Mercredi 24 octobre 2007
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Dernière modification le
07-05-2009
La vague verte s’arrêtera-t-elle au seuil de votre bouche
Classification biologique des matériaux dentaires
L'engouement pour les produits biologiques s'apparente à une vague verte qui envahit notre quotidien. De l’alimentation aux produits de soins, en passant par l’habillement, les matériaux de
construction et jusqu’aux produits ménagers qui se doivent d’être non polluants, le bio est tendance, au point d'être un argument marketing. Plus qu’une mode, la vague verte s’impose comme un
mode de vie, voire une valeur éthique, un enjeu vital pour l'individu comme pour la planète.
Et vos dents ?
Outre l'amalgame ou plombage, proscrit par la dentisterie énergétique, un grand nombre de matériaux toxiques s’invitent dans votre bouche sans que vous en soyez avertis. Ces matériaux sont en
principe bannis de la dentisterie holistique. Mieux vaut cependant les connaître pour demander au dentiste de ne pas les employer ou éventuellement les faire déposer.
Essai de classification
Le matériau cent pour cent biocompatible n'existe pas. Cependant, certains sont plus neutres que
d'autres. Dans cet article, le degré de tolérance d'un matériau est quantifié par une note comprise entre zéro et dix tenant compte de la nature du matériau (métallique et donc générateur
d'électrogalvanisme buccal ou non) et de ses
effets secondaires rapportés dans la littérature. Passage en revue des principaux matériaux
dentaires.
Le plombage 4/10
Composé à 50% de mercure, le plombage ou amalgame est le moins biocompatible de tous les matériaux dentaires. Le fait qu'il
interfère avec les micro-ondes, émises en particulier par les téléphones portables, ses nuisances pour l'environnement en font un matériau totalement inadapté à notre monde
moderne. Il continue d’être employé pour des raisons
financières car il permet de soigner une dent rapidement et à moindres frais. Seul élément positif, si on
peut dire, pour les porteurs de plombages, le mercure, toxique pour les cellules, l’est également pour les bactéries responsables des caries.
Les métaux 4/10
Une trentaine de métaux entrent dans la composition de nombreux alliages utilisés pour réaliser couronnes, bridges, dentiers à
châssis métallique ou squelettés, implants. Le métal est loin d’un matériau idéal. Au contact de la salive, tout métal se corrode, libérant ainsi des particules métalliques, source d’une
intoxication chronique. Certains métaux, comme le nickel (incorporé dans de nombreux alliages bon marchés), sont connus pour
leur toxicité. En outre, toute personne peut développer une hypersensibilité, y compris à l’or pourtant réputé pour sa bonne tolérance. Le métal est donc un pis aller, qui n'est ni inerte ni
biocompatible mais seulement toléré. Il faut l’éviter dans la mesure du possible et surtout ne pas multiplier dans une
même bouche les alliages de natures et de compositions différentes.
Le titane 6/10
On le croyait inerte et totalement biocompatible. En fait, comme tout autre métal placé en bouche, il est réactif et se corrode au contact de la salive. La corrosion est majorée en cas de brossage avec un dentifrice contenant du fluor. Des études ont
montré que des particules de titane migrent dans l’os et les tissus autour d’un implant et également à distance dans le corps. De plus, des cas d'allergie au titane existent (4% des personnes
testées par le protocole Melisa.
Les résines ou composites 6/10
Communément appelées “plombages blancs”, les résines sont l’alternative la moins chère aux amalgames au mercure. Bien que sans
métal et donc sans effets galvaniques, les résines ne sont pas dépourvues de toxicité pour autant. La phase de durcissement s’accompagne d'un dégagement de formaldéhyde. Les résines sont en outre toxiques pour le nerf de la dent et contre-indiquées en cas de carie profonde. De plus, leur composition
exacte n’est pas connue.
Les résines cuites au laboratoire 7/10
Elles servent à réaliser des inlays, obturations réalisées sur mesure par le prothésiste
à partir d'une empreinte, et sont également la base de dentiers. La cuisson permet d'éliminer une partie des substances toxiques pour le nerf de la dent. C'est donc une alternative intéressante
au composite en cas de carie profonde ou volumineuse. Néanmoins, certaines personnes y sont allergiques.
La céramique 8/10
C’est le plus stable et le mieux toléré des matériaux employés en art dentaire. "Céramique" est un terme générique; il existe différents types de céramiques. La céramique renforcée à l'oxyde d'alumine est en passe d'être supplantée par une nouvelle céramique, la zircone,
renforcée à l'oxyde de zirconium.
La zircone permet de réaliser des couronnes et des implants sans métal, plus esthétiques que les dispositifs et prothèses
comportant du métal. En cas de caries volumineuses, elle permet de réaliser des inlays plus solides que les composites ou résines. Son coût élevé limite encore son
utilisation.
Attention : les matériaux non métalliques (résine et céramiques) sont non seulement mieux tolérés par
le corps (car ils ne génèrent pas de galvanisme) mais aussi moins
polluants pour l'environnement.
Remerciements
à Jean-Pierre Norguet, chercheur scientifique, qui a apporté son regard critique à
ce texte pour l'améliorer.
En savoir plus sur la biocompatibilité des matériaux employés en dentisterie > Le
Pratikadent
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Par Estelle Vereeck
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Publié dans : ÉNERGÉTIQUE dentaire
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