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Prévention

Samedi 18 mai 2013 6 18 /05 /Mai /2013 10:48
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Dernière modification le 18-05-2013

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

Alors que vient de se terminer à Paris le Congrès SFODF IFUNA en mai 2013 sur les traitements orthodontiques précoces, il est bon de rappeler de la prévention en orthodontie est l'affaire aussi bien du spécialiste que du dentiste omnipraticien traitant.

Orthodontie : penser prévention La prévention des caries

Lorsque vous emmenez votre enfant consulter un dentiste pour la première fois, la première chose que regarde le praticien, c'est l'hygiène du jeune patient. Se brosse-t-il les dents ? Son brossage est-il de qualité, donc efficace, ou bâclé ? telles sont les premières questions que se pose le dentiste en examinant la bouche de votre enfant, avant même d'envisager des soins.
 
S'il constate que l'hygiène de votre enfant n'est pas satisfaisante, le dentiste va commencer par lui enseigner les rudiments indispensables d'un bon brossage. À chaque visite, le praticien va contrôler l'hygiène et si votre enfant persiste dans ses mauvaises habitudes, le dentiste ne poursuivra pas les soins.

Tout chirurgien-dentiste sait qu'on ne peut entreprendre des soins dentaires dans une bouche sans hygiène. En présence de plaque bactérienne, dépôt mou et collant adhérent aux dents après chaque prise alimentaire, dépôt que le brossage est censé éliminer, les soins dentaires ne tiennent pas, les caries récidivent et tout est à refaire au bout de six mois.

L'enseignement de l'hygiène est un geste élémentaire de prévention de la carie dentaire.

Quelle prévention en orthodontie ?

Si votre enfant, vers 8 ou 9 ans, commence à avoir des problèmes de dents mal alignées, votre dentiste vous adressera sans doute à un orthodontiste. Mais avant ? Avant que la malocclusion (dents mal implantées) n'apparaisse, c'est à dire au stade des dents de lait, quand tout paraît aller bien, quel dépistage précoce votre dentiste peut-il vous proposer ?

Non seulement, ce dépistage précoce existe, mais il fait partie des recommandations de la Haute Autorité de Santé :
"Tout chirurgien dentiste se doit de dépister, diagnostiquer, traiter ou adresser tout enfant porteur de problèmes fonctionnels péri-oraux avec ses dysmorphoses associées et ce dès l'âge de 3 ans" (HAS 2004, Dépistage orthodontique en denture temporaire et/ou en denture mixte).

En quoi consiste le dépistage orthodontique précoce ?

De même que le dentiste a dépisté l'hygiène dentaire, garante d'une base saine à des soins de qualité, de même, il doit se préoccuper de la manière dont votre enfant respire, déglutit et mastique, c'est à dire des fonctions oro-faciales (respiration, déglutition, mastication). En effet, la normalité des fonctions assure le développement harmonieux des mâchoires, garant d'une bonne mise en place des dents adultes vers l'âge de 7 ou 8 ans.
Il est donc essentiel de dépister des dysfonctions oro-faciales (respiration par la bouche, succion-déglutition ou déglutition infantile, mastication déficiente) le plus tôt possible. De même que le dentiste dépiste une mauvaise habitude de brossage et enseigne la bonne à son jeune patient, de même il devrait dépister de mauvaises habitudes oro-faciales (respiration par la bouche, succion-déglutition, mastication déficiente) et enseigner à son jeune patient comment respirer par le nez, déglutir dents serrées, bien mastiquer. C'est ce qu'on appelle l'éducation fonctionnelle ou la rééducation fonctionnelle, aussi fondamentale en orthodontie que l'est l'éducation au brossage en dentisterie.

En savoir plus : Éducation fonctionnelle, hygiène orthodontique

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Prévention - Communauté : Bien-être
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Samedi 11 mai 2013 6 11 /05 /Mai /2013 11:27
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Dernière modification le 11-05-2013

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

Nettoyer la tétine du bébé avec sa salive, une bonne idée ?
Nettoyer la tétine du bébé avec sa salive C'est ce que suggère une étude suédoise* qui vient d'être publiée dans la revue américaine Pediatrics.

Ainsi, d'après les chercheurs, nettoyer la tétine du bébé avec sa salive en la suçant avant de la remettre dans la bouche de l'enfant serait la meilleure option.

"La succion par les parents de la tétine pourrait réduire le risque de développement d'allergies, probablement à travers la stimulation immunitaire générée par les microbes transférés à l'enfant via la salive parentale" conclut l'étude.

Les enfants dont les parents recourent à ce procédé de nettoyage développeraient moins d'allergies, d'asthme et d'eczéma que les autres.

Ainsi, il ne serait pas bon d'élever ses enfants dans un environnement aseptisé. "Un certain mode d'interaction avec l'environnement microbien est en fait une bonne chose pour les nourrissons et les enfants", déclare sans ambages le Dr William Schaffner, infectiologue, de l'université américaine Vanderbilt.

L'étude ne dit pas en revanche, si les enfants dont les parents ne s'embarrassent pas de procédés de désinfection ne développent pas davantage de caries que les autres. En effet, la carie est aussi une maladie bactérienne. La salive des parents est le vecteur de souches bactériennes (dont streptococcus mutans) qui ensemencent la bouche de l'enfant avec une flore buccale prédisposant aux caries dentaires. C'est pourquoi, les dentistes déconseillent généralement d'éviter toute transmission salivaire du parent à l'enfant par le biais d'une cuillère ou d'une fourchette.

Un risque que le Dr Joel Berg, président de l'Académie américaine de dentisterie pédiatrique, réfute catégoriquement : "Cette idée de ne pas nourrir son enfant avec sa cuillère ou sa fourchette est ridicule puisque si la mère est très proche du bébé, cette transmission ne peut être évitée, affirme-t-il. C'est impossible à moins de porter un masque et de ne pas toucher son enfant, ce qui n'est pas réaliste".

Nettoyer la tétine du bébé avec sa salive ou la désinfecter, le débat reste ouvert.

* Pacifier Cleaning Practices and Risk of Allergy Development, Bill Hesselmar, Fei Sjöberg, Robert Saalman, Nils Åberg, Ingegerd Adlerberth, and Agnes E. Wold

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Prévention - Communauté : Les accros du naturel au quoti
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Mercredi 20 mars 2013 3 20 /03 /Mars /2013 11:35
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Dernière modification le 20-03-2013

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

Du cacao à la place du fluor pour protéger l'émail dentaire Administré sous forme de gouttes ou incorporé aux dentifrices, le fluor, protecteur reconnu de l'émail dentaire, présente de nombreux inconvénients, dont celui du surdosage générateur paradoxalement d'une fragilité accrue de l'émail et de colorations indélébiles (fluorose dentaire). Pour cette raison, le fluor ne doit jamais être adminsitré à un bébé.

D'après une annonce*, un extrait de cacao, déjà identifié il y a quinze ans, pourrait favoriser la formation des cristaux d’hydroxyapatite, au point que leur taille serait largement supérieure à ceux d’un émail "naturel".

Ainsi, la substitution du cacao aux fluorures habituellement utilisés pour renforcer l’émail dentaire pourrait accroître sa résistance dans des proportions supérieures à celle obtenue avec le métalloïde si controversé.

 

A quand des dentifrices bio aux extraits naturels de cacao ?


* Source
http://www.google.com/patents/EP2533786A2?cl=en&dq=ininventor:%22Tetsuo+Nakamoto%22&hl=en&sa=X&ei=Soc8UbqEEuP17AaxiYCwCA&ved=0CDkQ6AEwAQ

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Prévention - Communauté : Les accros du naturel au quoti
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Mercredi 9 janvier 2013 3 09 /01 /Jan /2013 09:45
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Dernière modification le 09-01-2013

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 Passé l'âge de deux ans, boire au biberon profite moins à l'enfant. C'est une des conclusions qu'on peut tirer d'une étude* d’observation réalisée entre 2008 et 2010, au Canada, sur une population de 1 311 enfants en bonne santé, âgés de 2 à 5 ans, dans le but d'établir une relation entre la consommation de lait et les taux plasmatiques de vitamine D et de ferritine (dosage du fer).
Les chercheurs ont constaté que curieusement, les résultats sont différents chez les enfants qui boivent leur lait au biberon par rapport à ceux qui le prennent au verre. Contrairement à ce qui se passe quand un enfant boit le lait au verre, le fait de le prendre au biberon n'augmente que très peu le taux de vitamine D, tandis que les taux de ferritine baissent fortement.
Même s'ils ne peuvent en expliquer les mécanismes, les chercheurs observent que boire au biberon passé l'âge de deux ans est moins favorable pour obtenir de bons stocks de vitamine D et de fer.

Passé deux ans, stop au biberon

Les effets collatéraux de l'usage prolongé du biberon ne s'arrêtent pas là puisque la déglutition pâtit également de ce mode d'alimentation. En effet, boire au biberon après l'âge de deux ans entrave la maturation de la déglutition, le réflexe de succion associé au biberon empêchant l'acquisition d'une déglutition de type sujet denté ou déglutition adulte.

Conséquence : les mâchoires se développent peu, restent étroites et les problèmes d'orthodontie ou malocclusions se profilent.

Un enfant de plus de deux ans ne doit plus s'alimenter au biberon mais boire dans un verre.

Le sevrage du biberon est un préalable indispensable à toute modification du programme de déglutition et à tout traitement d'orthodontie.

* Maguire JL et coll. on behalf of the TARGet Kids! Collaboration: The Relationship Be-tween Cow's Milk and Stores of Vitamin D and Iron in Early Childhood. Pediatrics. 2013; 131 : e144-e151.

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Prévention - Communauté : Bien-être
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Vendredi 16 novembre 2012 5 16 /11 /Nov /2012 11:10
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Dernière modification le 16-11-2012

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

Bisphénol A et scellement des sillons chez l'enfant Les sealants ou ciments de scellement des sillons sont des résines semi-liquides coulées dans les sillons des molaires temporaires et permanentes dans le but de prévenir l'apparition de la carie dentaire chez l'enfant.

Problème, des traces de Bisphénol A ont été détectées dans des sealants dentaires.

Selon une étude* financée par l’Institut national pour la santé, les enfants traités avec une certaine résine employée pour le scellement des sillons ou sealants pourraient avoir été empoisonnés au bisphénol A.

Le Bisphénol A a un effet dit estrogenlike car il mime l'action des oestrogènes, avec pour conséquences chez les enfants exposés : une puberté précoce, des risques de cancer, une prédisposition au diabète…

En outre, des risques accrus d’anxiété et de dépression pourraient découler de l'emploi de ce produit chez les enfants.

Faut-il, à cause des effets secondaires potentiels du bisphénol A, se passer des scellement des sillons dans la prévention contre la carie dentaire chez l'enfant ?

Non, certainement pas, répondent les professionnels car le scellement des sillons  ou obturation prophylactique chez l'enfant est une arme de choix dans la lutte contre la carie dentaire.

On peut cependant ajouter que l'emploi le scellement des sillons chez l'enfant doit faire l'objet d'un choix raisonné tenant compte du ratio bénéfices/risques.

Il n'est pas question de se passer des scellement des sillons ou sealants chez les enfants à haut risque de développer des caries.

Chez les autres enfants, le bénéfice des scellement des sillons ou sealants est discutable, eu égard aux risques encourus.

En conclusion, on ne doit poser des résines de scellement des sillons ou sealants que chez les enfants qui en ont vraiment besoin.

Poser des résines de scellement des sillons ou sealants est un acte qui ne doit pas être systématique mais tenir compte des facteurs de risques de développer des caries dentaires, tels que : hygiène dentaire, hygiène alimentaire et diététique, contexte socio-économique, prise de fluor


En savoir plus sur le bisphénol A présent dans les ciments et matériaux d'obturation dentaires :
Bisphénol A dans les résines dentaires composites


Impact of Early-Life Bisphenol A Exposure on Behavior and Executive Function in Children
Joe M. Braun, MSPH, PhDa, Amy E. Kalkbrenner, MPH, PhDb, Antonia M. Calafat, PhDc, Kimberly Yolton, PhDd, Xiaoyun Ye, PhDc, Kim N. Dietrich, PhDe, Bruce P. Lanphear, MD, MPHd,f

http://pediatrics.aappublications.org/content/128/5/873.full

 

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Prévention - Communauté : Les accros du naturel au quoti
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Dimanche 4 novembre 2012 7 04 /11 /Nov /2012 10:46
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Dernière modification le 04-11-2012

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

Si les huiles essentielles sont couramment employées en dentisterie naturopathique pour l'hygiène des dents, les huiles vierges de première pression à froid le sont également : huile de carthame, de tournesol, de sésame…

 

Huile de carthame et santé dentaire

Certaines préparations du commerce incorporent de l'huile de carthame qui aurait la propriété de protéger l'émail des dents par dépôt à la surface de celui-ci.

Or, d'après une étude récente, l'huile de carthame serait au contraire nuisible car elle augmenterait la perte des ions minéraux de surface, calcium et phosphate, en particulier quand le milieu buccal est acide.

Pour l'hygiène dentaire et les bains de bouche à l'huile, il est donc préférable d'éviter l'huile de carthame et d'employer l'huile de sésame dont les bienfaits ont été démontrés.


* Hanning et coll. Effect of Safflower Oil on the Protective Properties of the in situ Formed Salivary Pellicle.  Caries Res2012 ; 46:496-506
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22813924

 

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Prévention - Communauté : Les accros du naturel au quoti
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Lundi 22 octobre 2012 1 22 /10 /Oct /2012 10:06
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Dernière modification le 22 - 10 - 2012

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

Avec l'âge, plus on a de dents, moins on s'expose au risque de sénilité. C'est la conclusion à laquelle parviennent les chercheurs de l'institut Karolinska en Suède dans une étude parue dans le Journal of the American Geriatrics Society (JAGS)*.
 

Mâcher, mastiquer, bon pour le cerveau

 

Les chercheurs ont observé chez 557 personnes âgées de 77 ans et plus l'état de leur denture, leur habileté à mâcher et leurs fonctions cognitives. Ils ont constaté que les sujets ayant plus de difficultés à mâcher des aliments durs ont un risque plus élevé de développer des troubles cognitifs.

Cette étude confirme d'autres travaux menés chez le rat (cités dans la bibliographie d'Orthodontie, halte au massacre) établissant un lien direct entre capacités de mastication et capacités d'apprentissage.

Ainsi, le ramollissement cérébral va de paire avec le ramollissement du contenu de nos assiettes.

 

Handicapés de la mastication

 

Que penser du nombre croissant d'enfants qui, dès le plus jeune âge, sont de véritables handicapés de la mastication ?

Quand un enfant rechigne à mastiquer pour n'absorber qu'une nourriture molle ou semi-liquide, c'est la plupart du temps, non par paresse, mais parce qu'il n'a pas les moyens de mastiquer à cause d'un défaut de croissance des mâchoires et des os de la base du crâne. Il faut traiter le plus rapidement possible car un défaut de mastication est le premier signe d'appel d'une dysmorphose ou malocclusion :


La mastication, signe précoce de malocclusion

Voir aussi

La mastication, remède naturel à la constipation

 

 

* JAGS cité par le Point du 11 octobre 2012

 

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Prévention - Communauté : Bien-être
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Dimanche 14 octobre 2012 7 14 /10 /Oct /2012 11:09
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Dernière modification le 14-10-2012

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castell

 

Dans notre dossier sur le blanchiment dentaire, nous avons déjà évoqué les effets secondaires de cette pratique sur les tissus durs de la dent : altérations de l'émail.

Les tissus mous, autrement dit la gencive entourant les dents subissant le traitement, souffrent également de l'effet des agents chimiques des produits blanchissants appliqués.

Le blanchiment dentaire est nocif pour les gencives, c'est ce que montre une étude récente* étudiant le comportement des cellules (fibroblastes et kératinocytes) de l’épithélium de la gencive (tissu de revêtement). En tenant compte du facteur lié au temps d'application du produit, les chercheurs ont observé les altérations de forme des cellules, ainsi que l'intensité de l'apoptose ou mort cellulaire.

Les résultats de ces travaux montrent que la mortalité cellulaire est présente et amplifiée dans toutes les couches ou strates de l’épithélium gingival.

En outre, ces travaux montrent que, quelle que soit la concentration, forte ou faible, les marqueurs de l'inflammation (cytokines) sont augmentés.
   

Blanchiment dentaire protégeant la gencive


La seule méthode de blanchiment qui permet d'éviter l'impact délétère du blanchiment sur la gencive, consiste à poser une protection isolante ou digue (feuille de silicone clampée sur les dents) quand le blanchiment est effectué au fauteuil chez le dentiste.

 

Blanchiment dentaire exposant la gencive

 

Toutes les autres méthodes recourant à des gouttières, qu'elles soient ajustées sur mesure (fabriquées par le dentiste à partir d'une empreinte) ou non ajustées car standard (boutiques type bars à sourire proposant le blanchiment dentaire) ont pour effet de mettre le produit qui fuse plus ou moins massivement, au contact de la gencive.

Dès lors, il ne faut pas s'étonner de ressentir après un blanchiment effectué de cette manière des picotements, d'avoir les gencives et le palais rouge ou irrité par l'inflammation consécutive à l'exposition aux agents blanchissants.

Les personnes aux gencives sensibles, rouges, qui  saignent ou sont irritées facilement, doivent éviter la multiplication des séances de blanchiment dentaire.

 

Rappel
D'après les dernières recommandations du Conseil de l'Ordre des dentistes, les produits d'éclaircissement dentaires utilisés par les chirurgiens-dentistes ne devront pas contenir un pourcentage de peroxyde d'hydrogène présent ou dégagé supérieur à 6 %.


- Les produits d'éclaircissement dentaire contenant entre 0,1% et 6% de peroxyde d'hydrogène présent ou dégagé ne pourront être vendus qu'à des chirurgiens-dentistes et utilisés par eux seuls. Ces produits ne devront pas contenir un pourcentage de peroxyde d'hydrogène présent ou dégagé supérieur à 6%.

- Les produits blanchissants contenant un pourcentage inférieur ou égal à 0,1% de peroxyde d'hydrogène présent ou dégagé pourront être librement commercialisés.


Lettre du CNOD 111 Octobre 2012


* Source
Lucier et coll. Soft Tissue Alterations Following Exposure to Tooth Whitening Agents. J Periodontol. 2012 Aout 8. [Epub ahead of print]

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22873655

 

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Prévention - Communauté : Bien-être
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Lundi 1 octobre 2012 1 01 /10 /Oct /2012 09:28
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Dernière modification le 01-10-2012

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

On connaît les vertus protectrices de l'huile de sésame, employée dans la médecine traditionnelle ayur védique et qui peut s'employer en bains de bouche.

Voici que viennent d'être découvertes par une équipe de chercheurs de l'institut de technologie Athlone en Irlande, les propriétés anti-carie de l'huile de coco, présentées à la conférence d'automne 2012 de la société pour la microbiologie générale, organisée du 3 au 5 septembre à l'université de Warwick.

Il ne s'agit pas d'une huile ordinaire puisque l'huile de coco doit ses propriétés anti-cariogènes à un traitement par enzymes reproduisant le processus de la digestion.

 

L'huile de coco, nouvelle protection anti-carie

 

L'équipe de chercheurs a découvert que l'huile de coco traitée par enzymes empêche la croissance des souches bactériennes de type Streptococcus, dont Streptococcus mutans, la principale bactérie productrice d'acides responsables de l'apparition des caries dentaires.

« Incorporer l'huile de coco traitée par enzymes dans les produits d'hygiène dentaire serait une alternative attirante comparée aux additifs chimiques, notamment du fait qu'elle fonctionne à des concentrations relativement faibles" explique le Dr Damien Brady qui dirige l'équipe de chercheurs.

Par ailleurs, l'huile de coco traitée par enzymes possède également une action sur la levure Candida albicans, responsable d'une candidose buccale ou "muguet".



Source
http://www.zeta-dental.fr/article-609-Lhuile-de-coco-et-santé-dentaire.html#.UGbLVUZIA6w

 

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Prévention - Communauté : Les accros du naturel au quoti
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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 11:04
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Dernière modification le 25-04-2011

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

 

Fluoration : trop de fluor dans l'eau Fluoration de l'eau et fluorose dentaire

 

Aux États-Unis, la fluoration de l'eau du robinet est systématique dans le but de prévenir la carie dentaire.

On peut se demander si cette fluoration systématique n'est pas excessive alors que les apports en fluor se multiplient : dentifrices, comprimés, sel, chewing gum…

Un apport excessif de fluor durant la période de formation des dents, avant l’âge de huit ans, peut provoquer une fluorose qui se traduit par des taches indélébiles sur les dents. Or les États-Unis sont le pays au monde où les cas de fluorose dentaire sont les plus nombreux.

Trop de fluor dans l'eau

Pour prévenir ce risque en augmentation dans la population américaine, le Département de la santé et l’Agence de protection de l’environnement (EPA) recommandent de fixer le nouveau taux de fluor à 0,7 milligramme de fluor par litre d’eau au lieu des 0,7 à 1,2 milligrammes qui servaient de norme jusqu’ici.


Source : U.S. Department of Health and Human Services and U.S. Environmental Protection Agency

Le fluor en France et en Europe

En France, comme dans la plupart des pays européens, l'eau courante n'est fluorée.

L'Assaps a cependant récemment revu à la baisse ses recommandations en matière de fluor chez le nouveau-né et l'enfant, rappelant que l’utilisation du fluor n’est qu’un aspect de la prévention de la carie dentaire.

 

En savoir plus sur l'emploi du fluor chez le nouveau-né et l'enfant, la fluorose  ainsi que les moyens de la prévenir et de la traiter: le Pratikadent, rubrique Fluorose.

 

 

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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 17:07
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Dernière modification le 25-04-2011

 

Par Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents

 

 

fluor enfant bébé Supplémenter ou non l'enfant en fluor, à partir de quel âge, pour quelle durée, à quel dosage et selon quel mode d'administration ? La réponse à ces questions est loin de faire l'unanimité.


Fluor : gouttes et comprimés ne sont pas sans danger.


 

L'agence Française de sécurité sanitaire des produits de santé a actualisé le mercredi 26 novembre ses recommandations de 2002 sur l'administration de fluor aux nouveaux-nés.

 

Lire l'article dans son intégralité :

 

Fluor : pas de supplémentation fluorée chez le bébé

En savoir plus sur l'emploi du fluor chez le nouveau-né et l'enfant, la fluorose  ainsi que les moyens de la prévenir et de la traiter: le Pratikadent, rubrique Fluorose.

 

 

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Prévention - Communauté : Naturopathie
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