fait que l’étude n’inclut pas les enfants, chez qui
cerveau et système nerveux sont plus fragiles, ni les téléphones sans fil, facteurs supplémentaires de risque.
Ces résultats, auxquels on ne peut reprocher d’exagérer les risques, doivent mettre fin aux atermoiements entretenus par les opérateurs de téléphonie mobile, des pouvoirs publics au cours de ces
dernières années. Les risques pour la Santé de la téléphonie mobile ne sont pas «possibles», «allégués» ou «supposés». Ils sont réels, et nul ne peut aujourd’hui prétendre les ignorer d’autant
que la durée moyenne d’aujourd’hui est d’une heure largement supérieure à la durée la plus forte de l’étude.
Le risque est réel après ce rapport et même s’il est évalué minime, à l’échelle de notre pays, cela représente, en regard des millions d’utilisateurs, de nombreux milliers de cas de nouveaux
cancers cérébraux et en particulier chez l’enfant dont la progression des cancers est de 1 % chaque année en Europe (donnée CIRC).
Source : http://www.reglementation-environnement.com
Voilà ce que j'appelle ne pas voir… Mais plutôt que d'aveuglement, je pense plus pertinent de parler de mauvaise foi.