Samedi 12 janvier 2008
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Dernière modification le 09-11-2008
Titane : la fin du mythe de la tolérance parfaite
Depuis les travaux de Bränemark dans les années soixante, les fabricants ont imposé le titane comme un matériau d’une
biocompatibilité et d’une fiabilité absolue. La stratégie marketing a si bien porté ses fruits qu’aujourd’hui nombre de professionnels de santé nient de bonne foi toute possibilité d’allergie au
titane. Si, de tous les alliages existants, le titane est le mieux toléré, ce matériau n’est pas inerte pour autant.
Titane, toxique cellulaire
De nombreuses études ont établi la limite du titane en orthopédie. Les particules de titane libérées par usure et corrosion de la prothèse
articulaire sont toxiques pour les cellules osseuses. Absorbées par celles-ci, les particules provoquent la nécrose des celules chargées de construire l’os, tandis que les phénomènes de
résorbtion osseuse s’embalent. À terme, les particules de titane sont responsables d’une destruction osseuse telle, qu’elle conduit à la perte du dispositif prothétique par ostéolyse
aseptique.
(!) Le titane ne doit surtout pas être employé pour réaliser des couronnes en métal (couronnes coulées). L’attrition ou usure mécanique due à la mastication
libèrerait des particules de titane toxiques comme c’est le cas entre les surfaces articulaires d’une prothèse de hanche.
Titane, métal réactif
Le titane d’un implant dentaire est soumis à des contraintes bien spécifiques, très différentes de celles d’une prothèse orthopédique. Présenté comme
un matériau parfaitement inerte, le titane réagit cependant au contact de la salive par des phénomènes de corrosion. La salive se comporte en électrolyte générateur de courants galvaniques
(micro-courants électriques), majorés en présence d’autres métaux et d’amalgames au mercure. La corrosion est d'autant plus importante que le titane n'existe pas sous forme pure. Le titane allié
contient d'autres métaux, dont l'aluminium, qui favorisent les phénomènes d'oxydation et l'effet pile électrique. La polarisation de surface de l’implant, due à la corrosion de l'alliage en
titane, crée un stress oxydatif conduisant à la destruction des cellules chargées de former l’os*. Au plan général, le galvanisme produit des champs perturbateurs du biomagnétisme humain. Les implants pourraient se comporter comme des
aiguilles d’acupuncture fichées à demeure dans l’os, comme expliqué dans Hypersensibilité à l’électricité et métaux dentaires. De plus, les
particules de titane libérées diffusent via la circulation sanguine dans tout l’organisme, participant à l’intoxication aux métaux lourds avec une implication possible dans des pathologies
diverses (syndrome de fatigue chronique, sclérose en plaque, Alzheimer, arthrite rhumatoïde, sclérose latérale amyotrophique).
Allergie au titane, une réalité
L'allergie au titane est possible et aujourd'hui prouvée : implants dentaires en titane, l'allergie est une réalité.
*Kalbacova et coll, 2007
Toutes les références bibliographiques relatives à la toxicité du titane sont à consulter sur le site des
éditions Luigi Castelli.
NB : Ces études ont été validées mais comme aucune Autorisation de Mise sur le Marché ne valide la commercialisation des implants en titane, les fabricants ne sont pas obligés d'en tenir compte
ni d'informer sur les risques liés à ce matériau.
La toxicité du titane et les solutions alternatives sont développées dans le Pratikadent.
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Par Estelle Vereeck
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Publié dans : ÉNERGÉTIQUE dentaire
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