Mercredi 7 mai 2008
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Dernière modification le 10-08-2008                    Reproduction interdite voir mentions légales

Invoquer des facteurs psychiques ou émotionnels pour expliquer les atteintes carieuses prête parfois à sourire. Pourtant, de
nombreuses études (voir bibiographie du Pratikadent) mettent en évidence le lien entre stress et caries. En outre, des mécanismes biologiques, aujourd’hui bien connus, permettent d’expliquer comment la carie est effectivement une maladie psychosomatique.


Liens biologiques entre stress et caries

Si le sucre était l’unique cause des caries, toutes nos dents devraient s’abîmer en même temps et de manière régulière. Or la réalité est toute autre: les caries se développent sur certaines dents en particulier, à des périodes bien déterminées de la vie. Comment expliquer cette réalité que la dentisterie conventionnelle feint tout simplement d'ignorer ?
Toute dent possède une immunité naturelle qui lui permet de se défendre contre les acides produits par les bactéries de la bouche à partir des résidus sucrés. Ce mécanisme protecteur repose sur l’existence d’un flux. Appelé flux dentinaire, il balaie la dent du centre (ou nerf) vers la périphérie ou émail.
flux dentinaire protecteur
dent protégée par le flux dentinaire
En effet, en dépit de leur dureté les tissus de la dent sont perméables et des échanges entre l’intérieur et le milieu extérieur se produisent en permanence.
La production de ce flux protecteur, qui repousse et neutralise les acides, est sous la dépendance de l’hypothalamus, zone du cerveau spécialisée dans la gestion du stress. Des expériences scientifiques* ont montré que le flux s’interrompt lorsqu’un stress d’intensité excessive et prolongée bloque l’hypothalamus. La dent perd alors son bouclier protecteur et le mécanisme de la carie s’enclenche. Une carie sera détectée dans les mois qui suivent. Elle se développe d’autant plus vite que le stress provoque dans le même temps une constriction réflexe des vaisseaux de la pulpe, amoindrissant les mécanismes de défense et de réparation cellulaires locaux.

* Travaux du professeur Steinman de l'université de Santa Lohma. Voir la
bibliographie du Pratikadent.


Caries et manques affectifs

La carie est bien une maladie psychosomatique. Elle apparaît en écho à un stress ou choc émotionnel qui a dépassé les capacités d’adaptation de la personne qui se bloque alors dans une réaction de fermeture intérieure pour se protéger. Les acides produits par les bactéries à partir du sucre n’agissent que sur un terrain préalablement fragilisé. La cause première est interne (émotions, vécu, croyances) et non externe (sucre). Le sucre ne fait que mettre au jour une fragilité réactivée par un stress. Par conséquent, si une carie apparaît, il est plus judicieux de se demander “qu’est ce que j’ai vécu?” plutôt que “qu’est-ce que j’ai mangé?”. Grâce au
langage des dents qui attribue un sens précis à la dent atteinte, les caries sont un marqueur de notre histoire. Vue comme un signe et non plus comme une fatalité, la carie permet de comprendre ses manques, son vécu, son histoire. Dans le même esprit, les parents peuvent s’interroger sur les carences affectives de leur enfant révélées par leurs dents abîmées. Le langage des dents leur apportera de précieuses réponses.


Relancer le flux, une priorité

L’existence du flux dentinaire est le garant de la bonne santé de la dent. Une dent soignée dont le flux dentinaire reste bloqué est vouée à se carier à nouveau à plus ou moins court terme. Libérer et relancer les processus vitaux au sein des tissus dentaires permet d’enclencher le processus de cicatrisation et assure la perennité du soin. Relancer le flux s’avère tout aussi important après la dépose d’un amalgame ou plombage. En effet, le flux centrifuge agit comme un véritable nettoyeur des tissus dentaires imprégnés de particules métalliques (il est nécessaire dans ce cas de laisser agir un pansement provisoire à bases d’huiles essentielles* pour permettre la dépollution des tissus dentaires après dépose). Pour relancer le flux vital de la dent, il est nécessaire d’identifier puis de libérer le blocage émotionnel lié à la dent qui empêche la vie de circuler en son sein. Les informations données par le langage des dents, par exemple dans le
Dictionnaire, servent de base à ce travail libératoire. Des manœuvres fines inspirées de l’ostéopathie, destinées à redonner à la dent sa motilité naturelle, peuvent contribuer à relancer le mouvement vital (biokinergie**). Cependant, sans prise de conscience du blocage émotionnel, l’effet de ces manœuvres adjuvantes n’est que temporaire. Ici encore se confirme la nécessité pour le patient de s'impliquer activement par la prise de conscience dans le processus de libération émotionnelle, seul garant de la pérennité du soin.

* Expliqué dans le
Pratikadent à la rubrique Soins.
** Voir le
Pratikadent à la rubrique Ligament (fiche du livre sur le site des éditions Luigi Castelli).

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par Estelle Vereeck publié dans : LANGAGE des dents communauté : Naturopathie
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Commentaires

Bonjour Estelle,
Merci infiniment pour toutes les merveilles que tu partages si genereusement avec nous!
Tout plein d'amour et une excellente sante a toi! :)
Sincerement,
Aude

commentaire n° : 1 posté par : Aude le: 09/05/2008 04:58:48
Bonjour, je me pose la question de savoir pourquoi les dents dépupées qui donc non plus de circulation de fluide dentinaire ne se carie pas à toute vitesse ?
commentaire n° : 2 posté par : Guastalla Olivier le: 05/09/2008 17:31:56
Excellente question ! Contrairement aux idées reçues, une dent dévitalisée n'est pas un organe entièrement mort. Si elle a perdu son innervation centrale (appelée pulpe ou nerf), la dent dévitalisée a cependant conservé son innervation périphérique sous la forme du ligament alvéo-dentaire. Celui-ci peut être vu comme une sorte de plexus nerveux périphérique qui maintient un lien avec le cerveau, qu'il continue d'ailleurs, grâce à des micro-capteurs de pression, d'informer en direct sur la position de la mandibule dans l'espace. Grâce au ligament, la dent continue de dialoguer en quelque sorte avec le corps. Et c'est là la clé de la réponse à votre question. De la salive est exsudée au niveau du sulcus (jonction de la dent avec la gencive) et cet exsudat est capable de prendre le relais du flux dentinaire et d'assurer la protection de la dent. Il s'agit d'une hypothèse de ma part, basée sur les connaissances de la physiologie de la dent. Il faudrait que des chercheurs s'intéressent à cette question et mènent des études à ce sujet. Vous trouverez des précisions sur le rôle du ligament qui fait toute la différence entre une dent naturelle, même dévitalisée et un implant, dans le Pratikadent, rubrique Ligament.
réponse de : Estelle Vereeck (site web) le: 12/09/2008 18:15:18

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