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Dimanche 26 mai 2013 7 26 /05 /Mai /2013 10:52
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Dernière modification le 26-05-2013

Estelle VereeckDocteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli 

 

Premier clonage d'embryon humain à but thérapeutique

Premier clonage humain thérapeutique : vers une révolution dentaire

Des chercheurs américains, l’équipe de Shoukhrat Mitalipov, du Centre national de recherche sur les primates de l’Oregon, à Beaverton, ont réussi à créer un embryon humain cloné, et à en dériver des cellules souches, grâce à une technique similaire à celle qui a conduit en 1996 à la naissance de la brebis Dolly. Les maladies du vieillissement cérébral, le diabète, et aussi probablement à terme la dentisterie pourraient, dans les années à venir, bénéficier de cette médecine régénératrice basée sur l’autogreffe cellulaire.

Contrairement au clonage reproductif qui a pour objectif de faire naître un bébé cloné (recherches interdites en France), le clonage thérapeutique vise "seulement" à produire sur mesure des cellules de différents tissus de l’organisme. Le but du clonage thérapeutique est d'obtenir des cellules souches ayant un patrimoine génétique identique à un individu donné, afin de régénérer n’importe quel tissu de l’organisme : os, muscle, nerfs… et dents.

Les cellules produites par clonage thérapeutique sont ensuite implantées chez l’individu à partir duquel elles ont été clonées, sans qu'aucune réaction de rejet se produise, puisque les gènes sont identiques. Le principe du clonage thérapeutique est de réaliser une autogreffe cellulaire. 

Cellules souches et dentisterie

Maître de conférence à l'Université d'Aix-Marseille à la faculté d'ondotologie, le docteur Imad About dirige un service de recherche à la Timone qui travaille depuis de début des années 2000 sur les cellules souches appliquées à la pulpe dentaire. Le but de ces recherches d'avant garde est de trouver le moyen de regénérer biologiquement la pulpe dentaire grâce aux cellules souches. 

"La cellule qui génère l'émail disparaît à l'éruption de la dent et serait perdue à jamais, c'est du moins ce qu'on croyait jusqu'à aujourd'hui", explique le Dr About. "Mais maintenant grâce aux cellules souches on peut retrouver ces cellules originelles, soit via la moelle osseuse, soit via les 3e molaires (les dents de sagesse), et en les activant elle pourrait donc "ressusciter".

La réactivation des cellules souches pourrait également permettre de recréer de l'os, os qui fait défaut en particulier en cas de maladie parodontale (déchaussement), et, pourquoi pas, à terme, permettre de recréer une dent biologique totalement compatible qu'on pourrait réimplanter au patient. L'implant parfait ! L'enjeu de ces recherches est énorme puisqu'on entrevoit qu'elles pourraient mettre un terme définitif aux problèmes actuels de toxicité des matériaux dentaires liés par exemple aux amalgames dentaires et aux implants en titane.

Trouver des cellules souches

Or, un des problème qui se pose, et se posera de plus en plus dans le futur, est de parvenir à isoler des cellules souches à partir desquelles recréer les différents tissus de la dent. En effet, les germes des dents de sagesse dont la pulpe contient les précieuses cellules, sont actuellement systématiquement extraites, souvent dès l'âge de 12 ans. Le clonage thérapeutique pourrait résoudre ce problème quand la population adulte n'aura plus une seule dent de sagesse en bouche.

Sources

www.egora.fr/

Premier clonage d'embryon humain, à visée thérapeutique

marsactu.fr/ 

Comment les cellules souches peuvent révolutionner la médecine dentaire

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Divers - Communauté : Santé et Guérison
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Vendredi 4 janvier 2013 5 04 /01 /Jan /2013 11:13
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Dernière modification le 04-01-2013

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

Soigner une dent cariée ou un abcès sans aller chez le dentiste est le rêve de nombreuses personnes. Des phobiques du dentiste ou de la roulette aux adeptes du tout naturel, beaucoup de personnes caressent le rêve de se passer des soins dentaires.

Soigner une dent cassée en pleine mer

Soigner une dent cassée en pleine mer, c'est ce qu'a fait Bernard Stamm, skipper du Vendée Globe, en décembre 2012, alors qu'il naviguait en plein océan indien au large du cap de Bonne Espérance. Après avoir perdu un tiers de sa molaire, le skipper avait la dentine de sa dent exposée, c'est à dire à vif, et très sensible au froid. Il s'est filmé tandis qu'il sèche sa dent avec un coton-tige et s'auto-pose un pansement sédatif en tube à prise rapide (du type des ciments provisoires utilisés par les dentistes). Ceux qui veulent s'en inspirer, peuvent voir la vidéo postée en ligne*. Outre que l'opération ne semble ni facile ni agréable, manque d'anesthésie oblige, il faut savoir que ce type d'opération permet de réaliser une obturation de fortune qui n'est guère pérenne, au plus quelques jours, à condition de faire très attention à ne pas mastiquer sur la dent ainsi "réparée". Il ne fait aucun doute que Bernard Stamm se soit précipité chez son dentiste sitôt débarqué.

Soigner une dent sans aller chez le dentiste

On peut donc au mieux boucher une dent très provisoirement, à condition de disposer du kit dentaire adéquat. Si cela peut rendre service en pleine mer ou au beau milieu de la jungle amazonienne ou encore au pôle nord (gare aux douleurs au froid !), soit en plein désert médical, dans tous les autres cas, il est conseillé (et aussi plus simple) de prendre rendez-vous en urgence chez son dentiste  (certains dentistes signalent sur leur site recevoir les urgences dentaires dans la journée).

Soulager une dent cariée ou un abcès en attendant le dentiste

En attendant le rendez-vous, il existe des mélanges d'huiles essentielles à appliquer pour soulager la douleur ou éviter l'infection en cas d'abcès dentaire.

 

Carie ou abcès, dans tous les cas, il ne faut surtout pas attendre ni prendre un antibiotique de sa propre initiative pour éviter d'aller consulter car un abcès dentaire non soigné à temps peut dégénérer en une infection mortelle, les dents n'étant pas loin du cerveau…


* http://www.cnsd.fr/actualite/vu-dans-la-presse/611-bernard-stamm-soigne-sa-molaire-en-pleine-mer

 

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Divers - Communauté : Les accros du naturel au quoti
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Dimanche 2 décembre 2012 7 02 /12 /Déc /2012 10:06
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Dernière modification le 02-12-2012

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

Le dentiste est vu souvent comme un privilégié. C'est oublier que la profession de dentiste est soumise à de fortes contraintes.

De plus, au fauteuil, il n'y a pas que le patient à subir un stress conséquent.

 

Dentistes : de plus en plus stressés

 

Charge de travail croissante, patients de plus en plus exigeants, niveau de stress accru… : le regard des dentistes sur l'évolution de leur profession en dix ans n'est guère optimiste. C'est ce qui ressort d'une étude American Express / OpinionWay.

25% des dentistes interrogés perçoivent une dégradation de leurs conditions de travail, en particulier à cause des contraintes administratives toujours croissantes.

18% se plaignent de patients de plus en plus difficiles et exigeants.

Un tiers des dentistes sondés annoncent des semaines de 50 heures. Pour tous les dentistes, la gestion du cabinet (comptabilité, enregistrement des feuilles de soin, commandes aux fournisseurs, gestion du stock…) empiète de 11 à 18% sur leur temps de travail.

Plus encore, une majorité de dentistes (88%) dénoncent une forte augmentation du niveau de stress. Pour 45% des dentistes, ce stress implique directement la relation avec les patients.

 

Patients de plus en plus exigeants

 

Mieux informés, en particulier grâce à internet, les patients sont aujourd'hui plus exigeants. Ainsi, pour beaucoup d'entre eux les exigences esthétiques se doublent d'exigences quant à la biocompatibilité des matériaux utilisés. Traçabilité oblige, il est loin le temps où un dentiste pouvait poser n'importe quel matériau en bouche sans que le patient s'en soucie. Aujourd'hui, ce dernier veut du beau et du biocompatible. Or, poser un composite en lieu est place d'un amalgame au mercure demande deux à trois fois plus de temps.

 

Ne pas en demander trop à son dentiste

 

Dans ce contexte, il n'est pas possible de demander au dentiste qu'il assure en plus le décodage des maux de son patient. Pour cette raison, l'analyse psychodentaire, analyse approfondie mettant en perspective l'ensemble des problèmes et des particularités dentaires, ne peut être pratiquée dans le cadre d'un cabinet dentaire. Il appartient au patient de faire ses propres recherches grâce aux nombreuses informations qui existent et, s'il en ressent le besoin, de faire lui-même la démarche de solliciter une analyse psychodentaire*, sans attendre de son dentiste qu'il le prenne en charge à ce niveau également.

 

* Modalités pratiques de l'analyse psychodentaire

 

Pour toute autre information : écrire à l'auteur

 

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Divers - Communauté : Médecine holistique
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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 12:15
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Dernière modification le 13-05-2012

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

En ce début de XXIem siècle, en dépit des progrès de la dentisterie, la peur du dentiste reste plus que jamais vivace et bien ancrée dans les mentalités.

C'est ce que montre un sondage Ifop pour Air Liquide Santé* qui révèle que 67 % des français redoutent la douleur avant une consultation chez le dentiste.

* Sondage réalisé en ligne par l'Ifop, entre le 21 et le 23 février derniers, auprès d'un échantillon de 1 004 personnes, représentatif de la population français âgée de 18 ans et plus.

Interrogées lors de ce sondage, 35 % des personnes avouent éprouver de l'appréhension, tandis que 14 % reconnaissent redouter totalement cette visite.

Pour un tiers des personnes sondées, c'est la piqûre anesthésiante et le bruit des instruments, la fameuse roulette du dentiste et son bruit aigu caractéristique, qui reste un objet de peur, voire de terreur.

Pour la moitié des français, ces peurs retardent le moment de se rendre chez le dentiste, tandis que 21 % (presqu'un quart de la population) ne consulte jamais pour cette raison, cette fraction de la population soffrant de ce qu'il est convenu d'appeler la stomatophobie.

Évaluer sa peur du dentiste : Mesurer sa peur

Il existe des moyens simples naturels et efficaces de traiter la peur du dentiste, comme par exemple l'hypnose, l'EMDR, ou encire la Résonance Energétique par Stimulation Cutanée, une méthode douce dérivée de l'acupuncture.

 

Alors, choisissez votre méthode, mais surtout, ne restez pas avec votre peur.


Sources : http://www.egora.fr/sante-societe/societe/147085-la-moitie-des-francais-mal-l’aise-chez-le-dentiste

http://www.airliquidesante.fr/file/otherelement/pj/2f/5b/e9/87/communique-presse-plus-jamais-peur-du-dentiste7359642947624189596.pdf

 

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Divers - Communauté : Bien-être
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 11:13
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Dernière modification le 02-05-2012

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli


Toute extraction est une mutilation à la fois irréversible et difficilement supportable pour celui qui la subit.

Irréversible car nous ne disposons pas actuellement des moyens de restaurer l'organe dentaire dans son intégralité à la fois fonctionnelle et esthétique. S'ils sont un progrès, les implants dentaires représentent au mieux l'équivalent d'une jambe de bois.

Le plus souvent, la mutilation que représente la perte de l'organe dentaire est nécessaire et motivée par des raisons cliniques. Le patient peut alors l'accepter et en faire son deuil.

Extraction dentaire abusive

Parfois, l'extraction dentaire est posée de manière abusive : c'est souvent le cas avec les dents de sagesse, aujourd'hui encore trop facilement et systématiquement extraites, ou encore des extractions de prémolaires saines pour raisons orthodontiques, alors qu'il serait possible de traiter autrement.

C'est également trop fréquemment le cas avec les dents dévitalisées dont l'extraction systématique est prônée (et c'est plus grave) par des dentistes qui justifient cette mutilation au nom de la dentisterie holistique dont cette pratique extrême représente une dérive.

Plus rarement, les extractions dentaires sont le fait de dentistes incompétents, parfois dénoncés et traduits en justice pour erreur médicale.

Arracher les dents par vengeance

Que penser de l'acte insensé de cette dentiste qui, quittée par son ami, lui arrache pour se venger toutes les dents alors qu'il était sous anesthésie générale?
Il est vrai que ce dernier qui souffrait des dents, n'avait pas hésité à consulter son ex, quelques jours après l'avoir quittée pour une autre femme, comportement révélateur d'une certaine inconscience. "Mal de dent, mal d'amour" dit le dicton. C'est peut dire que la dentiste avait une dent contre son ex-ami. Dans le cas présent cependant, on a pas envie d'en rire. L'édentation totale représente une castration symbolique que la dentiste furieuse a infligé à son ex-ami.

Pour son acte, elle risque trois ans de prison pour faute professionnelle et avoir abusé de la confiance d'un patient. Trois ans, la sanction est faible pour une mutilation majeure dont le patient ne se remettra jamais. Plus que la prison, on s'attendrait à la radiation à vie pour un acte d'une telle cruauté.

Il est vrai qu'à l'aune du préjudice juridique, une dent ne vaut pas cher, comme en témoigne cette affaire de quatre molaires extraites par erreur médicale par un dentiste suisse.


Source
http://www.egora.fr/sante-societe/faits-divers/146811-plaquee-la-dentiste-arrache-toutes-les-dents-de-son-ex-petit-ami-p

 

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Divers - Communauté : Santé et Guérison
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 11:36
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Dernière modification le 27-04-2012

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

Caries et granules homéopathiques Découverte en 1790 par le médecin Allemand Samuel Hahnemann, l'homéopathie est  aujourd’hui largement connue et utilisée. Près d’un Français sur 4 y aurait recours de manière régulière ou occasionnelle. Utilisée en médecine générale, l'homéopathie s'emploie également pour traiter les problèmes de la sphère dentaire, par exemple : problèmes de gencives, abcès dentaire

Caries et granules homéopathiques

Les remèdes homéopathiques sont généralement fabriqués à partir d'extraits naturels de végétaux, minéraux ou animaux, préparés par dilutions successives.

Les granules ou les doses (granules plus petits) sont des petites billes de lactose ou de saccharose imprégnées du produit actif.

Le lactose est un glucide présent dans le lait d'où il tire son nom (littéralement sucre de lait).

Le saccharose est le sucre blanc ou sucre de table.

Comme tous les sucres, lactose et saccharose sont dotés d'un pouvoir cariogène. Ces sucres sont métabolisés ou digérés par les bactéries présentes en bouche, qui le transforment en acides, contribuant à générer la carie dentaire.

Les granules homéopathiques peuvent abîmer les dents. Il est nécessaire de s'en souvenir. C'est particulièrement vrai des granules homéopathiques administrés le soir au coucher et qu'on laisse fondre sous la langue. Les sucres qu'ils contiennent diffusent dans la salive et stagnent toute la nuit sur les dents. Il est absolument nécessaire de se brosser les dents après la prise de granules homéopathiques, en évitant l'emploi d'un dentifrice mentholé.

Les granules homéopathiques ne doivent pas être administrés en cas d'intolérance au lactose.  

 

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Divers - Communauté : Les accros du naturel au quoti
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 10:50
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Dernière modification le 17-02-2012

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

Difficile d'échapper à la vague du blanchiment dentaire qui vous promet un sourire de star en quelques minutes seulement. Si Paris est comme toujours à la pointe avec des dizaines de centres et salons de blanchiment dentaire déjà ouverts, la tendance gagne les villes françaises à la vitesse d'une traînée de poudre. De Toulouse à Nice, en passant par Nîmes, Caen ou encore Clermont-Ferrand, il n'est plus de ville, même modeste, qui ne compte aujourd'hui au moins un centre de blanchiment dentaire. La tendance gagne gagne même les campagnes via les instituts de beauté, les salons d'esthétique ou de coiffure qui ajoutent désormais le blanchiment dentaire à la carte de leurs prestations.


Blanchiment dentaire : risques
"Un sourire de star radieux et éclatant grâce au blanchiment dentaire, sans risque ni douleur, en quelques minutes seulement" telle est la promesse de ces nouveaux experts auto-proclammés du blanchiment dentaire dont le rôle se limite pourtant à "assister" le client qui s'auto-applique une gouttière remplie de gel blanchissant (comprenez que c'est le client qui fait tout le travail, le prestataire se bornant à lui fournir le produit blanchissant). Si certains, certes rares, préfèrent parler d'éclaircissement dentaire esthétique, la majorité emploie le terme blanchiment dentaire, tellement plus vendeur il est vrai.

Blanchiment dentaire : quels risques

Le blanchiment dentaire est devenu le symbole du changement d’apparence peu cher et surtout sans bistouri ni risques, du moins croit-on.

Les nouveaux spécialistes du blanchiment dentaire rivalisent d'ailleurs de formules pour nous convaincre de la totale innocuité d'une telle pratique. Pour certains, le produit, "constitué d’ingrédients cosmétiques et sans péroxyde", "100% naturel", sans qu'on en connaisse cependant la composition exacte, serait totalement sans risques mais néanmoins déconseillé chez la femme enceinte, ce qui est pour le moins curieux pour un produit 100% sans risques et "naturel". Le produit, sans risques donc, ne pénétrerait pas l'émail de la dent au-delà de la couche superficielle. Selon d'autres, le produit pénètre certes, mais sans affecter la dent, produisant un "nettoyage en douceur" des parties ternies. "Les agents blanchissants nettoient en profondeur la surface et les parties ternies de la dent sans abîmer l'émail" affirme l'argumentaire publicitaire de ce bar à sourire. Nettoyer la surface en profondeur, on apréciera toute la subtilité de cette performance par ailleurs impossible à réaliser puisqu'on ne peut contrôler la pénétration du produit dans les couches de la dent et que sans pénétration en profondeur des agents blanchissants, il n'y a pas de résultat. D'autres encore qui ne manquent pas d'imagination, vont jusqu'à comparer l'effet du produit blanchissant à "une crème hydratante [qui] pénètre votre peau, libère ensuite ses principes actifs sous l'exposition d'une lampe électro-luminescente puis blanchit la dentine qui se trouve derrière l'émail".

 

On voudrait en sourire, si le sujet n'était justement pas sérieux puisqu'il s'agit de la santé et de l'intégrité des dents. Ces affirmations fantaisistes émanent de personnes qui d'évidence n'ont aucune connaissance dans le domaine dentaire et ramènent la dent à un simple phanère, c'est à dire sur le même plan que poils, ongles et cheveux par ailleurs traités dans ces salons esthétiques.

Certes séduisantes, ces affirmations ne sont absolument pas conformes à la réalité biologique de l'impact du blanchiment sur la dent. Comparer ce dernier à l'action d'une crème hydratante, dont la finalité est de nourrir la peau, est pour le moins audacieux, sinon inconscient, sachant que le produit blanchissant qui abîme les dents, a au contraire une action corrosive décapante et en aucun cas nourrissante ou minéralisante. Si on voulait faire le parallèle avec un produit pour la peau, il faudrait comparer le blanchiment à un peeling dont on connaît les dégâts sur l'épiderme quand il est répété trop souvent. Le ministère de la santé met d'ailleurs en garde contre les risques lié à la répétition des blanchiments. Cela n'empêche pas les bars à sourire de répéter de leur côté à l'envie : "Vous pouvez répéter l'opération autant de fois que vous le souhaitez, le produit 100% cosmétique n'abîme pas l'émail des dents".

Blanchiment dentaire : quels résultats

Quant au résultat d'un blanchiment dentaire, il reste aléatoire et dans tous les cas peu durable. Ceux qui s'imaginent déjà ressortir avec le sourire ultra-blanc des mannequins qui s'affichent sur les murs du salon de blanchiment ou sa publicité, doivent revoir leurs espérances à la baisse. Le sourire parfait blanc lavabo ne s'obtient pas par un blanchiment, ni même par des blanchiments répétés, mais à l'aide de facettes collées sur les dents ou selon le cas par des couronnes en céramique qui recouvrent les dents (c'est d'ailleurs le secret du sourire plus que parfait des stars). Si dame nature ne vous a pas doté de naissance de dents blanches (et c'est malheureusement le cas d'une majorité de personnes), vous n'avez aucune chance de les obtenir par blanchiment dentaire. Pour la plupart, les bars à sourire annoncent d'ailleurs la couleur. Certains le font de manière directe : "Vos dents ne seront jamais plus blanches que vos traits génétiques" prévient ce centre, tandis que celui-ci croit utile de préciser : "Le résultat final du soin diffère d'une personne à une autre et ne donne pas une blancheur exagérée aux dents". Nous voilà prévenus, même si l'affirmation est en contradiction flagrante avec les visuels de sourires aux dents "plus blanches que blanches" employés pour promouvoir le blanchiment.


D'autres vous avertissent mais de manière plus subtile : "Le blanchiment dentaire est un procédé qui permet de redonner leur blancheur initiale à vos dents en éliminant les colorations de l'émail et de la dentine par réaction photochimique" explique cet autre. Entendez que des dents qui n'étaient pas blanches initialement, c'est à dire de naissance, ne peuvent le devenir car le blanchiment ne saurait leur redonner une teinte qu'elles n'ont jamais eu. En clair, des dents génétiquement jaunes ne tireront d'autre bénéfice que modeste, voire quasi imperceptible, d'un blanchiment dentaire. Les éternels complexés devront donc soit s'accepter, soit se tourner vers d'autres méthodes (facettes, couronnes) proposées par la dentisterie esthétique.


Comparable à un super décapage en profondeur de la dent, le blanchiment dentaire n'a d'effet que sur les colorations acquises au fil du temps sous l'effet du café, thé, tabac… Cependant la blancheur ainsi obtenue n'est pas durable, la dent décapée réabsorbant aussitôt les colorants, même si des précautions spécifiques permettent de prolonger l'éclaircissement.

Dans ces conditions, cela vaut-il la peine d'investir une centaine d'euros dans un blanchiment qui, outre être d'une efficacité limitée et en tous cas éphémère, risque fort d'abîmer les dents, surtout s'il est répété ? À chacun de voir.

Pour aller plus loin: dossier complet sur le blanchiment dentaire

 

Voir aussi : Le Pratikadent, rubrique Blanchiment

 

Et aussi :

Le blanchiment n'est pas un geste anodin, interview du Dr Jean-François Seret, conseiller de l'ordre des chirurgiens dentistes de Picardie, dentiste à Hirson, dans l'Aisne

 

 

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Divers - Communauté : Bien-être
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 11:32
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Dernière modification le 25-01-2012

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

Les bars à sourire et autres échoppes de blanchiment prolifèrent à Paris et dans les grandes villes comme Lyon, tandis que coiffeurs, ongleries, cabinets d'esthéticienne, instituts de beauté, centres de bronzage et même salles de sport n'hésitent plus à proposer des séances de blanchiment dentaire. Dentistes et bars à sourire, en concurrence frontale sur le marché de l'esthétique, s'écharpent, une bataille qui rappelle curieusement celle qui oppose les mêmes dentistes à l'ordre des médecins au sujet des injections d'acide hyaluronique pour rajeunir la bouche.

Les bars à sourire sont-ils dangereux ?

Oui, dénoncent les dentistes qui voient d'un mauvais œil cette incursion de concurrents sur un territoire qu'ils estiment leur être réservé. Le blanchiment dentaire est une affaire médicale et en tant que tel doit être pratiqué par un chirurgien-dentiste, estiment-ils, car "la manipulation de produits d'éclaircissement n'est pas sans risque".

De leur côté, les "blanchisseurs" qui ont attaqué l'ordre des dentistes en diffamation, se défendent de pratiquer tout acte de dentisterie. Pour éviter l'accusation d'exercice illégal de l'art dentaire, les bars à sourire ont trouvé la parade : ils se limitent à encadrer les clients qui s'auto-administrent un produit par ailleurs en vente libre.

Les dentistes font valoir que les gels employés peuvent représenter un danger si leur concentration dépasse les dosages prévus par la législation. "Cette pratique à visée esthétique est susceptible d’exposer les consommateurs à des risques pour leur santé, surtout si le traitement est renouvelé fréquemment et si les produits utilisés contiennent ou libèrent du peroxyde d’hydrogène (ou eau oxygénée) à une teneur supérieure à la concentration maximale autorisée par la règlementation en vigueur pour les produits d’hygiène buccale, soit 0,1%" déclarait le Ministère de la santé dans un communiqué de presse du 5 décembre 2011*.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) assure effectuer des contrôles afin de "s’assurer que les produits vendus
pour le blanchiment dentaire sont conformes à la règlementation et que les prestations proposées par les établissements spécialisés dans cette pratique esthètique présentent toute la sécurité à laquelle le consommateur peut légitimement s’attendre".

Enfin, le communiqué rappelle que "le blanchiment des dents ne doit pas être renouvelé trop fréquemment".

Blanchiment chez soi, chez le dentiste ou dans un bar à sourire ?
Que choisir et pourquoi ?

Avantages et inconvénients de chaque méthode : Blanchiment des dents : avec ou sans le dentiste ?



Le blanchiment des dents et ses risques : Le Pratikadent, rubrique Blanchiment

 

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* Source du communiqué
http://www.sante.gouv.fr/point-sur-la-pratique-du-blanchiment-des-dents.html

Par Estelle Vereeck - Publié dans : Divers - Communauté : Bien-être
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 11:35
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Dernière modification le 27-12-2011

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

Si l’extraction systématique fut pendant des siècles l’unique remède au mal de dent, on pensait cette pratique barbare à jamais révolue grâce aux progrès de la dentisterie. Et pourtant, des prémolaires extraites pour raisons orthodontiques aux dents de sagesse extraites systématiquement au stade de germe, nombre de dents sont aujourd’hui extraites sans justification médicale réelle. Pire, certains dentistes n'hésitent pas à justifier cette pratique au nom de la dentisterie holistique et à l'appliquer systématique aux dents dévitalisées.

Nous relatons ici l'histoire vraie d'un patient, appelons-le André, qui s'est vu proposer l'extraction d'une dent par ailleurs parfaitement conservable.

Le dentiste arracheur : mésaventure d’André
 
André consulte son dentiste pour de légères douleurs au fond de la bouche. Le praticien diagnostique une carie sur la dent de sagesse et préconise l’extraction pour laquelle il adresse André chez un stomatologue.
 
André prend donc rendez-vous. Pourtant, perdre une dent supplémentaire, même de sagesse (ou justement de sagesse !) le chagrine. Sans réfléchir, il décide de solliciter notre avis. On ne sait jamais…
 
Et là, surprise! La radio montre qu’il s’agit d’une banale carie qui peut être traitée d'une manière simple et rapide, probablement en conservant la vitalité de la dent.
 
La radio montre que la dent de sagesse est bien en place, peu abîmée et qu'elle est utile à la mastication et au calage de l'occlusion grace à la présence d'une dent de sagesse antagoniste (en haut).
 
André décide de conserver sa dent de sagesse, s’épargnant une intervention désagréable et sans doute des conséquences négatives à plus long terme (déséquilibre de l'occlusion).
 
En effet, privée d’antagoniste par l’extraction, la dent de sagesse du haut se serait égressée par le phénomène de poussée continue avec pour conséquence des troubles de l’occlusion. 
 
 
Conclusion : le dentiste est-il encore un arracheur ?

La morale de cette histoire est qu'avant de procéder à une extraction, acte irréversible, il est sage de prendre plusieurs avis. Dans le cas d'André, son dentiste a préconisé l'extraction car il ne voulait pas prendre le temps de soigner une dent située au fond de la bouche, donc plus difficile d'accès. En effet, les dentistes sont rémunérés à l'acte et non au temps passé.
Aujourd'hui encore, le dentiste reste trop souvent un arracheur.

Autres cas où des extractions sont préconisées, souvent de manière abusive :


- Extractions de dents dévitalisées au nom d’une vision extrémiste de la dentisterie holistique.
- Extractions des dents de sagesse ou germectomies en prévention des récidives de traitement d’orthodontie.
- Extractions orthodontiques (prémolaires saines)

 

 

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Divers - Communauté : Santé et Guérison
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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 09:31
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Dernière modification le 14-02-2012

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

Injection d'acide hyaluronique au cabinet dentaire

Injection d'acide hyaluronique : le dentiste se fait chirurgien esthétique En parcourant les sites de certains dentistes sur internet, on sera peut-être surpris de constater que certains praticiens proposent aujourd'hui un nouveau type de prestation : l'injection d'acide hyaluronique dans le bas du visage. Il s'agit d'un acte à visée esthétique destiné à atténuer les rides du tour de la bouche et du sillon naso-génien. L'acide hyaluronique est présenté comme un produit sans danger ni effets secondaires qui se résorbe en 8 à 9 mois. Les injections d'acide hyaluronique sont utiles pour rajeunir la bouche en atténuant le relâchement cutané causé par les pertes dentaires que les implants dentaires sont incapables de compenser.

Injection d'acide hyaluronique : aval de l'Ordre des dentistes

Le Conseil de l'Ordre des dentistes a donné son aval à ce type d'intervention. D'après un communiqué publié par le Ordre National des chirurgiens-dentistes sur son site officiel le 2 mars 2011*, "le Conseil national a écrit au ministère de la Santé pour rappeler que, en vertu du Code de la santé publique, les praticiens de l’art dentaire disposent bien du droit et de la capacité professionnelle pour réaliser des injections d’acide hyaluronique dans la sphère buccale et autour de la bouche".
Le Conseil national a tenu à rappeller le périmètre légal de la capacité professionnelle du chirurgien-dentiste, périmètre qui ne se limite pas à la zone qui se situe à l’intérieur de la bouche ou zone intra-buccale : « La pratique de l'art dentaire comporte la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies congénitales ou acquises, réelles ou supposées, de la bouche, des dents, des maxillaires et des tissus attenants, dans le respect des modalités fixées par le code de déontologie de la profession mentionné à l'article L. 4127-1. »

Reste évidemment à avoir si le vieillissement cutané lié à l'âge, vieillissement que les injections d'acide sont censées combattre, sinon traiter de manière éphémère (9 mois avant que le produit se résorbe), peut et doit être considéré comme une "maladie acquise". Pour parer à toute objection, l'Ordre des dentistes ajoute : "Qu’il s’agisse de la bouche, des maxillaires ou des tissus attenants, il est bien du rôle des chirurgiens-dentistes de reconstruire l'harmonie d'une expression faciale perdue au fil des agressions du temps. […] C’est pourquoi il relève bien de la capacité professionnelle des chirurgiens-dentistes de réaliser des injections d’acide hyaluronique dans la sphère buccale et péribuccale mais également dans le sillon nasogènien ou encore dans la ride d’amertume au coin des lèvres".

Injection d'acide hyaluronique : médecins et plasticiens pas contents

S'estimant concurrencés frontalement sur leur terrain, les médecins et chirurgiens plasticiens ne l'entendent pas de cette oreille. L'ordre des médecins proteste, non évidemment au nom de la concurrence, mais au nom de la protection des patients. D'après l'Ordre des médecins, le chirurgien-dentiste qui pratique l'injection d'acide hyaluronique, sort du cadre de ses compétences car seuls les médecins seraient habilités à pratiquer ce type d'intervention (ce que conteste l'Ordre des dentistes, comme vu plus haut). L'enjeu est de taille : un marché de 25 millions d'euros sur les produits de comblement. Les dentistes devraient d'autant mieux comprendre leurs confrères médecins, qu'eux-mêmes s'alarment, au nom du même argument de la protection des patients, de la concurrence exercée par les bars à sourire où des non dentistes proposent des séances de blanchiment dentaire à prix plus bas qu'en cabinet dentaire. En retour, les médecins n'hésitent d'ailleurs pas à concurrencer les dentistes sur ce même terrain en proposant eux aussi des séances de blanchiment dentaire

Décidément, le marché de l'esthétique en pleine expansion, jeunisme oblige, reste l'enjeux d'âpres combats. Ceux-ci sont loin d'être terminés et les dentistes pourraient bientôt se voir interdire l'injection d'acide hyaluronique.

Trouver un dentiste proposant l'injection d'acide hyaluronique : sites de dentistes

 

Note : des formations sur une journée sont proposées aux dentistes qui souhaitent se former aux techniques d'injection d'acide hyaluronique. À l'issue de cette journée, le dentiste se voit remettre "une attestation de formation certifiant [son] aptitude à injecter de l'acide hyaluronique dans le bas du visage". D'après les organisateurs, ces formations font salle comble.

 

* http://www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr/actualites/annee-en-cours/actualites.html?tx_ttnews[tt_news]=259&tx_ttnews[backPid]=4&cHash=17058e9f74

 

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Divers - Communauté : Bien-être
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Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 11:28
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Dernière modification le 28-06-2011

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

Gels pour problèmes d'éruption dentaire

Chez l'enfant, la poussée des dents s'accompagne fréquemment de rougeurs et de douleurs. Pour les apaiser et soulager le bébé, les mamans ont fréquemment recourt à des gels apaisants pour problèmes d'éruption dentaire.

Acheté en pharmacie, ces gels à usage local existent sous forme de multiples marques vendues sans ordonnance. Un grand nombre de ces préparations contient de la benzocaïne, molécule ayant un effet analgésique.

Benzocaïne

La benzocaïne est un anesthésique local de la famille des amino-esters dérivant de l’acide para-aminobenzoïque.

La benzocaïne s'emploie en application topique dans des préparations pour soulager les poussées dentaire et aussi le prurit ou encore les crises hémorroïdaires. Comme tous les amino-esters, la benzocaïne expose à un risque de réaction allergique non négligeable.

Benzocaïne : effets secondaires mortels

En outre, la benzocaïne peut déclencher une méthémoglobiémie, maladie caractérisée par un taux trop important de méthémoglobine dans le sang, qui réduit l'oxygène du sang, conduisant à une cyanose et à d'autres symptômes tels que léthargie, maux de têtes, dus à l'hypoxie tissulaire. La méthémoglobiémie est une affection qui peut devenir mortelle.

Pour cette raison, il est conseillé d'éviter l'emploi chez l'enfant de gels pour problèmes d'éruption contenant de la benzocaïne (recommandations de la FDA*).

Problèmes d'éruption : remèdes 100% naturels

En cas d'accident d'éruption, il est préférable d'employer une préparation 100% naturelle, facilement utilisable à moindre coût.

* Source : Hendrick et coll. FDA Warns About Teething Medication. Medscape Pharmacists, 5 mai 2011.

 

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Par Estelle Vereeck - Publié dans : Divers - Communauté : Les accros du naturel au quoti
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Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 11:07
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Dernière modifcation le 15-05-2011

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castell

 

Phobie du dentiste : en tête de toutes les phobies

 

La phobie du dentiste reste bien vivace si on en croit un sondage* réalisé en avril 2011 à la demande de la Fondation britannique pour la santé bucco-dentaire.

D'après ce sondage, la phobie du dentiste vient en tête de toutes les autres phobies. Les patients se déclarent davantage effrayés par le dentiste que par les serpents ou les araignées.

La phobie du dentiste a décidément la vie dure. En dépit des progrès de l'anesthésie et des soins dentaires en général, les souvenirs pénibles associés à la roulette restent solidement ancrés dans l'inconscient collectif.

Les résultats de ce sondage sont cependant à nuancer sachant qu'en Angleterre les patients n'ont pas, contrairement à ce qui se passe en France, le libre choix de leur dentiste traitant qui est imposé en fonction du lieu de résidence. Dans ces conditions, on comprend que la peur soit exacerbée dès lors qu'on a pas choisi librement son dentiste.

Phobie dentaire : maladie à part entière


Loin d'être un phénomène marginal, la phobie dentaire concerne un patient sur dix. C'est donc plus de 10% de la population qui ne peut pour cette raison accéder aux soins dentaires. La phobie du dentiste est une maladie à part entière qui n'a rien à voir avec un caprice ou une lubie, et doit être prise au sérieux. Les personnes phobiques du dentiste voient leur état dentaire se dégrader irrémédiablement avec de sérieuses conséquences à la fois sur leur état de santé général, leur qualité de vie et leur vie sociale (voir à ce sujet Le Pratikadent, également disponible en livre numérique, envoi rapide par mail).

Heureusement, aujourd'hui, de nombreuses solutions existent pour permettre à tous les phobiques du dentiste et de la roulette de retrouver le sourire.

 

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* Source : l'Express du 4 mai 2011 - n°3122

Par Estelle Vereeck - Publié dans : Divers - Communauté : Bien-être
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 10:58
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Dernière modification le 15-05-2011

Estelle VereeckDocteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

Dentiste abuseur

 

Dentiste abuseur, sadique et tortionnaire qui prend plaisir à faire souffrir ses patients, telle est la figure de croquemitaine que les parents invoquent parfois pour faire tenir tranquille les enfants : "si tu n'es pas sage, je vais t'emmener chez le dentiste". On le croyait pure fantasme issu de l'inconscient collectif, figure de cauchemar tout droit sortie d'un imaginaire débridé, plus proche des films d'horreur que de la réalité.

Las, il arrive parfois que la réalité rejoigne la fiction, fut-ce dans l'horreur.

Les anciens patients de ce dentiste de l'Oise, aujourd'hui en fuite à l'étranger, en savent quelque chose.

Freddy (ça ne s'invente pas) Berrih, dentiste de 1988 à 2004 sur le plateau Saint-Jean à Beauvais, doit répondre devant la justice de chefs d'accusation graves.

"Il m’a mutilé" accusent unanimement les anciens patients ou plutôt victimes de ce dentiste "escroc et tortionnaire", des victimes qui entendent aujourd'hui demander réparation à celui qu'ils ont surnommé le "boucher de Saint-Jean". 

Victimes d'actes dentaires injustifiés, dont des extractions abusives, des infections dentaires conséquences de soins bâclés dans des conditions d'hygiène douteuses, des dévitalisations de dents saines… nombre de ces patients sont aujourd'hui édentés et doivent faire face à un handicap lourd et à des frais médicaux qui le sont autant.

 

L'un d'eux explique que, venu pour un simple "plombage" à faire remettre, il s'est retrouvé avec 21 dents extraites.

Si de tels abus restent rares, force est de reconnaître que leur caractère spectaculaire focalise l'attention, d'autant plus que le spectre du dentiste arracheur et sadique en puissance, n'est jamais loin. De tels cas ont malheureusement de quoi alimenter la phobie du dentiste de certains patients.

 

Face au dentiste abuseur : s'informer, encore et toujours


Pourtant, chaque patient a une part de responsabilité dans la manière dont il est soigné et ne pas la reconnaître serait le réduire à un pantin ignare et passif entre les mains du dentiste. Ce qu'il n'est pas, bien évidemment.

Il ne faudrait pas croire que consulter un dentiste holistique mette automatiquement à l'abri de tout problème d'abus ou de dérive, d'autant moins que l'exercice de la dentisterie holistique ne fait pas l'objet d'une réglementation spécifique. Des dérives peuvent se produire également dans ce domaine où, sous couvert d'une approche holistique, certains dentistes prônent les extractions sytématiques des dents dévitalisées avec le risque de mutilations graves et irréversibles.

Se réclamer de la dentisterie holistique n'est pas un gage de compétence ni d'humanisme.

Le temps où le patient ouvrait la bouche en fermant les yeux sur le fauteuil du dentiste est révolu. Si par son devoir d’information le praticien doit prévenir des effets secondaires possibles d’une thérapeutique donnée et de la composition des matériaux utilisés, de son côté, le patient a le devoir de s’informer. S’en remettre au dentiste, « Faites pour le mieux, Docteur », est une attitude révolue. Trop d’enjeux de santé et financiers influencent le choix d’une technique, d’un type de soin ou de prothèse. Le mieux au plan financier ne coïncide pas toujours avec le mieux en terme de santé et de biocompatibilité.

La dentisterie holistique s’adresse à un patient responsable, soucieux de gérer sa santé, aussi bien dentaire que générale, et qui fait ses choix en conséquence.

 

Le Pratikadent, dictionnaire des bonnes pratiques de soins en dentisterie holistique

également disponible en version numérique PDF (envoi immédiat par mail)

 

Source : leparisien.fr

http://www.leparisien.fr/oise-60/oise-les-victimes-du-dentiste-racontent-leur-calvaire-15-04-2011-1408106.php

Par Estelle Vereeck - Publié dans : Divers - Communauté : Santé et Guérison
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Dimanche 10 avril 2011 7 10 /04 /Avr /2011 11:57
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Dernière modification le 10-04-2011

 

Estelle VereeckDocteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

Irradiation médicale


À l’occasion de la remise de son rapport parlementaire des choix scientifiques et techniques (OPECST), l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) vient de lancer le 30 mars 2011 une alerte sur l’augmentation des doses de radioactivité liées à l’imagerie médicale. De ce rapport, il ressort que les examens et traitements médicaux exposent en moyenne chaque année les Français à une dose de rayonnements de 1,3 mSv (le millisievert est une unité de mesure de la radioactivité) et que les doses annuelles reçues par les patients ont progressé de 50 % entre 2002 et 2007.

 

Par exemple, à lui seul, un scanner du corps entier peut délivrer en une seule fois une dose de radiation de 20 mSv, dose équivalente au niveau annuel total admissible pour les travailleurs du nucléaire.

Radios dentaires : quelles doses de rayons pour quels risques

 

Il est intéressant de se poser la question de la part des radios dentaires dans l'exposition des patients aux radiations ionisantes liées à l'imagerie médicale.

 

radiographie-dentaire.jpg

Radio panoramique, rétro-alvéolaire, radio céphalométrique, scanner… : toutes les radiographies dentaires ne sont pas égales du point de vue de la dose de rayonnement radioactif délivrée :

Radios dentaires et doses de rayonnements ionisants


De ce point de vue, il est également intéressant de connaître les pratiques de dentisterie qui réclament le plus de radios et exposent donc davantage le patient à la radioactivité :

Pratiques dentaires les plus irradiantes  


Par Estelle Vereeck - Publié dans : Divers - Communauté : Bien-être
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Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 20:30
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Dernière modification le 20-03-2011

 

Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents parus aux éditions Luigi Castelli

 

Coût réel des prothèses dentaires : un secret bien gardé Le coût réel des prothèses dentaires restera un secret bien gardé, ainsi en ont décidés les sénateurs.

Alors que la loi HPST (Hopital Patients Santé Territoires) du 21 juillet 2009, modifiée par une ordonnance du 11 mars 2010, obligeait le chirurgien-dentiste à jouer vis à vis de son patient le jeu de la transparence, en particulier quant au coût ou prix de revient réel de sa prothèse dentaire, un texte adopté en première lecture par le Sénat supprime l’obligation de mentionner le prix d’achat des prothèses.

Arguant que cette obligation de transparence ne concerne qu'eux (et pas d'autres professionnels comme les garagistes, par exemple), les dentistes se montrent depuis toujours farouchement opposés à toute transparence en matière de coût réel des prothèses dentaires dont le montant reste un secret bien gardé. Rappelons que d'après une enquête, les trois quart de la profession se montrait hostile à la nouvelle loi et les deux tiers des dentistes interrogés avouaient ne pas l'appliquer.

 

Dans les faits, la décision sénatoriale ne change pas grand chose puisque dès l'adoption de la loi, les chirurgiens-dentistes avaient estimé par la voie de leur Conseil national et de leurs syndicats dentaires (CNSD, UJCD, FSDL) impossible "d’appliquer concrètement cette obligation d’information dans le flou actuel". Et le Conseil de l'Ordre avait annoncé sur son site : "Bien que, sur le principe, l’ordonnance a un effet immédiat, des discussions sur l’applicabilité de l’ordonnance sont en cours"(*).

À la trappe donc, l'obligation d'informer gratuitement le patient en lui indiquant "de manière dissociée, le prix d'achat de chaque élément de l'appareillage proposé, le prix de toutes les prestations associées".

Reste l'obligation de traçabilité telle que définie par l'Afssaps qui précise que le patient peut "dorénavant obtenir la déclaration de conformité, et disposer ainsi du nom et des coordonnées du fabricant de la prothèse dentaire".

Jusqu'à plus ample informé, le patient peut donc obtenir copie de la déclaration de conformité de sa prothèse dentaire à condition d'en faire la demande à son dentiste.

Fait révélateur, si sur leur site internet, certains dentistes utilisent l'argument de la traçabilité comme un élément de communication, nous n'en avons trouvé aucun en revanche qui mette en avant la transparence des coûts.

Il est vrai que les sites des dentistes sur internet sont aujourd'hui si nombreux qu'il n'est pas possible de les explorer tous.

Vous aurez peut-être plus de chance : sites des dentistes

 

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