Vendredi 16 octobre 2009
5
16
/10
/Oct
/2009 09:57
1
Dernière modification le 21-06-10
Adoptée le 21 juillet 2009, la loi dite HPST (Hopital Patients Santé Territoires) "portant réforme de l'hôpital et
relative aux patients, à la santé et aux territoires", étend l'obligation d'information écrite dont doit désormais bénéficier le patient. Il semble donc que dans le domaine des prothèses
dentaires on aille vers plus de transparence. Mais qu'en est-il en pratique ?
Origine des prothèses dentaires
La loi oblige désormais le chirurgien-dentiste à fournir au patient une copie de la déclaration de fabrication du
dispositif médical. Cette nouvelle obligation s’inscrit dans le prolongement de l’article R. 5211-51 du Code de la santé publique, institué par un décret du 28 avril 2009 et qui entrera en
vigueur le 21 mars 2010.
Cet article stipule que : "Dans le cadre de la procédure applicable aux dispositifs médicaux sur mesure, le fabricant établit une documentation comportant le nom et
l'adresse du fabricant, le ou les lieux de fabrication, les informations permettant d'identifier le dispositif concerné, le prescripteur de ce dispositif et, le cas échéant,
l'établissement de soins concerné ainsi que les caractéristiques indiquées dans la prescription médicale".
À compter du 21 mars 2010, les dérives pointées par l'émission Envoyé Spécial Fausses dents, vrais doutes ne devraient théoriquement plus être possibles. Chaque patient
devrait désormais pouvoir s'assurer de la provenance exacte de sa prothèse dentaire. Made in France ou made in China, l'amalgame ne devrait plus être possible.
Si ce n'est que certains prothésistes qui sous-traitent avec des laboratoires étrangers pourront, en tant que fabricant, établir une fiche à leur adresse, donnant
au patient (et au dentiste) l'illusion que sa prothèse a été fabriquée en France alors qu'elle provient d'un autre pays, avec tous les risques que cela comporte.
Coût des prothèses dentaires
L'information que le dentiste doit délivrer au patient comporte également "de manière dissociée, le prix d'achat de
chaque élément de l'appareillage proposé" ainsi que "le prix de toutes les prestations associées". Le coût des matériaux et le prix de revient de fabrication
par le prothésiste devront donc être indiqués en clair.
L'ensemble de la profession ainsi que l'Ordre des Dentistes s'opposent à cette disposition jugée "excessive et sans précédent". Arguant que "c’est l’acte médical
global qui compte et non pas le coût d’achat de la prothèse", l'Ordre des Dentistes estime la nouvelle loi "injuste et désastreuse" pour l'image de marque de la profession. Sur son site*, l'Ordre
rappelle que "depuis 1998 dans le cadre de la directive 93/42, une fiche de traçabilité de dispositif médical sur mesure certifiant l’usage de produits et matériaux répondant à des normes
strictes et définies est jointe au dossier médical du patient".
Certes. Cependant en pratique, le patient n'a pas accès à cette fiche dont l'existence et l'utilité restent de ce fait très théoriques.
Comme quoi tout n'est pas si simple au pays de la transparence.
Revirement
Une ordonnance du 11 mars 2010 est venue modifier le texte initial.
Connaître la provenance de sa prothèse dentaire est impossible.
* Site officiel de l'Ordre des Chirurgien-Dentistes
http://www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr/actualites/annee-en-cours/actualites.html?tx_ttnews%5Btt_news%5D=165&tx_ttnews%5BbackPid%5D=4&cHash=a4f35917c
Sommaire des autres articles sur la
dentisterie holistique
Réagir à cet article ou poser
une question en rapport avec cet article :
cliquez sur ajouter un commentaire, ci-dessous.
Pour les autres questions, voir la rubrique Poser vos questions en page d'accueil
Par Estelle Vereeck
-
Publié dans : Divers
-
Mardi 9 décembre 2008
2
09
/12
/Déc
/2008 19:03
9
Dernière modification le 27-04-2011
Article écrit d'après Science et Vie, novembre 2008 (article de C. Tourbe).
Contrairement aux idées reçues, la dent est un organe complexe que même les techniques les plus sophistiquées comme les
implants, ne parviennent pas à remplacer de manière satisfaisante.
La limite des implants dentaires tient au matériau, le titane, plus réactif qu'on ne
l'avait cru jusqu'ici, et au mode de liaison par ankylose de la fausse racine à l'os, très loin d'égaler celui d'une dent naturelle. Voir à ce sujet la rubrique Ligament du
Pratikadent.
Recréer une dent à partir de cellules souches est un rêve caressé par de nombreux
chercheurs.
Il existe différents moyens d'obtenir la repousse d'une dent, selon qu'on envisage une repousse totale (recréation d'une nouvelle dent) ou partielle (régénération des tissus dentaires
détruits).
Par Estelle Vereeck
-
Publié dans : Divers
-
Dimanche 3 août 2008
7
03
/08
/Août
/2008 17:04
1
Dernière modification le 14-06-2011
L'initiative vient de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM ) qui
entend imposer la transparence en matière de soins médicaux et dentaires. Fn juillet 2008, la CNAM annonçait sur son site qu'elle allait rendre possible pour un praticien donné la consultation
des tarifs des soins de base (carie, dévitalisation, etc.) et des actes les plus courants donnant lieu à des dépassements d'honoraires (pose de couronne, orthodontie, etc.).
Tarifs dentaires
Tarifs des dentistes sur internet
Voir aussi la nouvelle loi d'information sur le coût des prothèses dentaires.
Sommaire des autres articles sur la dentisterie holistique
Réagir à cet article ou poser une question en rapport direct avec cet article:
cliquez sur ajouter un commentaire, ci-dessous
Par Estelle Vereeck
-
Publié dans : Divers
-
Mardi 8 juillet 2008
2
08
/07
/Juil
/2008 17:54
4
Dernière modification le 28-03-2009
Alors que dans de nombreux
pays (Canada, Suisse, pays scandinaves), les hygiénistes dentaires font partie
intégrante de l'équipe de soin et secondent les dentistes dans la mise en œuvre des techniques de prévention, en France, la profession d'hygiéniste n'existe pas.
Ce rôle est dévolu au chirurgien dentiste, seul habilité par la loi française à travailler en bouche.
Question à la ministre de la santé
Le sénateur Jean-Louis Masson interpellait récemment Madame la ministre de la santé à propos de la profession d'hygiéniste
dentaire qui n'est toujours pas reconnue en France (question écrite n° 04278, publiée dans le JO Sénat du 01/05/2008 - page 862). Sachant que "ces
techniques de prévention pourraient faire baisser le nombre de caries, donc le nombre de plombages dentaires et ainsi améliorer la santé publique", monsieur Masson demande à madame la
ministre ses intentions au sujet de la possibilité de légaliser en France la profession d'hygiéniste.
"La mobilisation des professionnels de santé occupe une place majeure en la matière" a répondu madame la ministre qui
ajoute "et, bien que la profession d'hygiéniste dentaire n'existe pas en France, une réflexion est en cours pour élargir les compétences des assistantes dentaires et les impliquer
davantage dans la prévention, tant individuelle que collective".
Pas d'hygiénistes dentaires en France
On l'aura compris, l'officialisation de la profession d'hygiéniste n'est pas pour demain. Marquée par une longue tradition
d'empirisme et de chalatanisme (des arracheurs de dents sans diplôme opérant en plein air sévissaient encore en France au début du XXe siècle), les instances dentaires françaises sont très
vigilantes à ne laisser travailler en bouche qu'une personne titulaire du diplôme de chirurgien-dentiste. Ainsi une assistante dentaire n'a-t-elle (théoriquement) pas le droit d'exécuter des
actes tels que prise d'empreinte, détartrage, pose ou retrait de bagues, etc., et ce même en présence du dentiste.
Ni temps ni argent pour la prévention au cabinet
Pour autant, le dentiste ne peut se démultiplier et le temps dédié aux soins reste prioritaire par rapport à celui consacré à
la prévention. Si on ajoute que les soins prophylaxiques sont peu rémunérés et que l'enseignement de l'hygiène ne l'est pas du tout, on comprend qu'un dentiste ne puisse matériellement et
financièrement pas se permettre de consacrer à la prévention le temps qui serait nécessaire, du moins dans le cadre d'un cabinet conventionné. Soulignons que de nombreux dentistes font néanmoins
un travail remarquable dans le cadre de comités régionaux affiliés à l'UFSBD (Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire) en participant bénévolement à des programmes d'enseignement de
l'hygiène dans les écoles.
Assistante dentaire ou hygiéniste
L'assistante dentaire peut-elle se consacrer à l'enseignement de l'hygiène et remplacer l'hygiéniste ? La question est posée,
sachant que le rôle premier de l'assistante est de seconder le dentiste et que ses journées sont déjà bien remplies: accueil du patient, présentation du devis, encaissement des honoraires,
nettoyage et stérilisation des instruments, aide au fauteuil, etc. Le temps consacré à l'enseignement de l'hygiène dentaire risque de pâtir des nombreuses activités et responsabilités qui
incombent déjà à l'assistante. La solution serait d'employer une assistante exclusivement dévolue à ce rôle au sein de l'équipe dentaire. Mais dans ce cas pourquoi ne pas faire appel à un
hygiéniste ? En outre, le contexte actuel de pénurie d'assistantes dentaires qualifiées rend peu réaliste la solution proposée par la ministre de la santé.
Enjeu de santé publique
D'après une étude récente, seuls 16% des Français se disent très bien informés sur la santé bucco-dentaire et le brossage en
particulier. Reste 84% d'ignorants ou de mal informés sur des techniques qui pourraient pourtant à terme sauver leur capital dentaire et préserver leur santé. Plus de trois quart des français
déclarent ne pas être suffisamment informés sur l'hygiène dentaire en général et le brossage en particulier. Un beau gâchi quand on sait que des caries en moins, ce sont autant d'obturations
potentiellement toxiques comme les plombages, de dents dévitalisées et leurs effets secondaires en moins, autant de métaux nocifs ou
d'implants en titane
qui ne seront pas posés. La prévention d'aujourd'hui évitera demain bien des ennuis de santé liés aux dents soignées ou restaurées avec des matériaux inadéquats.
Pénurie de dentistes
La reconnaissance de la profession d'hygiéniste dentaire se justifie d'autant plus que la France est en passe de manquer de
dentistes. Une étude effectuée par la DREES, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, conclut qu'au rythme actuel des départs en retraite, on passera de 65
praticiens pour 100 000 habitants aujourd'hui, à 40 en 2030. Si rien n’est fait, l’offre de soins se dégradera fortement à partir de 2010 (lire à ce sujet Quand on ne pourra plus trouver de dentiste, sur le site des éditions
Luigi Castelli). Il est illusoire dans ces conditions d'imaginer que le dentiste, saturé de demandes de soins, puisse se consacrer correctement à la mission de prévention qui est la sienne. Quant
aux assistantes dentaires qualifiées, elles se font tout aussi rares.
La mise en place d'une politique de prévention dentaire responsable est un enjeu de santé publique. Elle passe par
la reconnaissance d'un professionnel spécialisé, capable de seconder l'équipe soignante dans cette mission: l'hygiéniste dentaire.
Priorité à l'information
En attendant, il appartient à chaque patient de s'informer sur les techniques d'hygiène dentaire simples à mettre en œuvre pour préserver son capital dentaire. Pas moins de quatre rubriques sont
consacrées au brossage dans le Pratikadent :
brosse à dent, compléments au brossage, dentifrice, technique de brossage. Y sont développés d'autres sujets en lien direct avec la prophylaxie : gestion de l'acidité de la salive, source de nombreux maux, hygiène alimentaire, sans oublier les techniques de prévention chez l'enfant (scellement des sillons,
application fluorée, etc.).
Sommaire des autres articles sur les matériaux dentaires et la dentisterie holistique
Réagir à cet article ou poser une question en rapport avec cet article:
cliquez sur ajouter un commentaire, ci-dessous Lire les commentaires
Par Estelle Vereeck
-
Publié dans : Divers
-