Jeudi 9 avril 2009
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Dernière modification le 29-08-2011
Par Estelle Vereeck, auteur d'Orthodontie, halte au
massacre
Lorsque nous avons publié un article dont le thème était
l'allaitement au sein: bénéfices et limites dentaires, sur le site des éditions Luigi Castelli, nous ne pensions pas déclencher des réactions passionnées. Certaines mamans se sont senties remises
en cause par cet article qui déconseille un allaitement trop long. La réaction de l'une d'elles est
publiée sur le site des éditions.
Le sujet de l'allaitement au sein avec ses bénéfices et limites n'ayant pas fini de faire débat, il
paraît utile d'y revenir pour apporter quelques précisions.
Le rôle de la langue dans le développement des mâchoires est détaillé ans Orthodontie, halte au massacre qui explique comment prévenir les troubles orthodontiques en agissant dès la
naissance.
Le débat est ouvert. Pour y participer ou donner votre avis, cliquez sur commentaire, ci-dessous.
À lire avant de poster votre commentaire
Il est bien entendu que l'opinion formulée sur
l'allaitement au sein se limite à la sphère dentaire, du point de vue de la croissance des mâchoires et son moteur la maturation de la langue. Toute autre considération est hors sujet et ne saurait faire l'objet d'une
polémique aussi vaine que stérile.
Par Estelle Vereeck
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Publié dans : ORTHODONTIE holistique
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Les caries qui apparaissent sont-elles dues au lait ou aux sucres blancs ...
Bien à vous
Or, c'est le bon sens, toute chose bénéfique un temps pour un enfant peut devenir moins bonne ensuite, voire même néfaste. L'enfant grandit et ses besoins changent. C'est à nous, parents, de nous adapter à ses besoins. Et quels meilleurs marqueurs des besoins de l'enfant que ses dents ?
Continuer à allaiter un enfant qui est capable de mastiquer sa nourriture et de boire dans un verre n'a pas de sens, si ce n'est, sûrement, pour la maman qui peut se demander pourquoi elle veut continuer à allaiter son enfant qui, à trois ans ou plus, n'est plus du tout un bébé.
Or, d'après mon expérience, une partie importante des enfants présentant ces caries du biberon ont été allaité de manière prolongée au sein, c'est à dire après l'âge de deux ans, comme l'explique mme Vereeck. Nombre de mes collègues avec qui j'en parlais, ont fait le même constat.
Dans ce cas avez-vous pu réellement constater, statistiquement, sur un grand nombre d'enfants, une augmentation des caries du biberons chez des enfants allaités plus de 2 ans vs non allaités?
Parce que voyez-vous, des enfants allaités plus de 2 ans, je n'en rencontre pour ainsi dire jamais dans mon exercice, et par contre des caries du bib j'en vois chez tous les petits dont l'alimentation "générale" est perturbée (sucres blancs, alimentation industrielle etc).
Je respecte infiniment la dentisterie holistique, qui est une discipline passionnante, mais les affirmation péremptoires au goût de dictat intellectuel, beaucoup moins... Au plaisir de vous lire.
Il me semble que la différence saute aux yeux et qu'il n'est pas nécessaire de recourir à une bibliographie de cinq pages pour établir l'opposition qui existe entre succion et mastication.
En tant que dentiste, la physiologie de la mastication vous est certainement familière, celle de la succion peut-être un peu moins.
Pour rappel, les différences entre ces deux modes d'alimentation sont :
• dentaires : absence de dents pour l'allaitement versus présence de dents pour la mastication;
• linguales : étalement et interposition de la langue pour l'allaitement versus maintient de la langue en position haute entre les arcades pour la mastication et la déglutition adulte;
• psychologiques : fusion et dépendance de l'enfant vis à vis de la mère pour l'allaitement versus émancipation pour l'enfant qui mastique en même temps qu'il commence à marcher.
C'est évidemment très résumé et il y aurait beaucoup à développer sur ce dernier point comme sur les autres. Mais vous n'aurez aucun mal en recherchant dans vos cours ou dans des livres de plus amples précisions sur ces différents points.
J'ai pu constater la présence de caries du biberon sur des enfants allaités longuement au sein, c'est d'ailleurs, d'après mon expérience, un problème récurrent et assez fréquent, suffisamment en tous cas, pour qu'il mérite d'être signalé. Mais, non, je n'ai pas fait d'étude statistique sur le sujet.
"des caries du bib j'en vois chez tous les petits dont l'alimentation "générale" est perturbée (sucres blancs, alimentation industrielle etc)".
On est bien d'accord, sucres blancs, alimentation industrielle et autres perturbations alimentaires sont bien une étiologie possible mais non exclusive des caries du biberon qui se rencontrent également en cas d'allaitement prolongé au sein, comme au biberon d'ailleurs.
Quant à votre dernière remarque sur les "affirmation péremptoires au goût de dictat intellectuel", je préfère ne pas la prendre pour moi. Ai-je tort ?
Bonjour Madame Vereeck !
Depuis quelques jours « j’épluche », passionnément, votre site, où beaucoup de mes intuitions, quant à la dentisterie et l’orthodontie, se trouvent confirmées…
Toutefois, je modulerais vos affirmations concernant l’allaitement long…
En effet, je suis maman de deux enfants que j’ai allaité à la demande, en essayant de répondre du mieux possible à leurs besoins avec toute mon empathie.
Pour la première, les tétées étaient toujours très courtes. A partir de 9 mois, elle a fait du mono sein. Parallèlement, à 10 mois elle marchait toute seule…
A un an et 3 jours, elle a refusé catégoriquement la tétée !
Aujourd’hui, elle est dans sa 17ème année et sur les dents définitives, elle n’a eu qu’une seule carie… J’attends, avec une certaine impatience, de lire vos livres pour découvrir la signification…
En ce qui concerne l’orthodontie : elle a refusé tout traitement –elle ne veut pas de « sourire standardisé »- et à ce jour, elle est volontaire et épanouie…
Pour la seconde, les tétées étaient longues et forts différentes… J’ai vécu un allaitement long (4 ans !) par la force des évènements rencontrés.
Niveau alimentaire déjà à la maternité, avec la sage femme, nous avions remarqué qu’elle ne supportait pas que je mange des oranges. Par la suite, j’ai également observé qu’il ne fallait pas que je dépasse un carreau de chocolat, sinon elle avait la diarrhée.
… Vers 3 ans, nous envisagions sérieusement d’arrêter la relation d’allaitement : c’était sans compter sur la suite des évènements.
En effet, les deux filles se sont retrouvées avec une gastro-entérite. Chez l’aînée, elle a été guérie en 3 jours, par contre la benjamine au cinquième jour, je la sentais « claquer » dans mes bras : elle n’avait plus la force de téter !!!
Nous nous sommes retrouvées à l’hôpital d’enfants, où le personnel médical m’a invité à allaiter le plus possible, tout en complétant avec une solution par voie orale.
A la suite de cette mésaventure, nous ne nous sommes plus posés de questions et l’allaitement a duré jusqu’à ses 4 ans, où nous avons négocié (mère et fille) l’arrêt définitif…
A l’arrêt de l’allaitement maternel, elle a pris plus de lait de vache !
Avec tout cela, nous sommes entrés dans la ronde infernale de RGO nocturne et maladies ORL à répétitions.
Assez rapidement, nous avons découvert que le RGO provenait du cacao. Nous avons été chez l’allergologue : pas d’allergie notoire ; seulement une intolérance alimentaire.
Jusqu’au jour où, en tâtonnant, nous avons découvert qu’elle est intolérante aux laitages animaux… ce qui peut expliquer et justifier notre allaitement long…
Comme me l’avait si bien dit mon professeur de psychologie « il faut oublier ce que vous avez appris… et sentir avec votre cœur ! »
Malgré tout, à ses 10 ans, le dentiste m’invite à l’emmener chez un orthodontiste : nous étions plus que septiques. En creusant le problème, il m’explique que sa langue est mal placée et que le problème peut être résolu en allant voir une orthophoniste. Ce que nous avons réalisé. Avant, nous sommes aussi allées voir l’ostéopathe qui a confirmé que notre fille est « à l’aise dans ses baskets » et a de bonnes bases solides.
Précisions complémentaires, avec la seconde, j’ai vraiment allaité à la demande (jour et nuit), sans prise de fluor.
Aujourd’hui, elle est dans sa 12ème année et n’a eu aucune carie.
J’espère que mon témoignage vous sera utile pour la suite de vos recherches.
Je suis très heureuse de profiter de votre expérience et de vos observations.
Merci à vous.
Verobel
Votre première fille a suivi instinctivement la chronologie qui est d'après moi idéale avec un arrêt spontané de la tétée vers l'âge d'un an. Si elle n'a qu'une seule carie (et c'est tant mieux pour elle), il est effectivement intéressant de se poser la question de savoir à quoi elle renvoie.
L'exemple de votre seconde fille confirme ce que j'explique dans cet article : l'allaitement prolongé ne permet pas la maturation physiologique de la déglutition car le réflexe de succion est entretenu (sein et biberon posent à cet égard le même problème, de même que la succion du pouce ou d'une tétine).
J'ai lu avec intérêt votre article.La première réaction que j'ai eu a été :Un enfant de 18 mois a besoin d'apport de lait dans son alimentation. N'est-il pas plus logique qu'il ait du lait de sa mère plutôt que du lait de vache qui est beaucoup moins adapté au niveau nutritionnel et immunologique au petit humain...
Dr petit christine médecin généraliste
Je lis votre blog avec une très grande attention car ma fille a ce que vous appelez les caries du biberon, sur les 4 incisives du haut. elle a 3 ans et je l'allaite encore, j'étais persuadée que l'allaitement long était une bonne chose, pourtant je pense qu'on fond de moi, il y avait quand même une envie d'arrêter. Je crois que finalement c'est peut être la mère qui a le plus de mal à arrêter et je me sers de prétexte des bienfaits de l'allaitement long décriés par les écolos, certaines associations militant pour l'allaitement....
Bref, j'aimerais la sevrer à présent et aussi mieux comprendre ce que ses caries signifient, ce que nous en tant que parents nous avons à travailler.
Merci beaucoup pour votre blog et pour celles qui ont apporté leur témoignage.
De mon expérience personnelle, mon fils a été diversifié par la méthode de diversification menée par l’enfant, c’est à dire qu’il a mangé directement des aliments en morceaux, une nourriture solide à partir de l’âge de 7 mois, hors, il a sorti ses premières dents à 15 mois, et actuellement, à 21 mois, il n’a que 8 dents.
Donc votre rapport allaitement long/nourriture solide/dentition n’est qu’une théorie peu adaptable à la pratique parce que très variable d'un enfant à l'autre.
Allaitement au sein: quand arrêter
L’OMS, l’UNICEF et encore l’Académie Américaine de Pédiatrie sont tous d’accord sur ce point : l’allaitement est essentiel pour l’enfant et sa mère. L’OMS recommande six mois d’allaitement exclusif, puis l’introduction progressive d’autres aliments. Mais l’aliment principal doit rester le lait maternel jusqu’à au moins un an, avec la poursuite de l’allaitement jusqu’à 2 ans et au-delà
Ce qui interfère avec une croissance harmonieuse de la machoire ce n’est pas l’allaitement mais l’alimentation de notre époque: alimentation à base d’aliments trop moulinés et trop sucrés.
Bénéfices et limites de l'allaitement au sein
L’un n’empêche pas l’autre... un enfant peut très bien et téter et mastiquer et boire au verre!!
Allaitement versus mastication
Pourquoi les opposer alors que ces 2 phénomènes peuvent être et doivent être complémentaires??!!.
Je rappelle que contrairement à ce que vous dites, l’allaitement maternel reste l’aliment principal jusqu’à au moins (c'est à dire minimum et non maximum) un an.
Contradiction entre allaitement et mastication
Alors, oui , c’est votre point de vue, parce que ce n’est pas un point de vue neutre, au contraire, il milite contre l’allaitement, il n’est pas basé sur des faits réels, il est insultant envers les mères allaitantes et les professionnels de santé.
Allaitement au sein et caries du biberon
le syndrome de la tétine ou du biberon représente une destruction en cercle au niveau des incisives ; elle est due à un excès de sucre (lait sucré ou tétine au miel), on peut donc comprendre rapidement, que le syndrome du biberon n'atteint pas, par définition, l'enfant au sein.
Conclusion:
Vous faites donc un amalgame entre syndrome de la tétine et maladie carieuse, cette dernière se retrouve effectivement aussi bien chez l’enfant allaité que l’enfant biberonné, mais il faut plutôt accuser les sucreries et une mauvaise hygiène buccale avant de crier haro sur l'allaitement.
Pour votre information, je vous renvoie à un article très bien documenté (lui), de la LLL, qui vous explique pourquoi et comment l'allaitement n'est pas cariogène.
http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-54-Caries-et-allaitement.html?q=carie
Et le besoin de succion d'un enfant?? On ne le prend pas en considération?
Vous aurez beau sevrer tous les enfants à 1 an, non seulement certains d'autres eux auront tout autant des caries, mais en plus la plupart deviendront des adultes frustrés, mal dans leur peau, qui écriront des articles sans fondement.
Ah oui,encore une question: vous avez des dents? oui
Vous savez sucer?
PS: Quant aux citations si dessous, permettez moi de vous dire, que vous ne vous y connaissez rien en allaitement long, psychologie de l'enfant, autonomie, parce que la réalité est bien l'exacte opposée de ce que vous écrivez ;-)
Il a bon dos l'allaitement, mais pourquoi un tel acharnement avec aucune connaissance?
On ressent plutôt chez vous, une personne frustrée qui manque d'informations et de documentations, qui énonce des théories sans en vérifier la réalité. Bien à Vous :D
"Comme évoqué dans l'article, il y a alors contradiction entre le fait pour l'enfant de grandir, de marcher, etc. et en même temps de conserver le mode d'alimentation du nourrisson dépendant et édenté. psychologiques : fusion et dépendance de l'enfant vis à vis de la mère pour l'allaitement versus émancipation pour l'enfant qui mastique en même temps qu'il commence à marcher.
Effectivement, l'allaitement, quand il est trop long, empêche l'individualité de l'enfant d'émerger et de s'affirmer. C'est le rôle séparateur des incisives."
La "tétouille en colère" aurait-elle frappé ?
Je regrette que le ton de votre commentaire soit polémique et agressif.
Donc votre rapport allaitement long/nourriture solide/dentition n’est qu’une théorie peu adaptable à la pratique parce que très variable d'un enfant à l'autre.
C'est au contraire très simple à appliquer : il suffit de suivre l'évolution des dents en bouche. C'est tout l'intérêt de suivre la chronologie d'éruption qui varie effectivement d'un enfant à un autre. Ce n'est pas l'âge qui compte mais les dents présentes en bouche.
Ce qui interfère avec une croissance harmonieuse de la machoire ce n’est pas l’allaitement mais l’alimentation de notre époque: alimentation à base d’aliments trop moulinés et trop sucrés.
Dans ce domaine, vous êtes mal informée : le moteur principal de la croissance des mâchoires est la langue et sa posture, facteur qui intervient 24 heures sur 24, et non la mastication qui prend au plus une heure par jour. Vous trouverez le mécanisme de croissance et le rôle de la langue expliqué en détails dans mon livre Orthodontie, halte au massacre.
L’un n’empêche pas l’autre... un enfant peut très bien et téter et mastiquer et boire au verre!!
Bien sûr, il le peut. Ce qui n'est pas possible en revanche, c'est de continuer à têter en ayant une déglutition adulte avec une position haute de la langue, seule garante d'un développement en largeur du maxillaire. La succion maintient la langue dans une posture basse et le réflexe de déglutition adulte ne peut se mettre en place. S'il ne se met pas en place en temps voulu, c'est à dire vers deux ans, il ne le fera plus ensuite spontanément et l'enfant conservera une déglutition immature pour le reste de sa vie (sauf rééducation spécifique qui n'aboutit pas toujours).
On ressent plutôt chez vous, une personne frustrée qui manque d'informations et de documentations, qui énonce des théories sans en vérifier la réalité.
Voilà ce qui s'appelle, ce me semble, une belle projection.
Pour ce qui est de s'informer, je vous invite à vous renseigner sur le rôle de la déglutition et de la fonction de la langue dans le développement des mâchoires, vous comprendrez ainsi pourquoi ce dernier pâtit d'une succion prolongée qui empêche la déglutiton d'évoluer.
Il est vrai que le phénomène d'évolution de la déglutition, un peu subtil à comprendre, est peu connu du grand public et même ignoré de nombreux professionnels de santé. L'absence de maturation de la déglutition cause à terme chez la personne adulte de grâves problèmes de déchaussement qu'on ne peut hélas plus traiter.
Enfin, sachez que je ne m'acharne pas contre l'allaitement. Je souhaite seulement souligner les limites de certaines pratiques extrêmes, heureusement marginales.
J'ajoute que, contrairement à vous, je ne cherche pas a avoir raison à tous prix. Je me borne à exposer un point de vue, fruit de mes recherches menées depuis plus de vingt ans et de mon expérience de chirurgien-dentiste. Si votre enfant est bien dans sa peau, sans caries et avec des mâchoires bien développées qui lui éviteront un traitement mutilant d'orthodontie à l'adolescence, je ne peux que m'en réjouir et vous en féliciter.
Malheureusement, c'est loin d'être le cas pour tous les enfants allaités longtemps, et même très longtemps. De par mon expérience, je peux vous dire, pour l'avoir maintes fois constaté, qu'un allaitement prolongé au sein, outre qu'il empêche la maturation de la déglutition, peut provoquer l'apparition de caries, tout comme l'allaitement au biberon. C'est un fait.
Maintenant ce qui me froisse c'est que vous vous placez uniquement d un point de vue dentaire pour donner l'age du sevrage sans prendre en compte l'allaitement dans son ensemble vous n'êtes pas un spécialiste de l'allaitement et je trouve de ce fait assez présomptueux de votre part de vous exprimer sur ce sujet précis sans en connaitre toutes les données
je pense que chacun son domaine de compétence avant d'affirmer l'age du sevrage d'un enfant essayez d'en connaitre autant que nous
Je constate avoir le plaisir de recevoir la visite d'un membre du forum "la tétouille en colère". Bienvenue !
Effectivement, je ne suis qu'une humble dentiste qui a observé et étudié les dents, tant chez les enfants, les touts petits, que chez les adultes pendant plus de 20 ans. On ne voit pas comment avec cette expérience j'ai l'outrecuidance d'émettre un avis sur un sujet qui à l'évidence ne me concerne pas, étant donné que ni la langue, ni la sphère orale et son développement ne sont de mon domaine de compétence ! Et imaginez que, comble de l'outrecuidance, j'ai même écrit un ouvrage sur le sujet…
Quant à affirmer l'âge idéal du sevrage, contrairement à vous, je n'affirme rien, mais suggère des pistes de réflexion pour s'adapter au mieux à la physiologie et au développement psychomoteur de l'enfant.
Pour ce qui est d'en connaîre autant que vous, je vous renvoie la pareille et constate que vos arguments (et ceux de vos amies) sont assez pauvres. Hormis des réactions émotionnelles (colère cachant une peur évidente), je ne vois aucun argument étayé. Il n'existe d'ailleurs aucune étude validant les bienfaits d'un allaitement de longue durée tel que vous le prônez (plus de 24 mois).
Je vous suggère de vous informer sur le rôle essentiel, pour ne pas dire primordial, de la maturation de la déglutition dans le développement des mâchoires. Peut-être après, pourrons-nous envisager un débat plus serein et moins emprunt d'affectif.
Ceci dit, à vous lire, vous et vos "amies", je n'ai pas le sentiment que ce soit le débat d'idées qui vous intéresse mais de venir décharger votre colère à bon compte (encore avez-vous le courage de laisser votre nom et votre mail, contrairement à vos amies qui préfèrent m'insulter anonymement, quel courage !). Colère motivée par quoi ? Qu'on aie l'audace d'émettre un avis différent du votre ?
Pour info, mon fils de 27 mois est toujours allaité à la demande, donc çà peut aller de 1 à 5 têtées par jour et sa dentition ainsi que son élocution sont très bien !
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Je déplore en revanche que la colère dicte vos propos. Vos arguments me paraissent bien maigres et je vous suggère de faire vérifier la déglutition de votre enfant avant d'affirmer que tout va pour le mieux. Vous pourriez avoir des surprises.
Vous avez des enfants?? j'allaite mon petit garçon de 2 mois et en vous lisant j'aurais tout de suite envie d'arrêter car on ne ressent aucun soutien de votre part , c'est peut etre l'idée!! Vous avez pensez à envoyer une copie à l'OMS!!
Je constate avoir le plaisir de recevoir la visite du forum "la tétouille en colère". Bienvenue !
Aucun soutien de ma part ? Vous plaisantez, j'espère, ou bien l'heure tardive vous égare. Comme l'OMS, je recommande l'allaitement exclusif au sein pendant les six premiers mois.
Il faudrait peut-être songer à lire l'article avant de poster un commentaire.
Effectivement, vous avez visé juste, je déplore qu'encore beaucoup de professionnels de la santé n'actualisent pas leurs connaissances en matière d'allaitement et poussent bien souvent les mamans et BB au sevrage précoce.
Je regrette que le ton de votre commentaire soit polémique et agressif.
Je le regrette également vis à vis de votre article et de vos commentaires, mais je rectifierai juste que l'agresseur dans l'histoire, ce n'est pas moi, je suis en position de défense ;-)
Le moteur principal de la croissance des mâchoires est la langue et sa posture, facteur qui intervient 24 heures sur 24, et non la mastication qui prend au plus une heure par jour
Parce que vous pensez que la succion d'un bambin allaité prend, tout au plus, combien d'heures dans la journée?
La succion maintient la langue dans une posture basse et le réflexe de déglutition adulte ne peut se mettre en place.
Est ce que vous pouvez être plus précise sur ce point? Ne faites vous pas de différences entre succion au sein et succion au biberon? et si oui, lesquelles?
Voilà ce qui s'appelle, ce me semble, une belle projection.
C'est celui qui l'a dit qu'il l'est: mais voilà ce que j'appelle, me semble t'il, une belle réflexion de cour d'école!!
Enfin, sachez que je ne m'acharne pas contre l'allaitement. Je souhaite seulement souligner les limites de certaines pratiques extrêmes, heureusement marginales. De par mon expérience, je peux vous dire, pour l'avoir maintes fois constaté, qu'un allaitement prolongé au sein, ...
Et après c'est moi qui cherche à avoir raison à tout prix...
Je peux comprendre que vous ayez un problème personnel concernant l'allaitement, je ne serais dire d'où cela provient, je ne me permettrais pas de faire de la psychologie de bas étages, mais peut être que ça serait intéressant pour vous de travailler sur ce point.
Vous avez peut être souffert d'un sevrage précoce pour vos enfants, ou peut être même pour vous même (parlez en avec votre maman). Vous avez peut être une difficulté vis à vis de votre corps, essayez d'y réfléchir, ça vous permettra certainement d'évoluer.
Je rappellerai que la nature est bien faite, les mammifères, dont nous faisons parti, sont des animaux qui se nourrissent du lait de leurs mères jusqu'au sevrage naturel, qui a lieu, pour l'être humain, vers l'âge de 3 ans en moyenne.
La formation de la mâchoire et ce qui en découle est donc parfaitement adaptée à ce phénomène.
Enfin, n'oublions pas que les nombreux bénéfices de l'allaitement long priment sur les quelques inconvénients qu'il pourrait exister (notamment la désapprobation de certains..).
Pour cela je vous conseille de lire le livre de Norma Jane Bumgarner "le bambin et l'allaitement".
Bien à vous.
La tétouille en colère alias Justine.
Je regrette que la "tétouille en colère" réagisse sous l'emprise de la colère et non sous le contrôle de la raison.
De mon point de vue, débuter le sevrage à partir de l'âge de 6 mois pour le terminer vers 18 mois, ce n'est pas un sevrage précoce. Mais il est vrai que les points de vue sont relatifs et que ce qui peut sembler tardif à certaines sera considéré comme précoce pour d'autres qui envisagent d'allaiter jusqu'à trois ans et plus.
Vous vous estimez agressée par mon article, contrainte de vous défendre. Et de quoi ?
Il n'était aucunement mon intention de vous agresser. Mais il est vrai qu'on peut toujours s'améliorer, aussi je serais intéressée que vous me citiez les phrases qui, selon vous, seraient agressives.
Je vous rappelle, au cas où vous ne l'auriez pas compris, que cet article ne dénigre pas l'allaitement, mais, de même que cet autre article le recommande. Le but est de mettre en garde contre les effets indésirables de pratiques extrêmes, et heureusement marginales.
Parce que vous pensez que la succion d'un bambin allaité prend, tout au plus, combien d'heures dans la journée?
Votre question me conduit à penser que vous n'avez pas compris le mécanisme de croissance des mâchoires, pas plus que l'impact d'une langue basse sur celui-ci. La posture de la langue a un effet permanent. Or la succion induit une position basse, d'où ses effets nocifs sur le développement des mâchoires et l'importance du passage à une déglutition mature que ne permet pas la succion si elle se prolonge.
Ne faites vous pas de différences entre succion au sein et succion au biberon? et si oui, lesquelles?
Il y a de nombreuses différences. Je vous invite à lire mon livre Orthodontie, halte au massacre, qui développe ces points en détails. Vous y apprendrez en outre le mécanisme de croissance des mâchoires que vous ne semblez pas connaître.
Je n'ai pas de problème personnel contre l'allaitement. Je vous remercie néanmoins des conseils psychologiques que vous me prodiguez. Outre que le procédé consistant à m'impliquer personnellement révèle la pauvreté de vos arguments, je me serais pas permis de porter le débat sur ce terrain. Mais puisque vous m'y entraînez…
Si je m'y risquais, je vous suggérerais d'examiner vos motivations à prolonger l'allaitement au-delà des limites physiologiques et de pérenniser un acte, parfaitement adapté à un bébé édenté et vulnérable, mais certainement pas à un enfant de trois ans à la personnalité déjà construite et capable d'autonomie alimentaire. Puisque vous semblez avoir des connaissances en psychologie, vous savez certainement que l'allaitement est l'acte fusionnel par excellence. Qu'est-ce qui peut bien pousser une mère à prolonger cette fusion plus que nécessaire ?
Dans le même ordre d'idée, vous pourriez vous demander pour quelles raisons vous vous sentez "agressée" et réagissez par la colère à l'énoncé d'un point de vue différent du votre. Avez-vous à ce point besoin d'approbation ?
Je me permets donc de vous suggérer de vous appliquer à vous-même votre pertinent conseil : "essayez d'y réfléchir, ça vous permettra certainement d'évoluer".
En parlant de cour d'école, il me semble que le conseil pourrait également s'appliquer utilement à vos "amies" qui ont déversé leurs commentaires peu amènes et défoulé leur colère sous couvert d'un anonymat prudent, n'inscrivant même pas leur mail (tout comme vous d'ailleurs), au cas où on les identifierait par ce biais. Quel courage !
Je me borne à livrer mon point de vue et mon expérience de dentiste (Ah, mais quel culot, de quoi se mêle-t-elle !).
Comme vous, je trouve que la nature est bien faite et que lorsqu'elle donne des dents à l'enfant, c'est le signe qu'il est prêt à être sevré.
J'invite à écouter la nature à travers ce fantastique guide qu'est la chronologie d'éruption des dents, chacune étant liée à un stade psychomoteur précis.
L'allaitement prolongé maintient l'enfant à un stade qu'il a potentiellement dépassé depuis longtemps. C'est comme continuer mettre des couches à un enfant qui est capable de maîtriser ses sphincters depuis longtemps.
Maintenant, libre à vous d'allaiter votre enfant jusqu'à sa majorité ou plus.
Déjà ne déformez pas mes propos je n'ai jamais nié votre spécialité puisque je cite je vous ai dit "même si j emet quelques réserves sur votre étude je ne m'exprime pas sur ce sujet car ce n'est pas ma spécialité" donc non sur votre étude je ne fais aucun commentaire car oui je n'y connais rien donc pas la peine de me sortir votre curriculum vitae j'avais compris et je n'ai pas remis en cause votre étude mais votre opinion sur le sevrage
je vous disais juste que vous devriez nuancer vos propos car comme vous le dite vous donnez votre avis uniquement d'un point de vue dentaire sans connaitre l'allaitement dans son ensemble et sa complexité. Avant de s'exprimer sur le sevrage il est important d'approfondir la question
et ou avez vous vu que je donnais mon opinion sur l'age du sevrage d'un enfant????????
pour moi le sevrage se fait au rythme de l'enfant et il varie d'un enfant a un autre la grande magorité se sevrent a l'age de deux ans il y en a qui se sèvrent plus tard mais si la maman surveille la dentition de son enfant en quoi continuer a l'allaiter pose problème??? en quoi c'est mal si l'enfant va bien et la mère aussi
Madame,
Je ne prétends pas connaître l'allaitement "dans son ensemble et sa complexité". Je donne mon avis en tant que dentiste et, plus que du strict point de vue dentaire, du point de vue de la croissance maxillo-faciale. Ceci est clairement posé en début d'article. Vous remarquerez que cet article ne prétend pas traiter de l'allaitement dans son ensemble mais seulement de son impact sur la croissance des mâchoires.
Le problème ne situe pas en termes du bien-être apparent de l'enfant mais des problèmes liés à l'absence de maturation de la déglutition induite par un allaitement trop long. Quand l'enfant tête trop longtemps, il conserve le réflexe de déglutition du nouveau-né, ce qui provoque des problèmes orthodontiques.
Un enfant qui continue d'avaler comme un bébé, peut aller en apparence très bien car l'anomalie de la déglutition n'a pas de symptômes immédiats visibles. Elle s'avère en revanche très nocive à long terme, causant, en plus des troubles orthodontiques, des problèmes de déchaussement incurables par poussée de la langue sur les dents qui, il est vrai, ne seront diagnostiqués qu'à l'âge de 40 ans ou plus.
Toutes ces notions sont expliquées dans mon livre que je vous conseille de lire si vous souhaitez approfondir la question, au-delà de réactions dictées par l'émotion et les affects.
Bien à vous. :-)
PS: et si vous tenez tant à m'identifier, sachez que l'adresse IP de mon ordinateur est archivée lorsque je vous envoie un commentaire.
Quant à mon adresse mail, elle digère mal les spams de personnes mal documentées et présomptueuses ;-)
La tétouille en colère alias Justine
Madame,
Si j'ai publié vos commentaires (et ceux des personnes de votre forum), c'est d'une part pour que les lecteurs de mon site puissent se faire une idée et excercer leur discernement, et d'autre part parce que je ne pense pas détenir la vérité mais seulement offrir une piste de réflexion qui peut s'enrichir et se compléter des réactions des lecteurs.
Un débat contradictoire n'est pas pour me faire peur. Il n'est jamais stérile à condition qu'un certain nombre de règles soient respectées : avoir des arguments étayés à faire valoir, d'une part; rester sur un plan de courtoisie et de civilité d'autre part.
Il ne me semble pas que vos messages répondent à ces deux critères. Il est vrai que la colère est mauvaise conseillère et incite à écrire des propos qui dépassent sa pensée. Je veux croire que c'est ce qui s'est produit pour vous. Aussi, je préfère ignorer votre dernière remarque et ce qu'elle implique.
En revanche, je note que vous ne m'avez pas répondu en me citant, comme je vous y invitais, les phrases "agressives" de cet article. Et pour cause.
Il apparaît évident que vous n'avez pas d'arguments à m'opposer, hors votre colère qui n'est pas un argument mais un mode réactionnel.
Si, votre colère calmée, vous souhaitez poursuivre l'échange sur une base de civilité et de courtoisie, je reste à votre disposition, de même qu'à la disposition des personnes de votre forum.
C'est avec un grand intérêt que j'ai lu votre article ainsi que le débat pour le moins passionné qui en suit.
Je constate que vos affirmations sont en contradiction avec différentes études concernant les bienfaits de l'allaitement long sur la sphère dentaire.
(voir notamment : http://www.lllfrance.org/Dossiers-de-l-allaitement/DA-42-Allaitement-et-developpement-des-structures-faciales.html?q=structures+faciales )
Afin de me permettre d'approfondir ma réflexion, auriez-vous, s'il vous plait, l'amabilité de me communiquer les références sur lesquelles vous vous êtes appuyées.
Je vous remercie d'avance.
Madame,
J'ai lu avec intérêt l'article cité en lien. Il me semble que soit vous ne m'avez pas lue, soit vous n'avez pas compris mes propos. Je suis pleinement en accord avec les informations de cet article sur la croissance faciale. Ce sont d'ailleurs des informations que vous retrouverez dans mon livre.
Je note que l'étude citée en référence (Labbock et Hendershot 1987) fait état du bénéfice de l'allaitement sur le taux de malocclusions " chez les enfants allaités pendant au moins 12 mois". Or, si vous me lisez, vous constaterez que je préconise l'allaitement jusqu'à 18 mois, avec début du sevrage à l'apparition des premières dents, soit, en moyenne, vers l'âge de 6 mois. Le début du sevrage (et non la fin !) se situe donc vers six mois avec l'apaprition des incisives de lait et la fin de l'allaitement vers 18 mois avec la mise en place des canines de lait, l'important étant la présence des dents en bouche et non l'âge, vous l'aurez compris.
Partant de là, je ne pense pas qu'on puisse m'accuser (comme l'ont fait certaines personnes de votre forum) de vouloir dissuader les femmes d'allaiter, 18 mois pouvant être considéré comme une période longue, sachant que la grande majorité des femmes arrêtent avant 6 mois.
A contrario, il me semble que pousser les mères vers un allaitement de très longue durée, au-delà de 18 mois, ce que je déconseille pour les raisons exposées dans cet article, peut les décourager et de ce fait avoir l'effet inverse à celui souhaité en les détournant de l'allaitement.
D'autant qu'aucune étude à ce jour n'a démontré les bienfaits de l'allaitement de très longue durée (18 mois et plus).
Cependant, dans le cas où une telle étude existerait, je vous remercie de me la communiquer afin que j'en prenne connaissance.
Si vous souhaitez approfondir votre réflexion, je vous invite à lire mon livre Orthodontie, halte au massacre, qui explique en détails le mécanisme de croissance des mâchoires, croissance qui repose, non seulement sur la mastication, mais essentiellement sur la fonction et la position de la langue dans la cavité buccale, d'où l'importance de ne pas entraver la maturation de la déglutition en pérennisant le réflexe de succion par un allaitement prolongé au-delà de 18 mois (stade canin).
Quant aux références des travaux et recherches sur lesquelles je me fonde, vous les trouverez dans la bibliographie, en fin d'ouvrage, également en ligne sur le site de mon éditeur.
Après avoir pris connaissance des informations contenues dans ce livre, si vous souhaitez toujours débattre du sujet dans un cadre d'échanges civilisés et courtois, je reste bien entendu à votre disposition.
En vous souhaitant une bonne lecture et de fructueuses prises de conscience,
Estelle Vereeck
ensuite vous vous contredisez dans votre article et vous préconisez le sevrage progressif jusqu'a 18 mois pour finalement mettre a la fin que si la maman pense que l'allaitement au delas de 18 mois et bon pour son enfant que tous se passe bien qu'il n'y a pas de carie que l'on peut continuer a allaiter et que l'on doit commencer a s'alarmer a l'apparition des caries de lait
là en toute franchise je ne sais plus trop quoi penser et là je cite vos mots je ne crois pas déformer vos propos
les recommandations de l'oms c'est 6mois d'allaitement exclusif et ils préconisent la poursuite jusqu'a deux ans l'age ou la très très grande majorité des enfants se sèvrent d'eux meme
ensuite ce qui m'afflige c'est que vous croyez que je suis là pour décharger ma colère (et non pour débattre)pourtant je trouve votre réponse surtout (a mon premier commentaire) plus agressive que la mienne vous déformez mes commentaire et me pretez des propos que je n'ai pas tenu
je pense que vous aussi vous n'êtes pas prete pour le dialogue car je ne crois pas être insultante ni particulièrement agressive se message sera le dernier de ma part je ne veux pas entrer dans un débat sans fin surtout que comme je vous l'ai dit je ne remet pas en cause votre étude mais votre maladresse d'expression qui ont blessé de nombreuses mamans
Madame,
Si mes propos ont blessé de "nombreuses mamans", j'en suis désolée car tel n'est pas mon but. En revanche, la personne qui a déclenché ce débat houleux, y compris sur votre forum si j'ai bien compris, qui se nomme elle-même "Tétouille en colère", a été dans l'incapacité de me citer une seule phrase "agressive" dans cet article.
En revanche, je me suis fait traiter de personne présomptueuse (y compris par vous-même sur ce terme) et stupide (par d'autres).
Le problème ici n'est pas la forme, ni d'ailleurs les formes, mais bien le fond. Prétendre que l'allaitement puisse avoir une limite est pour certaines intolérable à entendre. Pour quelle raison ? Contrairement à "Tétouille en colère", je préfère éviter de me lancer dans des hypothèses psychologiques hasardeuses et je laisse à chacune le soin de réfléchir à cette question.
Pour ce qui est de me contredire, je ne pense pas que ce soit le cas, mon point de vue étant clairement exposé dans le paragraphe "Allaitement au sein: quand arrêter". Il est cependant pratique, quand on est à court d'arguments, de tout embrouiller.
J'ignore à quel commentaire vous faites allusion. Cependant, je confirme et précise : à partir d'un an, l'allaitement exclusif est inadapté. Le sevrage doit être progressif et s'étaler entre 6 mois (incisives) et 18 mois (canines). Ceci dit, je suis là très proche des recommandations de l'OMS que vous citez :
"les recommandations de l'oms c'est 6mois d'allaitement exclusif et ils préconisent la poursuite jusqu'a deux ans l'age ou la très très grande majorité des enfants se sèvrent d'eux meme".
Je parle de 18 mois ou stade des canines. Selon les enfants, la mise en place des canines peut se faire à 24 mois. Toute cette querelle pour un hypothétique écart de 6 mois ?
Plus étonnant, vous me reprochez la conclusion de l'article qui laisse en dernier lieu à la maman le soin de décider pour elle-même et son enfant. Le plus amusant, si on peut dire, est que vous m'auriez reproché de la même manière une rédaction plus injonctive : "vous devez, il faut sevrer votre enfant, etc.", mode rédactionnel que j'ai évité par respect pour les mamans.
Pour conclure, si ma réponse à votre premier message fut un peu vive, je vous prie de m'en excuser. Il est vrai que j'ai reçu en peu de temps une avalanche de messages pour le moins hargneux.
Quant à savoir qui, parmi toutes les personnes ayant posté des messages, est prête ou non au dialogue, je pense qu'il suffit de lire la teneur des messages et leur niveau d'argumentation pour le savoir. Me concernant, j'ai publié l'intégralité des messages postés (et je ne parle pas que des votres), y compris les plus agressifs et les plus insultants.
Partant de là, à chacun de se faire son opinion.
voici la réponse qui a mis le feu aux poudres
Très bénéfique au cours de la première année l'allaitement devient INADAPTE lorsque les premières molaires de lait sont en place soit aux environs de l'age de 12 mois. A partir de cet age une nourriture ferme doit REMPLACER le sein et le biberon .Le sevrage doit se dérouler de manière progressive entre 6 mois et un ans (ET NON 18MOIS) c'est vous qui avez publié cela voila pourquoi je dis que vous vous contredisez d'ou le terme un peu cuisant de présomptueux dans ma première réponse
les réponses de mes amies sont vives car les termes "comportement marginale" "nourriture inadapté a partir de 12 mois" est assez blessant car effectivement même si je n'ai pas des études encourageant la poursuite de l'allaitement jusqu'a trois 4ans (mais je vais me renseigner)les bénéfices de l'allaitement long ne sont plus a démontrer et comme je vous le dis dans les recommandations de l'oms les mamans ont des conseils nutritionnel entre allaitement et nourriture solide jusqu'a 23 mois mais je n'arrive pas a vous donner le lien
Comme je n'ai pas le texte et le contexte dans lequel cette réponse a été faite, je ne peux vous répondre sur ce point précis.
Merci de copier coller le lien vers la page où se trouve cette réponse ou de donner le n° s'il s'agit d'un commentaire figurant au bas du présent article.
et si vous continuer dans les liens juste en dessous de votre commentaire il y a un extrait de votre livre orthondonthie halte au massacre qui suppose aussi que les enfants qui tètent plus d'un ans seront limite noeud noeud donc après quand certaine se mettent en colère faut comprendre
Si je vous suis bien, c'est l'article donné en lien en début de texte, et non l'article publié en date du 10-04-2010 qui est en cause et me vaut cette avalanche de commentaires peu amènes (pour rester gentille et sans inclure les votres). Vous êtes la seule à pointer la contradiction des âges annoncés, ce qui me fait penser qu'une majorité de personnes se sont précipitées pour poster sans même lire l'article et confirme mon impression à la lecture des commentaires.
Étrange manière de procéder. mais bon, pourquoi perdre son temps à lire alors que l'affaire est entendue ? (je précise que cette remarque ne vous est pas destinée).
En tant que personne en recherche, ma vision du système dentaire évolue. L'article en lien a été publié en 2007. j'ai depuis approfondi mes recherches sur la déglutition, son impact sur le développement des mâchoires et surtout l'âge auquel elle passe d'infantile à adulte. D'où la différence d'âge constatée entre l'article de 2007 et celui d'aujourd'hui. C'est d'ailleurs pour actualiser et faire une mise au point que j'ai publié le présent article daté du 10-04-2009.
S'agit-il d'une contradiction ? Libre à vous de le voir ainsi. Me concernant, ma compréhension du système dentaire s'élargit sans cesse. Je parlerai donc plutôt d'imprécision. C'est en tous cas une erreur de ma part de ne pas avoir pensé à réactualiser l'article de 2007. À ma décharge, j'en publie plus de 1000 par an et je vous avoue que je n'y ai pas pensé. Que celle qui ne commet jamais d'erreur me jette la première pierre.
Puisque nous sommes au chapitre des contradictions, je me permets de relever une divergence entre votre propre discours et celui de votre amie Justine, dite Tétouille en colère. En effet, dans un de ses messages , celle-ci écrit : "la nature est bien faite, les mammifères, dont nous faisons parti, sont des animaux qui se nourrissent du lait de leurs mères jusqu'au sevrage naturel, qui a lieu, pour l'être humain, vers l'âge de 3 ans en moyenne".
Vous-même écrivez : "les recommandations de l'oms c'est 6mois d'allaitement exclusif et ils préconisent la poursuite jusqu'a deux ans l'age ou la très très grande majorité des enfants se sèvrent d'eux meme".
Quid de l'âge du sevrage "naturel ": trois ans ou deux ans ?
S'agit-il d'une contradiction ou d'une divergence d'opinion au sein de votre groupe ?
Si une majorité d'enfants abandonnent spontanément le sein à deux ans, il est probable que l'âge du sevrage soit plus proche des 18 mois (environ) que des trois ans (âge qui de mon point de vue est franchement tardif).
Mais cela reste un point de vue. D'où la conclusion de l'article qui, pour modérée qu'elle soit, n'a pas l'heure de vous plaire davantage.
Comme je l'ai déjà fait remarquer, il n'existe pas d'étude validant l'intérêt d'un allaitement que je qualifie de très long (plus de 18 mois). Je pense que c'est dû au fait que cette pratique reste très minoritaire (terme sans doute mieux adapté que "marginal").
Si vous en connaissez une, particulièrement sur l'impact de la croissance des mâchoires, merci de me la transmettre.
Pour conclure, je dis et répète ce que j'ai écrit dans cet article et dans cet autre où je m'inscris à l'encontre des thèses d'Elzabeth Badinter, l'allaitement au sein est une excellente pratique, à condition de ne pas dépasser l'âge où l'enfant est en phase de changer de mode de déglutition, soit 18 à 24 mois pour compter large.
Les besoins de l'enfant évoluent. Est-il si difficile à concevoir qu'une pratique bénéfique à un moment du développement puisse ne plus l'être ensuite ?
Reste qu'une majorité d'enfants sont sevrés avant 6 mois. Si tous les enfants étaient allaités 18 mois, ou ne serait que 12, ce serait déjà une avancée énorme.
Si vous relisez mon premier commentaire, vous aurez la réponse à vos questions ;-)
Mais peut être que vous ne portez attention qu'aux agressions qu'on vous fait parce que vous êtes vous même dans cette démarche agressive, ça semble être votre méthode de communication, vu le nombre de fois où vous répétez le mot colère et agression... bref, le débat n'est pas là, nous pouvons peut être le recentrer sur le thème qui intéressent les personnes qui liront cet article et ses commentaires.
Faisons preuve d'humilité et arrêtons d'être nombriliste.
Je rectifierai que l'OMS recommande la poursuite de l'allaitement jusqu'à 2 ans et au delà.
Il n'y a donc pas de limite d'âge au sevrage, ce choix est laissé libre à la mère ET à l'enfant (on peut aussi prendre en compte l'avis des autres, évidemment, je pense notamment au papa).
Je n'arrive pas à comprendre comment un phénomène de succion qui intervient tout au plus 20 minutes par 24H peut influencer de manière aussi spectaculaire sur le développement de la mâchoire et ce qui en découle.
Il me semble que la succion au sein et différente de la succion au biberon, la langue ne se retrouve pas en position base, mais elle passe au dessus des dents, se projette en avant et forme une gouttière pour accueillir le téton. On voit d'ailleurs très nettement la langue sortit lorsque BB est au sein.
J'ai pu observer dans vos commentaires, que vous avez une incompréhension vis à vis des mamans qui décident de poursuivre l'allaitement au delà de 2 ans, vous considérez que l'allaitement est destiné aux bébés édentés.
Pourquoi remplacer un aliment parfaitement adapté aux besoins nutritionnel de l'enfant (puisqu'il est fabriqué pour lui) par un produit qui sera moins bien adapté?
Vous n'êtes pas sans savoir que les besoins en produits laitier ne cessent pas après la diversification alimentaire.
Vous avez peut être des interrogations précises concernant l'allaitement long, et je vous invite à les poser, je me ferai un plaisir d'y répondre si ça rentre dans mes compétences, ou tout du moins de vous partager mon avis.
Mais si vous souhaitez vous documenter de manière approfondie, sachez que de nombreuses études existes, notamment aux USA, sur l'allaitement long, phénomène pas si marginal que ça finalement puisque vous l'incluez de façon significative dans vos études.
Bien à vous.
Justine, maman de BB allaités, pas vraiment en colère finalement puisque face à l'incompréhension humaine, elle arrive à se mettre au même niveau ;-)
PS: mon fils (21 mois) n'a que 8 dents à peine, mon avis est donc totalement neutre face à votre article puisque nous ne rentrons pas dans vos critères :D
Pour répondre à votre demande et recentrer le débat sur ce qui est essentiel, votre question sur la succion me paraît intéressante :
Je n'arrive pas à comprendre comment un phénomène de succion qui intervient tout au plus 20 minutes par 24H peut influencer de manière aussi spectaculaire sur le développement de la mâchoire et ce qui en découle.
Il me semble que la succion au sein et différente de la succion au biberon, la langue ne se retrouve pas en position base, mais elle passe au dessus des dents, se projette en avant et forme une gouttière pour accueillir le téton. On voit d'ailleurs très nettement la langue sortit lorsque BB est au sein.
Effectivement, je pense que beaucoup de mamans sont comme vous et ne voient pas où est le problème. Le mode de déglutition que vous décrivez très justement est propre à la succion. C'est ce qu'on appelle la déglutition infantile ou primaire caractérisée par une langue qui se projette vers l'avant, passe au dessus des dents et déborde entre les arcades.
Ce mode de déglutition infantile ou primaire (parce que la première à se mettre en place) est adapté à une bouche édentée. En effet, dès lors que les dents se mettent en place, elles forment une barrière destinée à contenir la langue. La déglutition évolue alors en déglutition adulte caractérisée par une langue qui reste à l'intérieur de la cavité buccale, derrière les dents serrées en occlusion (engrènement). Ce dernier point est très important car si la langue continue de se projeter vers l'avant, comme c'est le cas chez le nourrisson, elle pousse contre les dents et les projette vers l'avant, ou bien elle s'interpose entre les dents et empêche leur bonne occlusion ou engrènement, conduisant dans les deux cas à des troubles orthodontiques ou malocclusions.
Dans quelle mesure maintenir des épisodes de succion, même relativement courts, peut-il s'opposer à l'évolution de la déglutition ?
La déglutition est une habitude. Quand vous voulez changer d'habitude, par exemple arrêter de fumer (c'est juste un exemple), vous devez d'abord mettre un terme à l'ancienne habitude pour pouvoir en instaurer une nouvelle. Dans le cas contraire, il y a conflit entre les deux manières de fonctionner et l'ancienne habitude, plus forte car plus ancienne donc plus fortement ancrée, prend le dessus.
Pour la déglutition, le phénomène est analogue. Chaque fois que vous allaitez votre enfant, vous réactivez l'ancienne habitude de succion, vous réactivez les circuits neuronaux de la déglutition primaire, et ceci, même si en parallèle votre enfant mastique de la nourriture solide. La mastication seule n'a pas d'effet sur la déglutition.
La déglutition primaire est un réflexe archaïque de survie, déjà présent in utero. Vous imaginez donc la puissance de l'engramme. C'est pourquoi 20 minutes par 24 heures suffisent à pérenniser ce réflexe et empêcher la déglutition d'évoluer.
Le plus ennuyeux, c'est qu'il existe une fenêtre d'apprentissage dans le développement de l'enfant. C'est à dire que si la déglutition n'a pas évolué au cours de la période dévolue (aux alentours de 18 mois , ce qui correspond à ce que j'appelle le stade canin), elle n'évoluera plus ensuite, même quand vous aurez cessé d'allaiter votre enfant à trois, quatre ans ou plus. Votre enfant gardera alors sa déglutition dite infantile ou primaire et il la gardera toute sa vie, avec à terme des complications du type : dysfonction des ATM (articulation des mâchoires) ou problèmes de parodontose (déchaussement), à cause de la poussée anormale de la langue sur les dents. Combien de personnes à 40 ou 50 ans sont afligées de ce problème et on ne peut plus rien faire. En outre la persistance de la déglutition primaire est la cause première de la récidive et l'échec des traitements d'orthodontie.
Il faut rééduquer la déglutition mais plus le temps passe, plus elle est difficile à rééduquer. C'est très difficile chez un enfant et quasi impossible chez l'adulte. Parlez-en aux orthophonistes.
Voilà, je pense que cela devrait répondre à votre question et voilà pourquoi je pense qu'il n'est pas bon de poursuivre l'allaitement au-delà de la phase de passage de la déglutition infantile à la déglutition adulte, soit vers 18 mois, deux ans maximum.
Le bénéfice que vous décrivez, d'un allaitement très long est alors obéré par les conséquences d'une dysfonction de la langue.
À partir de là, à chaque maman de décider en toute connaissance de cause.
PS : ne vous trompez pas de cible ni de combat. Je suis favorable à l'allaitement.
Voyez plutôt ce qu'en dit Elisabeth Badinter qui voit dans l'allaitement un "frein à l'émancipation de la femme". De quoi vous mettre en colère, non ?
Pour moi, vous apparaissez comme la spécialiste au niveau dentaire, mâchoires, mastication etc. Je n'ai donc rien à remettre en cause sur cet aspect là.
Par contre, dans votre paragraphe "Contradiction entre allaitement et mastication" vous faites référence à l'aspect psychologique de la chose, à ce qu'il se joue chez l'enfant que vous nommez comme une "contradiction" qui est censée générer "un stress".
Si j'ai bien compris votre pensée, l'enfant peut se sentir perdu, pris entre 2 feux: la tétée et l'autonomie?
D'où le stress qui inhibe "la protection naturelle de la dent contre les caries"?
Ai-je bien compris???
Si c'est bien le cas, je suis surprise que vous abordiez cet aspect psy qui n'est pas du ressort de votre spécialité il me semble. Je trouve cela risqué de votre part d'aller si loin car vous ne donnez pas de preuves scientifiques, de statistiques issues de vos recherches. On a presque l'impression de lire une vérité tombée du ciel...Si j'avais été à votre place, je n'aurai parlé uniquement que de ce que je maitrise.
Je ne suis donc pas étonnée des réactions de certaines.
Aprés, je comprends bien que vous ne faites que des recommandations, mais dans la pratique stopper un allaitement du jour au lendemain parce que les canines sont présentes n'est pas toujours bien vécu par l'enfant. Surtout si celles-ci poussent un peu trop tôt.
J'ai pu apprendre lors de mes études que les 18-24 mois du bambin sont comme une forme d'adolescence. C'est une période où justement ils sont entre 2 étapes: celle du bébé et celle de l'enfant et les retour en arrière, les tétouilles un peu longues, la marche et la propreté acquises tardivement sont des phénomènes normaux.
Et malheureusement la maturité psychologique d'un enfant n'évolue pas forcément de la même manière que sa maturité physiologique. C'est bien là toute la difficulté.
J'imagine que vous en avez conscience et que vous le prenez en compte quand vous rencontrez vos petits patients.
Bonne continuation,
Angélique
Tout d'abord, permettez-moi de me réjouir de votre intérêt soutenu pour mon travail et mon article, un intérêt qui ne s'est pas démenti depuis maintenant presque une semaine, comme le montre vos nombreux messages.
Je me réjouis également que le ton acerbe et, pour certaines, les jugements de valeur (vous êtes stupide, présomptueuse) aient peu à peu cédé la place à des échanges plus courtois.
Voilà pour la forme. Quant au fond, la seule étude (Labbock et Hendershot 1987) citée par Armel, à travers l'article donné en lien, fait état du bénéfice de l'allaitement sur le taux de malocclusions " chez les enfants allaités pendant au moins 12 mois". Aucune étude ne valide l'intérêt de prolonger l'allaitement au-delà de l'âge d'un an. Je suppose que si une telle étude existait, elle aurait été produite depuis longtemps dans le cadre de ces échanges.
Il a été également montré pourquoi l'allaitement au sein, prolongé au-delà de la phase de maturation de la déglutition, empêche celle-ci d'évoluer en déglutition adulte et cause des troubles orthodontiques (voir mon message précédent).
Enfin, Stéphanie Fournier nous a donné une information intéressante en expliquant que l'OMS "préconise la poursuite [de l'allaitement] jusqu'a deux ans l'age ou la très très grande majorité des enfants se sèvrent d'eux meme" (sic). Une majorité d'enfants abandonnant spontanément le sein à deux ans, on peut en déduire que l'âge du sevrage naturel dans l'espèce humaine coincide avec la mise en place des canines, soit à l'âge de 18 à 24 mois selon les enfants, ce qui corrobore mes propres recherches.
Pour en revenir à votre message, Angélique, il semble hélas que non, vous n'avez pas lu attentivement mon article. Si vous l'aviez fait, vous auriez lu que je n'ai jamais incité à "stopper un allaitement du jour au lendemain parce que les canines sont présentes". J'insiste au contraire sur le fait que le sevrage "doit être progressif jusqu'à l'âge 18 mois, soit jusqu'à l'apparition des canines, moment où l'enfant devrait être complètement sevré" (paragraphe "Allaitement au sein: quand arrêter" du présent article). Si vous me lisez attentivement, vous verrez que je parle un peu plus bas de "transition en douceur". Les dents laissent d'ailleurs toute latitude de sevrer l'enfant en douceur. En effet, les dents ne viennent pas en bouche "du jour au lendemain" comme les champignons sortent de terre, ainsi que vous semblez le croire. Pour chaque groupe de dents (incisives, molaires, canines) qui correspond chacun à un stade psychomoteur, l'éruption est progressive : un côté, puis l'autre, le bas (généralement) puis le haut. Cela laisse toute latitude d'opérer un sevrage qui soit progressif et non imposé "du jour au lendemain".
Pour ce qui est de l'aspect psy qui ne serait "pas du ressort de ma spécialité", imaginez que ma spécialité a beaucoup évolué depuis les premiers arracheurs de dents et que la psychologie est aujourd'hui enseignée en faculté, du moins dans ses aspects en lien avec l'oralité, et on sait depuis Freud combien ils sont étroits. Il existe même une branche de la dentisterie appelée psychodontologie qui étudie précisément les liens entre psychisme et dents (de psyche, l'âme, et odontos, la dent). Pour ma part, j'étudie ces aspects depuis plus de vingt ans dans le cadre de ma pratique, ce qui me confère une certaine expérience et la latitude d'en parler.
Concernant la "Contradiction entre allaitement et mastication" qui semble vous poser problème, c'est le B-A Ba de la psychologie : l'allaitement maintient l'enfant au stade oral fusionnel avec la mère, et la mastication ouvre sur d'autres stades où la zone érogène buccale est délaissée pour que l'enfant puisse investir d'autres sensations.
Quant au stress générateur de caries, le lien biologique en stress et mécanisme carieux est issu des travaux du professeur Steinman de l'université de Santa Lohma, travaux qui me furent enseignés en faculté (eh oui). La référence de ces travaux se trouve dans la bibliographie de mon livre, le Pratikadent, accessible sur le site de mon éditeur.
Il ne s'agit pas d'une "vérité tombée du ciel" car en ce qui me concerne, je n'ai pas la chance d'avoir des accointances avec le ciel. En revanche, j'ai la chance d'avoir un esprit curieux et ouvert, ainsi que le sens de l'observation et le goût de la recherche qui m'ont permis de mettre à profit mes nombreuses années d'exercice.
J'ai pu ainsi établir un parallèle entre la mise en place des dents et les stades psychomoteurs traversés par l'enfant au cours de son développement. J'ai d'ailleurs écrit un livre sur le sujet et trois autres sur la dimension psychologique liée aux dents.
Votre remarque sur les dents de l'enfant qui "poussent un peu trop tôt" n'a tout simplement pas de sens. Un peu trop tôt par rapport à quoi ? À une norme statistique ? Aux dents du fils de la voisine ? Chaque enfant est unique dans son développement et c'est tout l'intérêt de raisonner en stade dentaire et non en âge qui répond nécessairement à une norme statistique.
Quant à votre autre remarque "la maturité psychologique d'un enfant n'évolue pas forcément de la même manière que sa maturité physiologique", elle montre votre méconnaissance de la sphère dentaire et de ses spécificités. Les dents ont la même origine embryologique que le cerveau car ce sont des cellules issues du cerveau primitif de l'embryon qui sont à l'origine du développement dentaire. Les dents sont en outre directement reliées au cerveau par le nerf trijumeau. Ceci explique les liens étroits et les corrélations retrouvées entre le psychisme et le développement dentaire.
Croyez bien que j'en ai pleinement conscience et que je prends en compte ces aspects. J'espère vous avoir incitée à faire de même.
Malgré vos précisions, je ne m'explique toujours pas pourquoi les observations faites chez les tribus dites "primitives" et sur les restes d'hommes préhistoriques chez qui l'allaitement long (7 ans) est/était la norme montrent un taux de malocclusion pratiquement nul...
Pour conclure notre échange, je tiens à vous féliciter d'avoir pu mener une étude sur les conséquences de l'allaitement long après 40-50 ans.
En effet, si aujourd'hui allaiter après 12 mois est une pratique "minoritaire" puisqu'elle concerne environ 1% des enfants, elle l'était plus encore il y a 40-50 ans. A cette époque, moins de 25 à 30% des bébés étaient allaités à la naissance, contre 55% aujourd'hui...
Félicitations d'autant plus méritées que lorsqu'on publie plus de 1000 articles par an, c'est à dire presque 3 par jour, on ne doit plus avoir beaucoup de temps pour la recherche.
Salutations.
Le fait qu'un allaitement long (et même très très long) jusqu'à 7 ans soit la norme chez les populations préhistoriques est une affirmation gratuite sans aucun fondement scientifique. Il s'agit d'une extrapolation de l'âge du sevrage, évalué approximativement de cette manière entre 2 et 7 ans, extrapolation faite à partir du modèle animal (grands singes).
En effet, certaines études ont montré que les primates sevraient leurs petits au moment de l'apparition des molaires définitives. Chez l'homme, c'est vers 6 ans qu'elles apparaissent. D'où l'argument avancé par les partisans d'un allaitement très long de sevrer de même le petit d'homme à l'âge de six ans.
Deux objections cependant à ce raisonnement s'imposent :
- D'une part , chez les premiers hommes, l'apparition des molaires était plus précoce et donc l'âge du sevrage chez l'homme naturel serait plus précoce également.
Homo antecessor et Homo heidelbergensis avaient des périodes de croissance dentaire plus courtes. Les néandertaliens ont la période de
croissance dentaire la plus courte, plus rapide encore que celle de leur ancêtre immédiat, Homo heidelbergensis. Je vous rappelle que dans l'évolution des hominidés depuis le Plio-Pleistocène, le développement dentaire devient de plus en plus long et la taille du cerveau augmente.
- d'autre part, l'homme est-il un singe ? Ce qui vaut pour le singe vaut-il pour l'humain ? Ce qui vaut pour nos lointains ancêtres vaut-il pour l'être humain actuel, Homo Sapiens Sapiens ? Êtes-vous un homo antecessor ? un homo heidelbergensis ? Une néandertalienne ? En avez-vous les caractéristiques morphologiques, psychologiques, le mode de vie ? Libre à vous de vous situer ainsi (je pensais naïvement que nous échangions entre sapiens sapiens). Il faut dans ce cas en tirer les conséquences qui pourraient être surprenantes.
De même pour les sociétés traditionnelles que vous idéalisez et prenez pour modèle (mythe du bon sauvage) et dont aucune ne pousse l'allaitement jusqu'à 7 ans : il faudrait dans ce cas aussi en appliquer le mode de vie dans son intégralité (vivre sans électricité ni eau courante, etc.) et non en reprendre uniquement les aspects qui vous arrangent. Or dans ces sociétés, les filles sont mariées à 12 ans. Je suppose que si vous allaitez la votre jusqu'à 7 ans, ce n'est pas pour la donner en mariage à 12. Curieuse évolution d'ailleurs que d'envisager de faire passer en quelques années du stade d'enfant allaité à la couche nuptiale…
Ce raisonnement simpliste ne permet donc pas de déterminer l'âge du sevrage de cette manière et votre chiffre de 7 ans est non seulement faux mais ne veut rien dire, sauf à justifier des pratiques extrêmes, plus nocives que bénéfiques, entre autres pour les raisons déjà largement exposées dans mes précédentes réponses.
Votre interprétation des informations vous égare, à moins que vous ne lisiez, vous aussi, en diagonale. Ainsi je n'ai jamais dit que j'avais mené une étude sur les conséquences de l'allaitement long après 40-50 ans. En revanche, j'ai maintes fois observé les ravages de la persistance d'une déglutition immature sur les personnes de cette tranche d'âge, avec ce terrible constat qu'on ne peut alors plus rien faire qu'extraire. Pour votre information, un allaitement trop long n'est pas l'unique cause de la persistance de la déglutition immature. Il en existe d'autres, détaillées dans mon livre. Mais vous n'avez sans doute pas encore eu le temps de le lire.
Aussi, je vous souhaite une bonne lecture et de fructueuses prises de conscience.
je voulais déjà vous remercier de prendre le temps de lire, publier et répondre à mes commentaires, et j'apprécie le ton non polémique de votre dernière réponse me concernant.
Je constate que vous êtes une femme passionnée, et notamment par votre profession, c'est tout en votre honneur.
J'aimerais cependant revenir sur 3 points qui me semblent douteux.
Premièrement, j'admets le fait que vous soyez plus au courant que moi sur la formation de la mâchoire et ce qui en découle de par votre formation, mais je n'arrive pas à comprendre plusieurs points:
Vous dites d'abord que le problème vient de la position base de la langue lors de la succion, puis vous admettez que lors de la succion au sein la position n'est pas la même mais qu'elle entraîne le même problème.
Phénomène que je n'arrive pas à comprendre d'un point de vue purement scientifique.
Ensuite, vous nous expliquez, que vous avez rencontré ce problème maintes fois auprès de vos patients, mais vous vous accordez à dire que l'allaitement long est une pratique marginale, minoritaire voire exceptionnelle. J'ai donc du mal à comprendre d'un point de vue littéral, comment on peut constater un phénomène rare à maintes occasions.
Avez vous des chiffres précis à révéler sur votre étude?
Enfin, vous décrivez que les problèmes qui découlent de l'allaitement long, s'observent notamment à l'âge adulte, hors, vous appliquez votre hypothèse par rapport à votre propre expérience, j'ai du mal à saisir comment d'un point de vue pratique, vous arrivez à faire de telles constatations.
Votre hypothèse est tout de même intéressante, mais je pense et suggère qu'elle le serait encore plus, tournée d'une autre manière:
N'est ce pas la diminution de l'allaitement voire de l'allaitement long qui a entraîné les problèmes dentaires que vous constatez actuellement?
Deuxièmement, j'aimerais revenir sur l'autre sujet que vous abordez, à savoir les caries.
Plusieurs études européennes et américaines s'accordent sur le fait que le LM est anti-cariogène.
L'explication des caries provient donc d'une alimentation trop sucrée et d'un manque d'hygiène pour majorité.
Par contre, si nous voulons pousser l'étude plus en profondeur, certains chercheurs américains en odontologie, ont constaté que l'association sucre et LM potentialiserait le risque de caries.
Quoiqu'il en soit, le problème ne vient pas de l'allaitement, comme vous semblez le penser mais de l'alimentation trop sucrée et le manque d'hygiène.
Troisièmement, j'aimerais revenir sur le lien que vous faites entre allaitement long et développement psychologique.
Sur ce point, il est clair que vous manquez d'informations, et j'arrive à le comprendre puisque c'est pour vous un phénomène marginal.
Hors, tous les spécialistes de l'allaitement, qui ont, comme vous avez pour votre profession, une expérience non contestable, s'accordent pour affirmer le contraire de ce que vous énoncez.
Je pense d'ailleurs que sur ce point vous dérivez de l'objectif de votre hypothèse, ou bien vous devriez mieux vous documenter puisque ce n'est pas à proprement parlé un enseignement de votre spécialité.
Pour conclure, j'aimerais encore rappeler que l'OMS déclare que l'allaitement doit être exclusif jusqu'à 6 mois, puis que le LM est l'aliment majoritaire jusqu'à 1 an et que l'allaitement peut être poursuivi jusqu'à l'âge de 2 ans et au delà.
Et puisque vous semblez avoir des connaissances approfondies en psychologie et développement de l'enfant, vous serez certainement en accord sur le fait que 6 mois, voire plus, ce n'est pas négligeable entre l'âge de 0 à 3 ans voire plus.
Cordialement Justine, heureuse maman de 2 enfants en parfaite santé et très épanouis, qui boivent le lait à la source.
PS: vous n'êtes ni une cible ni un combat pour moi, je tiens seulement à comprendre le fond de vos pensées, étant de nature curieuse et en recherche de savoir.
Je me réjouis de savoir que je ne suis "ni une cible ni un combat pour [vous]" et que votre " nature curieuse et en recherche de savoir" vous pousse à comprendre "le fond de [mes] pensées". C'est tout à votre honneur et je ne peux que vous en féliciter.
En outre, je note que "Tétouille en colère" s'est métamorphosée en "Justine, heureuse maman de 2 enfants en parfaite santé et très épanouis" (qui en doute ?).
Pour satisfaire votre soif de savoir, je vous invite à lire mon livre Orthodontie, halte au massacre qui vous permettra de comprendre le fond de ma pensée et répondra à vos questions, en particulier sur le développement des mâchoires et le rôle de la langue d'un point de vue scientifique, mieux que je ne saurais le faire dans le cadre de ces échanges nécessairement limités.
En outre, étant mère de deux enfants, vous y trouverez d'utiles conseils sur la prévention des troubles orthodontiques.
En effet, s'il y contribue, le mode d'allaitement n'est pas l'unique facteur influençant la croissance des mâchoires, pas plus qu'il n'est l'unique facteur influençant l'évolution de la déglutition, mais seulement un parmi de nombreux autres.
Je pense qu'une fois que vous aurez lu mon livre, nous pourrons échanger, si vous le souhaitez toujours, sur des bases plus scientifiques et sur la base d'une formulation plus claire.
C'est alors qu'on verra si votre but était bien la "recherche de savoir" ou bien juste un combat, une guerre pour avoir raison. Croyez que je n'ai aucun doute que vous le lirez, pas plus que je ne doute que vous y apprendrez beaucoup.
À la lecture de votre dernier message, j'ai le sentiment d'un dialogue de sourd car vous me reposez des questions sur des points que j'ai déjà développés. Ce qui est d'ailleurs normal et ne remet nullement en question vos capacités de compréhension : je ne peux vous résumer un livre de 400 pages en quelques messages de commentaires au bas d'un article.
En outre, si j'ai écrit un livre, c'est justement pour livrer le fond de ma pensée de la manière la plus claire et la plus scientifique possible, tout en étant accessible au plus grand nombre, y compris au lecteur sans bagage scientifique ni connaissances spécifiques de la sphère dentaire et de son développement.
Concernant les caries, je ne peux que vous citer ma propre expérience de clinicienne : j'ai constaté à différentes reprises la présence de caries chez des enfants allaités au sein. Alors combien exactement : souvent, beaucoup, énormément ? Je n'ai pas fait de statistiques mais en 20 années de pratique, j'ai constaté ces problèmes de manière récurrente, assez en tous cas pour témoigner qu'ils existent.
J'ai également dans mon expérience vu se développer des caries chez des patients qui ne mangeaient pourtant pas de sucre, voire complètement bio, et avaient une bonne hygiène. Mais c'est un autre sujet dont je traite dans mes autres livres. Que de lectures en perspective…
Pour conclure, je rappelle, une fois de plus, que je suis en accord avec les principes de l'OMS. Je pose une limite à l'allaitement comme je m'en suis déjà largement expliquée.
Et bien sûr, la généralisation du biberon est une cause de la recrudescence des malocclusions observées actuellement. Je l'explique dans mon livre en détaillant les autres facteurs contribuant à cette recrudescence.
Je le répète une fois de plus : l'allaitement au sein est bénéfique. Seuls les extrêmes sont nocifs : le trop long est aussi nocif que le trop court, le trop l'est autant que le trop peu.
Dommage que vous ne l'entendiez pas.
En vous souhaitant de fructueuses lectures
Votre thése a t'elle été mise en pratique ou vuee par vos collègues des pays ayant des taux d'allaitement très longs? Je pense bien entendu à la Hollande, la Norvège, la Suéde qui ont une moyenne de 62% des bébés qui sont encore allaités à 1 an et qui donc seront allaités très longtemps.
Je crois que vous avez oublié de penser que le sevrage (anthropologiquement parlant) devrait se situer autour de 6-7 ans, âge où les dents de lait tombent. Cela ne serait-il pas plus logique d'ailleurs?
Tiens en y songeant c'est bizarre que dans certaines parties du monde, des enfants tétent encore autour de 10 ans (oh mon dieuuuu) . Donc ses enfants ne savent ni parler, ni mastiquer, ni se détacher de leur mère (à vous entendre).
Bref, quand vous aurez épluchés (si vous en avez le temps) les études, hollandaises, néo zélandaise, Australiennet sur les cas d'allaitement long, peut être pourrons nous en discutter réellement.
En attendant que dites vous des enfants qui à l'âge de 5-6 ans ont encore tétine et/ou biberon en bouche avant et après l'école? Situation complétement saugrenue du fait d'objet en platique qui ne tiennent pas en compte de la morphologie de la bouche (chose que le sein fait !! )
Perle
la Hollande, la Norvège, la Suéde qui ont une moyenne de 62% des bébés qui sont encore allaités à 1 an et qui donc seront allaités très longtemps
Voilà ce qui s'appelle une inférence. Qu'est ce qui vous permet d'affirmer que les bébés encore allaités à un an, le seront encore des années plus tard, a fortiori 5 ans plus tard ?
Je crois que vous avez oublié de penser que le sevrage (anthropologiquement parlant) devrait se situer autour de 6-7 ans, âge où les dents de lait tombent. Cela ne serait-il pas plus logique d'ailleurs?
Ah oui ? Où est la logique ?
De mon point de vue, la logique est que le sevrage doit intervenir dès lors que l'enfant a des dents pour mastiquer.
Pour votre information, à six ans, ce sont les premières molaires adultes qui font leur éruption et non les dents de lait qui tombent. La chute des premières dents de lait est plus tardive. Il faut attendre 12 ans pour que toutes les dents de lait soient tombées, une limite d'âge qui ne vous fait pas peur, si j'en crois la suite de vos propos. En effet, vous n'avez pas peur d'écrire (à moins que ce ne soit du second degré ?):
Tiens en y songeant c'est bizarre que dans certaines parties du monde, des enfants tétent encore autour de 10 ans (oh mon dieuuuu) . Donc ses enfants ne savent ni parler, ni mastiquer, ni se détacher de leur mère (à vous entendre).
J'attends d'en apprendre davantage sur ces pratiques et leur contexte, à supposer qu'elles existent ailleurs que dans vos fantasmes. Tout ce que j'espère, c'est que ce sont pas les mêmes tribus qui fixent l'âge du mariage à 12 ans. Sauf à considérer que le sein maternel soit une préparation à la couche nuptiale ? Je vous suggère d'en discuter avec votre psy (car vous avez un psy, n'est-ce pas ?).
Bref, quand vous aurez épluchés (si vous en avez le temps) les études, hollandaises, néo zélandaise, Australiennet sur les cas d'allaitement long, peut être pourrons nous en discutter
réellement.
Aucune étude ne valide l'intérêt de prolonger l'allaitement au-delà de l'âge d'un an (je suppose que si une telle étude existait, vous seriez la première à l'avoir produite) et encore moins l'intérêt de le prolonger jusqu'à 6 ou 7 ans. Mais si vous en avez ne serait-ce qu'une seule, j'attends que vous la produisiez.
En attendant que dites vous des enfants qui à l'âge de 5-6 ans ont encore tétine et/ou biberon en bouche avant et après l'école? Situation complétement saugrenue du fait d'objet en platique qui ne
tiennent pas en compte de la morphologie de la bouche (chose que le sein fait !! )
J'en dis que votre remarque prouve que vous ne m'avez pas lue (rassurez-vous, on a vu que vous n'êtes pas la seule dans ce cas).
Je cite mon article (paragraphe Allaitement au sein: quand arrêter) :
"Bien entendu, il serait aberrant de sevrer un enfant du sein pour le mettre au biberon. Le sevrage dont il est ici question fait allusion à toute forme de succion (sein, biberon, tétine, pouce)".
Si vous "épluchez" les études, hollandaises, néo zélandaise, Australienne etc. (vous avez oublié de citer les études nord-papouasiennes) sur les cas d'allaitement long avec autant d'attention que vous en mettez à me lire, je me demande dans quelle mesure on peut se fier à vos affirmations.
Si vous ne vous donnez même pas la peine de lire l'article que vous avez la prétention de critiquer, c'est perdre mon temps que de continuer à vous répondre.
Je réponds à votre dernier message parlant de l'évolution.
Vous avez certainement fait des études sur le sujet, donc je ne vous apprends pas que nous avons encore aujourd'hui des vestiges de l'évolution, pourtant, nous ne sommes plus des singes depuis longtemps. Des exemples : les ongles, les poils, la chair de poule, les réflexes (archaïques) de la naissance... Les ongles servaient certainement à grimper aux arbres et à griffer pour se défendre ; aujourd'hui, nous n'en avons plus l'utilité. Les poils protégeaient du froid ; aujourd'hui, nous avons des vêtements. La chair de poule que nous avons quand nous avons froid ou peur ou une émotion forte, n'est d'aucune utilité aujourd'hui, vu que nous n'avons plus assez de poils (même Démis Roussos, c'est dire)... Il est donc possible de ne pas être un chimpanzé et de continuer un allaitement long, comme dans le temps.
De même, et là, j'entre dans votre domaine, il y a peut être des dents qui servaient à nos ancêtres très lointains et qui n'auraient pas forcément d'utilité aujourd'hui. Les homo habilis mangeaient la viande crue (remarquez, les homo erectus mangeaient cuit, mais n'avaient pas forcément les couverts qu'on a maintenant), donc ils avaient besoin des incisives. Mais aujourd'hui, on peut couper notre viande avec des couteaux et des fourchettes. Pour le reste, et bien ma fille de 11 mois, qui n'a que 2 dents en bas depuis 1 mois, mange du pain depuis qu'elle a 8 mois, donc elle y arrivait bien sans dents. Alors, si je me laisse à divaguer, je pourrais me dire que les dents qui se déchaussent, c'est peut être un signe normal de l'évolution. Dans des centaines de milliers d'années (j'ai de l'espoir), peut être que nos descendants n'auront plus que 24 dents...
Quand vous parlez des "sociétés traditionnelles", et bien je pense qu'on a le droit de prendre ce qu'il y a de mieux dans chaque "tradition". Ce n'est pas parce que nous sommes français que nous sommes meilleurs que d'autres. J'ai décidé d'allaiter ma fille, j'ai décidé de la porter en écharpe, mais non, je ne vais pas la marier à 12 ans, ni l'exciser dans 5 ans, ni me contaminer du sida, sous prétexte que plus de 20 millions d'africains sont contaminés et parce que j'ai décidé de faire 2 choses pratiquées largement en Afrique. J'ai l'impression que vous mélangez tout madame.
J'imagine que les "ravages de la persistance d'une déglutition immature sur les personnes de cette tranche d'âge" ne sont pas dus qu'à l'allaitement/le biberon/le pouce/la tétine. Car sinon, près de 100% des gens de 40-50 ans auraient ce problème, car tout le monde (ou presque) a eu un bib de lait jusqu'à 3 ans au moins. Pouvez vous nous dire quels sont les autres "coupables" de cette déglutition immature?
Le problème est que vous laissez sous entendre que seul l'allaitement (ou bib ou pouce ou tétine) est responsable de cela, et le pire c'est que certaines mamans y ont cru (voir les 1ers commentaires). Alors que vous ne pouvez avoir de recul suffisant pour affirmer cela, vu que les personnes de 40 ans aujourd'hui sont les enfants qui ont le plus bénéficier de la féministe Badinter, avec l'apothéose des laits artificiels. Je ne remets pas en cause ce que vous dîtes, c'est peut être vrai. Et justement, il serait intéressant de faire cette étude aujourd'hui, avec des enfants allaités longtemps qu'on suivrait sur 40-50 ans.
J'ai une petite question, suite à un autre de vos commentaires : selon vous, à quel âge le bébé est capable de contrôler ses sphyncters?
Merci.
Séverine
Votre démonstration sur "les ongles, les poils, la chair de poule, les réflexes (archaïques) de la naissance... Les ongles servaient certainement à grimper aux arbres et à griffer pour se défendre" (certes !) montre que vous ne connaissiez pas l'anatomie comparée.
Apprenez qu'un larynx et qu'un pharynx de singe (zone du cou) sont très différents d'un larynx et d'un pharynx humain. C'est pourquoi le second peut produire des son articulés alors que le premier en est incapable. Cette zone du cou évolue différemment au cours de la croissance chez l'un et chez l'autre. Pour cette raison, l'évolution de la déglutition se fait différemment et on ne peut pas appliquer les mêmes règles concernant le sevrage chez un singe et chez un humain.
Maintenant, si vous élevez un singe, c'est évidemment différent…
Alors, si je me laisse à divaguer, je pourrais me dire que les dents qui se déchaussent, c'est peut être un signe normal de l'évolution. Dans des centaines de milliers d'années
(j'ai de l'espoir), peut être que nos descendants n'auront plus que 24 dents...
Là, oui, sans vouloir vous vexer, vous divaguez, et pour ce qui est de "mélanger tout, madame", vous êtes experte, si j'en juge d'après la suite décousue de votre message.
Comme d'autres, vous parlez de ce que vous ne connaissez pas et c'est bien le problème. Je ne vous jette pas la pierre de ne pas avoir de connaissances dans le domaine qui nous occupe, sphère dentaire et développement maxillo-facial, mais de ne pas faire l'effort de vous informer ou alors de ne pas avoir l'humilité de reconnaître votre ignorance. Qui a donné ce conseil : parler uniquement de ce qu'on maîtrise ?
Quand vous parlez des "sociétés traditionnelles", et bien je pense qu'on a le droit de prendre ce qu'il y a de mieux dans chaque "tradition".
Qu'est-ce qui vous permet d'être certaine que le "mieux" dans une société et un contexte donnés, sera également le mieux dans une société et un contexte différents ?
Dans ce cas, pourquoi ne pas poursuivre l'allaitement jusqu'à 12 ans comme le font (prétendument) certaines sociétés traditionnelles (d'après Perle dont les affirmations sont, il est vrai, sujettes à caution, on l'a vu). Pensez-vous réellement que ce soit la meilleure manière de socialiser votre enfant en lui imposant des pratiques issues de sociétés dont les croyances et les coutumes (sans parler des conditions de vie) n'ont strictement rien à voir ? À agir ainsi, ne risquez-vous, au mieux, de le marginaliser ?
Si vous voulez aller au bout de votre "trip" (pour ne pas dire votre délire), il faut dans ce cas aller élever votre enfant dans ces sociétés que vous admirez tant mais : sans électricité ni eau courante ni confort moderne etc. Des candidates ?
Quant à votre dernière question (la question piège à 10 euros ?), je n'y répondrai pas en terme d'âge (qui ne veut rien dire puisque chaque enfant est particulier) mais en terme de stade dentaire : un enfant commence à maîtriser ses sphincters au moment où la canine de lait apparaît en bouche (pour infos : 4 canines).
PS : quand un enfant est en phase de contrôler ses sphincters, ce n'est déjà plus un "bébé" mais un enfant dont les besoins sont différents du bébé, ce que vous semblez ignorer.
j'ai lu votre article et les commentaires assez nombreux avec interêt.
Je ne reviendrai pas sur tout ce qui a été dit mais une question me turlupine tout de même:
une lectrice vous a demandé, a très juste titre, quelles étaient vos sources pour affirmer un lien de causalité entre allaitement long (grosso modo plus de 18 mois ou a partir de la poussée des canines de lait)et problèmes dentaires. Vous lui avez suggéré d'aller voir votre biblio, ce que je suis allée faire. J'ai d'abord été étonnée de voir que la plupart de vos références sont anciennes voire très anciennes, ce qui les rendent a mon sens peu convaincantes (10 ans a peu près, voire plus) et dans le domaine médical, les connaissances évoluent vite, j'en sais quelque chose.
Mais pour répondre plus précisément, sur quelle(s) référence(s) exactement, parmi celles de votre biblio, vous appuyez vous pour affirmer ce lien entre allaitement long et troubles dentaires ??? car nous sommes bien d'accord que notre expérience personnelle, de professionnel de santé ou de mamans allaitantes, ne fait pas la généralité.
D'avance merci.
j'ai lu votre article
Félicitations, vous êtes bien une des seule.
une lectrice vous a demandé, a très juste titre, quelles étaient vos sources pour affirmer un lien de causalité entre allaitement long (grosso modo plus de 18 mois ou a partir de la poussée des
canines de lait)et problèmes dentaires. Vous lui avez suggéré d'aller voir votre biblio, ce que je suis allée faire.
Je vous félicite, bel effort.
J'ai d'abord été étonnée de voir que la plupart de vos références sont anciennes
voire très anciennes, ce qui les rendent a mon sens peu convaincantes (10 ans a peu près, voire plus) et dans le domaine médical, les connaissances évoluent vite, j'en sais quelque chose.
C'est sans doute pour cette raison que la seule étude que vous parvenez à citer (Labbock et Hendershot 1987) à travers l'article donné en lien (voir message d'Armel), faisant état du bénéfice de l'allaitement sur le taux de malocclusions " chez les enfants allaités pendant au moins 12 mois", date de 1987 !
C'est d'autant plus ennuyeux de produire une référence ancienne, voire très ancienne dans votre cas (plus de 10 ans), quand on en produit qu'une. Mais peut-être me trompe-je et allez-vous produire une référence récente sur les bénéfices de l'allaitement sur le taux de malocclusions au-delà de 2 ans ?
Dans ce cas, j'attends. Car quand on exige des références bibliographiques, c'est qu'on est soi-même capable d'en produire.
sur quelle(s) référence(s) exactement, parmi celles de votre biblio, vous appuyez vous pour affirmer ce lien entre allaitement long et troubles dentaires ???
La voici : Caries prior to age 3 and breastfeeding: a survey of La Leche League members. Weber-Gasparoni K, Kanellis MJ, Levy SM, Stock J. J Dent Child (Chic). 2007 Jan-Apr;74(1):52-61.
2007 : est-ce assez récent pour vous ?
Le plus amusant est que cette étude a été faite à partir de témoignages de membres de la Lèche Ligue qui défendent un allaitement long et même très très long. Curieux, n'est-ce pas ?
L'étude conclut qu'une plus grande fréquence de caries est associée à un allaitement au sein prolongé et à un sevrage plus tardif.
Pour répondre au passage à la remarque d'une autre personne, le manque d'hygiène n'est qu'un facteur marginal, d'après cette étude qui corrobore mes propres observations ainsi que celle de nombreux dentistes avec qui j'ai pu en discuter.
Je suppose qu'après tout cela, et vu la pauvreté de vos arguments, je n'entendrai plus parler de vous.
Néanmoins, pour vous montrer que je suis ouverte au débat et que les contradicteurs ne me font pas peur, d'autant moins quand ils sont aussi maladroits que vous, j'ouvre les commentaires qui seront désormais publiés en temps réel.
Alors si vous avez des arguments (autant que possible pertinents, cette fois) à faire valoir, ne vous gênez pas.
À vos claviers, mesdames…
j'ai lu votre article et les commentaires assez nombreux avec interêt.
Je ne reviendrai pas sur tout ce qui a été dit mais une question me turlupine tout de même:
une lectrice vous a demandé, a très juste titre, quelles étaient vos sources pour affirmer un lien de causalité entre allaitement long (grosso modo plus de 18 mois ou a partir de la poussée des canines de lait)et problèmes dentaires. Vous lui avez suggéré d'aller voir votre biblio, ce que je suis allée faire. J'ai d'abord été étonnée de voir que la plupart de vos références sont anciennes voire très anciennes, ce qui les rendent a mon sens peu convaincantes (10 ans a peu près, voire plus) et dans le domaine médical, les connaissances évoluent vite, j'en sais quelque chose.
Mais pour répondre plus précisément, sur quelle(s) référence(s) exactement, parmi celles de votre biblio, vous appuyez vous pour affirmer ce lien entre allaitement long et troubles dentaires ??? car nous sommes bien d'accord que notre expérience personnelle, de professionnel de santé ou de mamans allaitantes, ne fait pas la généralité.
D'avance merci.
j'ai lu votre article
Félicitations, vous êtes bien une des seule.
une lectrice vous a demandé, a très juste titre, quelles étaient vos sources pour affirmer un lien de causalité entre allaitement long (grosso modo plus de 18 mois ou a partir de la poussée des
canines de lait)et problèmes dentaires. Vous lui avez suggéré d'aller voir votre biblio, ce que je suis allée faire.
Je vous félicite, bel effort.
J'ai d'abord été étonnée de voir que la plupart de vos références sont anciennes
voire très anciennes, ce qui les rendent a mon sens peu convaincantes (10 ans a peu près, voire plus) et dans le domaine médical, les connaissances évoluent vite, j'en sais quelque chose.
C'est sans doute pour cette raison que la seule étude que vous parvenez à citer (Labbock et Hendershot 1987) à travers l'article donné en lien (voir message d'Armel), faisant état du bénéfice de l'allaitement sur le taux de malocclusions " chez les enfants allaités pendant au moins 12 mois", date de 1987 !
C'est d'autant plus ennuyeux de produire une référence ancienne, voire très ancienne dans votre cas (plus de 10 ans), quand on en produit qu'une. Mais peut-être me trompe-je et allez-vous produire une référence récente sur les bénéfices de l'allaitement sur le taux de malocclusions au-delà de 2 ans ?
Dans ce cas, j'attends. Car quand on exige des références bibliographiques, c'est qu'on est soi-même capable d'en produire.
sur quelle(s) référence(s) exactement, parmi celles de votre biblio, vous appuyez vous pour affirmer ce lien entre allaitement long et troubles dentaires ???
La voici : Caries prior to age 3 and breastfeeding: a survey of La Leche League members. Weber-Gasparoni K, Kanellis MJ, Levy SM, Stock J. J Dent Child (Chic). 2007 Jan-Apr;74(1):52-61.
2007 : est-ce assez récent pour vous ?
Le plus amusant est que cette étude a été faite à partir de témoignages de membres de la Lèche Ligue qui défendent un allaitement long et même très très long. Curieux, n'est-ce pas ?
L'étude conclut qu'une plus grande fréquence de caries est associée à un allaitement au sein prolongé et à un sevrage plus tardif.
Pour répondre au passage à la remarque d'une autre personne, le manque d'hygiène n'est qu'un facteur marginal, d'après cette étude qui corrobore mes propres observations ainsi que celle de nombreux dentistes avec qui j'ai pu en discuter.
Je suppose qu'après tout cela, et vu la pauvreté de vos arguments, je n'entendrai plus parler de vous.
Néanmoins, pour vous montrer que je suis ouverte au débat et que les contradicteurs ne me font pas peur, d'autant moins quand ils sont aussi maladroits que vous, j'ouvre les commentaires qui seront désormais publiés en temps réel.
Alors si vous avez des arguments (autant que possible pertinents, cette fois) à faire valoir, ne vous gênez pas.
À vos claviers, mesdames…
Ou sinon, retournez allaiter et dans ce cas, bonne continuation.
Je suis désolée de voir le ton hautain que vous employez pour me répondre alors que, me semble t il, mon message ne l’était pas. Vous mettez en avant, assez souvent, votre statut de chirurgien dentiste et vos connaissances en la matière, pour me permettre de vous dire que je suis médecin pour ma part, et que je n'ai jamais vu un professionnel de la santé perdre autant son sang froid et devenir a ce point méprisant vis a vis de ses lecteurs, aussi acerbes soient ils.
Concernant l’article que vous citez plus haut et qui vous permet d’affirmer qu’un allaitement long n’est pas bénéfique, plusieurs points à signaler :
1°) certes votre article a été publié en 2007 mais il se base sur des données datant de 1985 donc obsolètes.
2°) ensuite, cet article est une analyse secondaire de données. J’explique pour les personnes qui ne le sauraient pas mais cela veut dire que l’étude n’était pas menée, il y a 25 ans donc, dans le but de trouver un lien entre caries et allaitement long. Ceci représente donc un gros biais.
3°) c’est une étude rétrospective faite a partir d’un questionnaire remis aux mamans et concernant leur ainé : vous n’etes pas sans savoir qu’une étude rétrospective est moins significative statistiquement parlant (oubli ou données érronées de la part de mamans…)
L’allaitement est un acte physiologique, naturel, inscrit dans nos gènes (ensuite libre a chaque maman de le pratiquer ou pas), ce n’est pas aux mamans allaitantes de prouver qu’il y a un bénéfice a allaiter mais a leur détracteur de prouver le contraire… et pour le moment, vous n’avez rien prouvé en terme scientifique j’entends. En tant que professionnel de santé, vous avez du entendre parler de l’evidence based medecine je suppose.
Bien à vous.
je n'ai jamais vu un professionnel de la santé perdre autant son sang froid
Voilà qui nous place, avec vous toutes, sur un pied d'égalité.
vous n’avez rien prouvé en terme scientifique
Mais vous pas davantage, chère madame.
L'unique étude citée par une contributrice en faveur de la croissance maxillo-faciale date de 1987. Elle est donc, selon vos propres critères, obsolète.
À ce propos, permettez-moi de n'être pas d'accord avec vous sur le fait qu'une étude "ancienne" est nécessairement dénuée d'intérêt. Car dans ce cas, il faudrait écarter celles de chercheurs comme de Weston Price qui a étudié les malocclusions et l'état dentaire chez les populations dites traditionnelles, et ses travaux, pour anciens qu'ils soient, sont riches d'enseignement.
Pour en revenir aux études scientifiques et à leur pertinence, ce n'est pas moi qui ait porté le débat sur ce terrain. Car, contrairement à vous, je n'ai pas besoin d'une étude pour être convaincue que l'allaitement prolongé jusqu'à l'âge d'un an est bénéfique pour la croissance des maxillaires. Au risque de me voir reprocher une fois encore de mettre mes connaissances en avant, il suffit pour cela de connaître la physiologie de la croissance de la face et des muscles sollicités par l'allaitement au sein.
Ceci dit, vous vous trompez, je ne mets pas en avant mes connaissances en la matière mais je les mets à la disposition de tout un chacun, du moins de ceux et celles qui veulent se donner la peine de les lire (ce qui, si je m'en fie à ce qui se passe ici, n'est pas fréquent).
Comme je l'ai déjà expliqué, je ne peux pas résumer un livre entier dans quelques posts de commentaires et je ne peux faire autrement que vous renvoyer vers la connaissance accessible qui existe, dans le but de poursuivre le débat sur des bases plus objectives et plus exactes. Si c'est cela être méprisant ou hautain, libre à vous de le voir ainsi.
Pour ma part, si je voulais débattre avec vous sur un sujet médical, par exemple le cancer, auquel je ne connais rien et sur lequel je suis certaine que vous en savez de par votre formation, y compris continue, et votre expérience certainement très longue liée à votre exercice (10 ans, 20 ans ?) infiniment plus que moi, je commencerais par me documenter sur le sujet. Si vous aviez écrit un article, un livre, cela me paraîtrait naturel de le lire avant de critiquer vos thèses et il m'étonne de voir que cela ne l'est pas pour vous, pas plus que pour les personnes qui sont intervenues ici.
Mais revenons à l'allaitement.
Recherchant une caution scientifique mais ne pouvant rien prouver d'un point de vue scientifique, vous invoquez à présent la souveraineté de l'instinct :
"L’allaitement est un acte physiologique, naturel, inscrit dans nos gènes, ce n’est pas aux mamans allaitantes de prouver qu’il y a un bénéfice", proclamez-vous.
Qu'il soit physiologique, certes. Je ne le discute en rien. Bénéfique et même très bénéfique, je ne le discute pas davantage. Qu'il soit pour autant opportun de le prolonger, pour certaines jusqu'à l'âge de raison (Armel : 7 ans), voire à l'adolescence (Perle : 10 ans), est un autre débat.
C'est ce débat que mon article entend éclairer, quitte à froisser au passage quelques susceptibilités de mères qui vivent l'idée même de ce débat comme une remise en question personnelle, ce qui, au passage, est bien dommage pour elles mais n'est aucunement de mon fait.
effectivement comme le pointe sophie vos références se basent sur des études de 1985 et franchement vu le contexte je trouve cela un peu léger et les raccourcis rapide
en référence
vous trouverez sur le site de la LLL:
- harry torney 2ième conférence européene Nottingham 2000 compte rendu par sara hung extrait de all around asia 2000
- investigation of role of human breast milk in caries development PR erickson E Mazhari pediatr dent 1999 21(2) 86-90
je vous cite un passage:
les résultats ont montrés que le lait humain n'induisait pas plus de variation du PH buccale qu'un rincage a l'eau claire.Il permettait une croissance modérée du streptoccocus sobrinus. Un dépot de clacium et de phosphates était observé sur la poudre d'émail après incubation avec le lait humain.Ce dernier avait un pouvoir tampon très faible. Enfin aucune carie n'était constatée après incubation dans le lait humain SEUL même après 12 semaines. Si par contre on ajoutait dans ce lait humain du saccharose a un taux de 10 pour cent les caries apparaissaient au bout de 3,2 semaines
les auteurs concluaient que le lait humain n'induisait pas de carie dentaire si vous prenez le temps de lire il y a d'autres sources que vous trouverez sur la même page
Bonjour madame,
Je suis contente de vous voir réintégrer ce débat et que vous ne me demandiez pas cette fois d'effacer votre contribution sans la publier.
Ceci dit, je vous remercie de ces références et prendrai le temps de les étudier.
D'ores et déjà, on peut dire que le problème dont nous débattons est relatif à allaitement long et même très long, pour lequel le lait humain n'est pas la seule source d'alimentation de l'enfant.
Dans le cadre de la diversification alimentaire que vous prônez jusqu'à un âge avancé, le lait de la mère est nécessairement associé à du saccharose provenant des autres apports alimentaires. Impossible qu'il en soit autrement. Dans ce contexte, l'étude que vous produisez montre que le lait de la mère possède un pouvoir cariogène car potentialisé par le saccharose.
Ce que confirme l'étude que j'ai citée (pas si obsolète, donc) et ce que confirment mes propres observations avec un recul de 20 ans et mes propres conclusions : l'allaitement prolongé, quelque soit sa nature (biberon ou sein) peut causer l'apparition de caries
Pour pertinente qu'elle soit, votre étude ne démontre donc strictement rien dans le cadre du présent débat. Si ce n'est que le lait humain n'est pas fait pour être associé à une autre source d'alimentation qui le rend alors cariogène
Si vous y réfléchissiez, vous pourriez peut-être tirer les conclusions qui en découlent. Citer des études, c'est bien. Encore faut-il savoir les interprêter.
La vôtre apporte de l'eau à mon moulin. Merci donc pour vos recherches bibliographiques. Je ne manquerai pas de les citer dans mon prochain article sur l'allaitement.
Qui a donné ce conseil : parler uniquement de ce qu'on maîtrise ?
Vous apparemment, puisque selon vous, nous sommes toutes des ignorantes. Je ne remets pas en doute ce que vous écrivez (j’ai d’ailleurs écrit exactement cette phrase dans mon précédent message, mais vous n’avez pas dû la voir), je veux juste comprendre. Vous n’avez pas répondu à mes dernières questions, celles qui étaient pertinentes sur votre sujet (que je ne connais pas, je l’admets humblement). Dîtes nous, si selon vous ou vos études, seule la succion prolongée cause les ravages de la persistance d’une déglutition immature. Sinon, dîtes nous quelles sont les autres causes ? Vous écrivez là uniquement un article à charge contre l’allaitement, même si vous avez rajouté une note (en police plus petite) pour dire que ça concerne aussi bien le biberon.
L’allaitement est un sujet que nous maîtrisons un peu plus que votre domaine (celui de la sphère dentaire), mais vous, vous vous permettez de parler d’un sujet, l’allaitement donc, que vous ne semblez pas maîtriser du tout. A mon humble avis, un médecin se doit d’être neutre : les bienfaits d’un allaitement, même long, sont très nombreux. Et même si la succion en général et l’allaitement en particulier sont mauvais à long terme pour le développement maxillaire, il y a de nombreux avantages à continuer malgré tout, ce que vous semblez nier.
Je vous encourage vivement à lire le manuel « Allaitement maternel, les bénéfices pour la santé de l’enfant et de sa mère » du Ministère de la Santé dans le cadre du Programme National Nutrition Santé.
Qu'est-ce qui vous permet d'être certaine que le "mieux" dans une société et un contexte donnés, sera également le mieux dans une société et un contexte différents ?
Si je me relis, j’ai marqué « je pense », alors non, je ne suis pas « certaine ». Mais pour répondre à votre question, ce n’est pas parce que nous ne vivons pas exactement comme notre voisin que nous sommes des marginaux. Quelle est selon vous la norme et la marge ?
Nous allaitons nos enfants peut être plus de 18 mois, mais ils vont à la crèche, à l’école, donc ils rencontrent d’autres petits humains et vivent en société. Donc, non, ils ne sont pas marginalisés.
Nous ne sommes pas des chimpanzés, vivant dans des grottes à élever nos bébés chimpanzés, comme vous semblez le penser…
Et contrairement à ce que vous pensez ou écrivez, nos enfants, allaités, ne sont pas des « simples d’esprit ». Je vous cite : « Il y a un temps pour tout et celui dévolu à l’allaitement est dans l’idéal d’environ un an. Le bon sens populaire l’a bien compris : un dicton affirme que l’enfant qui reste au sein plus d’un an « tête l’esprit », allusion explicite au fait qu’un sevrage trop tardif risque de faire de l’enfant un « simple d’esprit » en le privant de stimulations propres à développer ses facultés cognitives. »
Tout d’abord, des études ont prouvé le contraire et notamment une analyse publiée en 1999 a confirmé un bénéfice de 3,2 points de QI (les références bibliographiques sont dans le manuel cité plus haut). Dans ce même manuel, il est marqué : « Au total, l’allaitement maternel, que ce soit pour des raisons psycho-affectives, nutritionnelles ou environnementales, apporte un bénéfice sur le plan cognitif, modeste mais démontré dans la majorité des études, qui persiste à l’âge adulte ».
Ensuite, j’ai été moi-même allaitée plus d’un an ; à la suite de mon baccalauréat, j’ai fait les classes préparatoires (Maths Sup- Maths Spé) aux Grandes Ecoles, je suis diplômée d’une école d’ingénieurs (pas mal, pour une simple d’esprit, non ?). Alors, je me dis que si tous les simples d’esprits, car allaités plus d’un an, finissaient par faire de hautes études, ça tournerait peut être différemment en France.
PS : l’étude qui vous sert de référence date de 2007 et votre livre est sorti en 2005, bizarre autant qu’étrange, je dirai.
Je lis tous vos commentaires. Certains me laissent particulièrement perplexes, tel votre dernier message (celui qui parle des poils de Demis Roussos). Je regrette de ne pas avoir reconnu dans cette liste de contre-vérités la pensée d'une diplômée supérieure. Je suis donc, effectivement, "à côté de la plaque", selon votre propres termes.
Au ton de votre réponse, je suppose que je vous ai vexée, voire plus. J'en suis désolée.
Si vous aviez lu mes réponses aux autres commentaires, vous auriez vu que j'ai déjà répondu à votre question dans ma réponse au commentaire n°22 :
"En effet, s'il y contribue, le mode d'allaitement n'est pas l'unique facteur influençant la croissance des mâchoires, pas plus qu'il n'est l'unique facteur influençant l'évolution de la déglutition, mais seulement un parmi de nombreux autres".
Quant aux autres facteurs, ils sont nombreux. Pour les raisons dont je me suis déjà expliquée, il ne m'est pas possible de les détailler toutes. Vous les trouverez dans mon livre. J'en citerai donc seulement un parmi d'autres : l'extrême opposé d'un allaitement très long : un allaitement trop court et bien sûr le biberon, à propos duquel j'écrivais dans ce même message :
"la généralisation du biberon est une cause de la recrudescence des malocclusions observées actuellement. Je l'explique dans mon livre en détaillant les autres facteurs contribuant à cette recrudescence.
Je le répète une fois de plus : l'allaitement au sein est bénéfique. Seuls les extrêmes sont nocifs : le trop long est aussi nocif que le trop court, le trop l'est autant que le trop peu".
Vous écrivez là uniquement un article à charge contre l’allaitement, même si vous avez rajouté une note (en police plus petite) pour dire que ça concerne aussi bien le biberon.
Contrairement à ce que vous pensez, cet article n'est pas à charge contre l'allaitement mais contre la dérive que représente à mes yeux un allaitement sans limite dans le temps. Car allaiter un enfant jusqu'à ses dix ans, comme cela été dit par une intervenante (à moins que ne l'ai là encore mal compris et qu'il eut fallu prendre la remarque au second degré ? ) est de mon point de vue une dérive.
Et même si la succion en général et l’allaitement
en particulier sont mauvais à long terme pour le développement maxillaire, il y a de nombreux avantages à continuer malgré tout, ce que vous semblez nier.
Je ne nie pas les avantages de l'allaitement très long sur le plan de la santé en générale. Ce n'est pas mon sujet. Je me place strictement du point de vue maxillo-facial, si vous l'aviez lu, vous sauriez que c'est clairement indiqué au début de l'article. Si vous pensez que les avantages de poursuivre l'allaitement l'emportent sur ses inconvénients liés au fait d'entraver la maturation de la déglutition, c'est parfait car c'est votre problème que d'appliquer à votre enfant le traitement qui vous semble le plus approprié et d'en gérer ensuite les conséquences, bonnes et moins bonnes pour sa santé et son développement.
Je ne me serais jamais permis de vous comparer à des singes, pas plus d'ailleurs qu'à des femmes sorties de la préhistoire. Je vous rappelle que ce sont les défenseurs d'un allaitement très long (dont vous reprenez les thèses en cœur) qui emploient ces comparaisons fallacieuses avec le règne animal pour justifier un sevrage à l'âge de sept ans.
Je pense au contraire qu'élevant des bébés humains, vous ne pouvez leur appliquer les règles prévalant dans le règne animal (sevrage au moment de l'éruption de la première molaire adulte).
des études ont prouvé le contraire et notamment une analyse publiée en 1999 a confirmé un bénéfice de 3,2 points de QI (les références bibliographiques sont dans le manuel cité plus
haut). Dans ce même manuel, il est marqué : « Au total, l’allaitement maternel, que ce soit pour des raisons psycho-affectives, nutritionnelles ou environnementales, apporte un bénéfice sur le plan
cognitif, modeste mais démontré dans la majorité des études, qui persiste à l’âge adulte ».
Tout d'abord l'étude que vous citez a plus de 10 ans. Elle ne serait donc pas recevable si on applique les critères du Dr Sophie X (trop ancienne). Mais le biais ne vient pas de là, il vient de ce qu'on ne sait pas de quoi on parle il y a un flou complet en terme de durée : quel bénéfice pour quelle durée : un an, deux ans, trois ans, sept ans plus ?
Rien, absolument rien ne vous permet d'affirmer que les bénéfices de l'allaitement restent les mêmes quelle que soit sa durée. Il serait d'ailleurs logique, si vous y réfléchissez un tant soit peu, qu'il n'en soit pas ainsi. Généralement, les bénéfices d'une pratique (indépendamment de sa nature) augmentent avec le temps, puis atteignent un plateau et finissent par décroître.
Pour revenir au sujet qui nous occupe, l'unique étude citée en référence (Labbock et Hendershot 1987) fait état d'un bénéfice de l'allaitement sur le taux de malocclusions " chez les enfants allaités pendant au moins 12 mois".
Cela veut dire qu'allaiter jusqu'à un an est bénéfique pour la croissance maxillo-faciale, ce que je soutiens par ailleurs, je pense que vous l'aviez compris.
Cependant, qu'advient-il quand on prolonge l'allaitement au-delà d'un an ? Ce bénéfice s'amplifie-t-il ou au contraire décroît-il ?
Il n'y a aucune preuve qu'un allaitement de deux ans reste bénéfique sur la croissance maxillo-faciale. Pour toutes les raisons développées dans l'article et dans mon livre, je pense qu'un allaitement de plus de deux ans n'est plus bénéfique pour la croissance maxillo-faciale.
Le problème de votre raisonnement est que vous utilisez ce flou quand à la durée de l'allaitement pour justifier des pratiques très longues (vous affirmez d'ailleurs avoir été vous-même allaitée plus d'un an, sans préciser la durée : un an et un jour, un an et un mois, davantage ?). Sans vouloir vous vexer eu égard à votre formation, il s'agit là d'extrapolations qui n'ont rien de scientifique.
Pour ce qui est de votre dernière remarque, mon livre a été réédité en 2009, la bibliographie que vous avez consulté en ligne est celle de l'édition de 2005.
Si pour vous, un auteur qui actualise ses connaissances est "bizarre autant qu’étrange", eh bien, c'est dommage.
J'ai lu votre article et le long débat qui le suit avec beaucoup d'intérêt étant à la fois maman d'un petit de 17 mois que j'allaite toujours et chirurgien dentiste.
Ma première réaction a été de me demander si je faisais bien de poursuivre cet allaitement étant donné que mon petit a sorti ses canines ainsi que ses premières molaires dès ses 14 mois!
Mais étant donné que mon petit est très demandeur de tétées, et qu'il présente une intolérance au lait de vache, je ne vois pas comment un sevrage même progressif pourrait ne pas être négatif sur sa santé ni être source de stress pour lui. Merci de m'éclairer sur ce point.
Vous dîtes que les petits dès qu'ils ont leurs molaires et leurs canines sont capables de mastiquer leur nourriture et ainsi se passer du lait maternel(si j'ai bien compris le sens de votre article, veuillez m'excuser si je fais erreur), mais il faudrait m'expliquer par quel type d'aliments vous remplacez le lait maternel et également comment faire lorsque les petits sont malades et refusent alors tout solide pour se tourner vers le sein , source de réconfort et de lait maternel, dont les vertus sur la santé ne sont plus à prouver (du moins chez les tout petits où nous bénéficions d'études, mais alors prouvez moi que le lait maternel perd ses vertus immunologiques avec le temps!)
Etant dentiste et mon petit demandant régulièrement des tétées, je me suis longuement interrogée sur le risque cariogène de l'allaitement dans ces conditions. D'après mes lectures, c'est en effet l'association d'aliments et de lait maternel qui peut causer les caries, et non l'allaitement seul.
Je fais donc bien attention à choisir avec soin ses aliments bien entendu, à brosser ses dents après les solides, et continue à donner la tétée à la demande. Jusqu'à ce jour tout va bien, mais je reste vigilante.
J'ai pris connaissance de l'étude dont vous parlez un peu plus haut et qui montrait que l'allaitement long était responsable d'un taux plus élevé de caries.
Ceci me surprend,cette autre étude a une conclusion inverse:
Feedins habits as determinents of early childhood caries in a population where prolonged breastfeeding is the norm.
Community Dent Oral Epidemiol 2008 Aug;36/4:363-9
Alors qui croire? Je ne sais, je pense que les caries sont polyfactorielles, et qu'il ne sert à rien de montrer du doigt un seul facteur en le rendant responsable de tout.
Dans mon exercice, je n'ai malheureusement rencontré que peu d'enfants allaités au long terme, je rencontre par contre régulièrement des caries précoces suite aux biberons de LA, ou suite à des mauvaises habitudes alimentaires souvent associées à un manque d'hygiène. Je pense que ces facteurs là sont bien plus fréquents que l'allaitement long parmi les caries précoces mais ceci n'est que mon humble expérience et ressenti.
Madame, votre humilité vous honore.
De quel recul disposez-vous en terme d'années d'exercice ?
Concernant le pouvoir cariogène du lait humain, je vous renvoie à ma réponse au commentaire n° 28 (Stéphanie) et aux conclusions qu'on peut tirer des études produites.
Votre cas semble particulier, d'autant que si vous exercez, vous devez tenir compte d'une contamination possible de votre enfant par le mercure, substance qui est, comme vous le savez, un neurotoxique puissant, même à faibles doses, en particulier pour les enfants en croissance et les fœtus, une réalité reconnue par la FDA aux États-Unis
Vous n'êtes en effet pas sans savoir que les vapeurs inhalées lorsque vous posez ou déposez un amalgame, passent dans votre lait.
Sauf si bien entendu vous n'exercez pas ou que vous avez choisi de bannir ces obturations polluantes de votre exercice, ce que je souhaite pour votre enfant.
Quand on n'a plus que le mépris, l'agressivité et la colère à proposer en réponse, non seulement on prouve qu'on est à court d'arguments solides mais on perd également toute crédibilité.
On ne construit jamais rien de positif avec la violence gratuite, on n'en sort jamais grandit, et ce d'autant plus quand on est un professionnel qui est sensé avoir l'habitude de défendre ses positions aussi bien devant ses pairs que devant un public non-initié.
En vous souhaitant de fructueuses prises de conscience sur votre manque de sang froid.
J'aimerais cependant revenir sur un point, vous avez écrit:
"Je le répète une fois de plus : l'allaitement au sein est bénéfique. Seuls les extrêmes sont nocifs : le trop long est aussi nocif que le trop court, le trop l'est autant que le trop peu."
Je suis absolument d'accord avec ça, si ce n'est, que je remplacerai le mot "nocif" par "bon" :)
Je m'explique, l'allaitement n'est jamais trop court, ni trop long, ce qu'on apporte à notre enfant via l'allaitement est, quelqu'en soit la durée, le meilleur qu'on puisse lui apporter, 3 jours, 3 mois, 3 ans, tout est bon à prendre. Laissons le choix au binôme mère/enfant de la durée de l'allaitement.
ça me prouve une fois de plus votre méconnaissance sur l'allaitement, lorsque je lis sur votre blog que vos références proviennent de dictons, ça me laisse songeuse.
Il y a beaucoup d'études sur l'allaitement long, que ce soit au sein de la LLL, par des professionnels de santé, que ce soit auprès de sociétés traditionnelles ou sociétés modernes, je vous laisse le soin de faire des recherches.
L'allaitement long n'est pas une idée farfelue de quelques folles incultes qui rétrogradent en chimpanzés pour donner le sein à leurs morveux dégénérés.
Enfin, sachez, que j'ai beaucoup de respect pour votre travail, j'ai étudié avec attention votre site, la dentisterie holistique, approche que je trouve originale, mais c'est tout en votre honneur d'être passionnée par cette voie et de consacrer votre temps à développer vos travaux et recherches.
PS: j'ai aussi lu les réponses que vous faites aux commentaires reçus ces derniers temps, j'imagine que vous vous êtes senti harcelée par ce flot de messages, pas toujours, je l'avoue, très respectueux, et j'espère que c'est pour cela que vous avez dépassé certaines limites envers l'être humain en général et les sociétés traditionnelles en particulier.
Ne gardez pas une dent contre tout ça.
Bien à vous.
Justine que vous avez surnommé "tétouille en colère", et qui préfère assumer ses sentiments et émotions pour en tirer le meilleur, plutôt que de les refuser et d'en être finalement submergée.
je ne suis pas médecin mais cela ne veut pas dire que je ne sais pas lire. Cette étude montre que ce qui est cariogène ce n'est pas le lait maternelle mais le sucre ragouté dans ce lait alors pour vous la solution supprimer le lait au lieu de supprimer l'alimentation trop sucré des enfants là j'avoue j'admire votre sens de la diététique
en plus excusez moi la conclusion DES EXPERTS est claire ce n'est pas le lait maternelle qui est cariogène c'est le sucre ragouté LE SUCRE pas le lait alors on remplace le lait par quoi du coca pepsi eau non non là je m'interroge
alors au lieu de critiquer mon sens de l'interprétation remettez vous en question je garde le saccharose et je supprime le lait comme ça ma fille n'aura jamais de carie ou alors si vous pensez que c'est l'association des deux qui est cariogène alors je remplace le lait par quoi??
après je vous donne de l'eau dans votre moulin vous n'avez pas besoin de moi pour choisir ce qui vous interresse dans les études déformer les paroles des gens y compris celle des experts (je ne suis pas la seule a le remarquer)
comment voulez vous dans ces conditions débattre si vous réinterprétez a votre sauce les études des autres????
en toute franchise pour moi vous avez perdu toute crédibilité car si tous vos livres découlent d'une interprétation aussi personnelle des études que vous citez et bien cela manque de sérieux
vous vouliez débattre mais vous passez a la trappe ce qui vous gène vous vouliez des études mais vous prenez que ce qui vous plait.
alors je sais que vous allez trouver une nouvelle pirouette pour me dénigrer mais peu importe
alors si on avait remplacé le lait par de l'eau il n'y aurait pas eu de carie c'est bien ça???
Etant orthophoniste (et maman depuis peu) je trouve ici une mine d'informations intéressantes...
En quoi celà induit-il une contradiction ? Marcher, têter, manger, les bambins le font naturellement depuis la nuit des temps, et celà se passe toujours ainsi dans la plupart des pays en voie de développement, hors de nos contrées où, à force de connaissances, on désapprend le bon sens.
Où sont les études randomisées en double aveugle ? Ah oui j’oubliais, "de notre point de vue", oups, ce n’est qu’un point de vue non étayé.
Par ailleurs, un bébé de 18 mois ne tête pas comme un bébé. L’enfant grandit, la relation évolue, les tétées aussi.
"De cette contradiction dans le message envoyé à l’enfant découlent une bonne part des caries dites du biberon que l’enfant déclenche dans un contexte d’allaitement prolongé au sein ou au biberon. En effet, cette contradiction génère un conflit interne provoquant un stress qui a pour effet d’inhiber la protection naturelle de la dent contre la carie."
Avec des si, on mettrait Paris en bouteille.... Vous partez d’une contraction très discutable, qui entraînerait un conflit interne, qui entraînerait du stress, qui entraînerait des caries... Voilà beaucoup de conditionnel ! Des préjugés, des partis pris.
Etonnamment les dentistes que je fréquente ne connaissent pas le stress, comme cause de caries !
Encore un article écrit par quelqu’un qui visiblement ne connaît pas l’allaitement, dommage.
Enfin, pour terminer sur une note positive, je retiens que l’allaitement qui heurtait à 6 mois, commence à être accepté au delà par ses détracteurs, et ça, c’est positif !
L., Pharmacien, dont la maman non allaitée n'a jamais cessé de sucer son pouce, qui sait combien les modes et les études font la pluie et le beau temps ! Et entend les quantités de bêtises quotidiennes annonés péremptoirement par ses confrères.. .Et qui entend bien écouter plutôt son coeur de maman !
Vous ne pouvez pas ignorer que les sucres ne présentent pas le même potentiel cariogènes.
Et à 18 mois, un grand nombre d’enfants n’a encore ni molaires, ni canines.
Houla ! ça cogite !
Votre assiduité à poster montre votre attachement à démontrer que vous avez raison.
Ne vous en privez pas, plus vous posterez de commentaires au bas de cet article, plus vous en améliorez le référencement et donc la visibilité.
Par conséquent : continuez, je pense que vous pouvez faire mieux car vos arguments sont un peu pauvres.
Et si cela peut vous aider à passer le temps, et accessoirement à vous défouler, vous joindrez l'utile à l'agréable.
Au plaisir de vous lire