Dernière modification le 07-10-2008
La dentisterie énergétique recommande d'utiliser les produits et matériaux
les plus biocompatibles, une recommandation qui gagnerait à être généralisée.
Des polluants chimiques jusque dans nos dents
Outre le très
médiatisé plombage dentaire au mercure, il existe bien d’autres substances nocives employées en dentisterie. Le formol et ses dérivés comptent parmi les
plus nocifs. Émis par les pots d'échappement, la fumée de cigarette, les meubles en aggloméré, le formaldéhyde est en outre contenu dans de nombreux produits employés au
quotidien (peintures, colles, revêtements, emballages alimentaires, vêtements nettoyés à sec, shampooings). On ignore en revanche que les dérivés formolés
sont employés en dentisterie où ces polluants majeurs agissent en toute discrétion et de manière invisible. Le point sur ces toxiques quasiment inconnus du public.
Formaldéhyde, formol et dérivés
Le formol est un désinfectant puissant. Il est produit à partir du formaldéhyde (acide formique ou méthanal) qui est dissout
dans l'eau. Connu pour ses propriétés de momification des tissus biologiques, on emploie le formol pour conserver les cadavres. En dentisterie, il est incorporé sous formes dérivées
(paraformaldéhyde, polyoxyméthylène) dans de nombreuses pâtes d’obturation canalaires. On l’emploie également comme antiseptique sous un pansement entre deux séances sous forme de formocrésol, en
particulier chez l’enfant pour la dévitalisation des dents de lait. Des dérivés formolés sont également produits lors de la polymérisation des résines ou composites.
Un polluant aussi discret que dangereux
Lorsqu’on obture une racine avec une pâte contenant du formol, les vapeurs qui s’échappent de la racine n’ont d’autre issue
que l’os environnant dont les nombreux capillaires sont une voie de passage directe dans la circulation sanguine générale. Ainsi, les émanations formolées des résines époxy* majorent la
toxicité déjà élevée de ce type de pâte à canaux.
Classé parmi les cancérigènes certains par le CIRC (Centre International de Recherche sur le
Cancer), le formol et ses dérivés causent des brûlures des tissus, ils sont caustiques et allergisants. Des cas de réactions allergiques sévères après insertion de pâtes formolées
(réactions qui vont de l'urticaire au choc anaphylactique) sont rapportés dans la littérature**.
À côté de ces réactions violentes, il y a d'autres effets, plus sournois et difficilement quantifiables, lié à
l'empoisonnement chronique par les émanations formolées.
Le formol est en outre un neurotoxique. Il cause des altérations irréversibles du nerf dentaire en cas de dépassement de la
pâte dans le canal dentaire de la mandibule et des effets non mesurables directement sur les terminaisons nerveuses de l’os et du ligament de la dent (zone fibreuse innervée qui relie la dent à
l'os).
Absence de réglementation pour les produits dentaires
Il est difficile de comprendre pourquoi les dérivés formolés, facilement remplacés en dentisterie holistique par des huiles
essentielles, continuent d’être employés par les dentistes et surtout pourquoi ces produits, dont la toxicité est démontrée par de nombreuses études (voir
bibliographie), ne sont pas interdits par la législation européenne.
Un avis paru au Journal Officiel le 31 octobre 2007 interdit désormais le formol dans les préparations bénéficiant d'une
Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). L'arrêt de la distribution des préparations formolées est fixé au 30 juin 2008. Passé le 20 décembre 2008, on ne pourra plus les utiliser.
Les produits employés en dentisterie échappent à cette législation car ils ne sont pas soumis à une AMM.
Est-ce tolérable ?
* Variété de pâte canalaire non résorbable dont la réaction de prise (durcissement) libère du
formaldéhyde.
** Bibliographie > site des éditions Luigi Castelli
Source : le Pratikadent, dictionnaire holistique de la biocompatibilité des soins.
• Compléments d’information > Le Pratikadent
(fiche du livre sur le site des éditions Luigi Castelli)
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